ASPECTS CLINIQUES
Au premier stade de la blessure, les plaies que nous avons observées se sont présentées à nous sous des aspects variables suivant la forme de la blessure, l'agent vulnérant, l'état général du blessé changeant par suite de plaies multiples, quelquefois la forme et l'aspect de la lésion du vaisseau et des parties voisines. Il est particulièrement difficile de donner une idée d'ensemble de ces blessures, aux modalités cliniques si variées, mais pour en faciliter leur étude, nous les diviserons comme on a l'habitude de le faire, en plaies larges et plaies étroites. Cette classification est un peu artificielle, cependant elle répond assez bien aux différents aspects sous lesquels les blessés se présentaient à la salle d'opération. Cette distinction est faite exclusivement par rapport aux vaisseaux, ce qui veut dire que nous appellerons plaies étroites, non seulement celles dans lesquelles les orifices d'entrée et de sortie sont petits, mais encore celles dans lesquelles, bien que les dégâts soient grands, l'artère et la veine ne peuvent pas saigner librement à l'extérieur, protégés contre l'hémorragie externe par les aponévroses, les muscles ou
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la sinuosité du trajet créé par le projectile. Les plaies larges comprennent donc seulement celles dans lesquelles les vaisseaux peuvent saigner librement à l'extérieur.
A. — Plaies larges.
Celles-ci vont depuis ia plaie qui, bien que petite par son étendue, met à nu le vaisseau sectionné, jusqu'à la plaie de tout un segment de membre qui peut même être totalement sectionné ou arraché.
Sur 216 plaies communiquant largement avec l'extérieur et dans lesquelles l’hémorragie pouvait s'écouler librement, nous avons observé 85 fois une hémorragie abondante, 93 fois le blessé est arrivé ne saignant plus et n'ayant pas saigné abondamment, puisque ni au poste de secours, ni pendant son transport, l’attention n'avait été attirée sur la perte de sang.
Les blessés à plaies larges se présentaient, en somme, à l’ambulance, soit ne saignant pas, soit ayant saigné abondamment et en état d'anémie aiguë, soit enfin dans un état intermédiaire, ayant saigné et saignant encore, mais assez peu pour leur permettre d'arriver à 9 kilomètres de la tranchée sans que l'hémorragie mette en danger leur existence. D'où 3 variétés cliniques de ces plaies larges :
le Plaies sèches. :
2 Plaies avec hémorragie abondante et anémie aiguë. Ki
3° Plaies avec hémorragie moyenne.
1° Plaies sèches. — Fiolle a attiré l’attention des chirurgiens le 4 Octobre 1916, sur ce qu'il appelle avec juste raison, les plaies sèches. M. le Professeur Pierre Duval dans son rapport à la Société de Chirurgie, réunit 9 observations provenant de l’auto-chir. 21. Depuis, de très nombreuses observations ont été publiées. Personnellement, nous en possédons 23, se décomposant en : Vaisseaux axillaires . .
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— de l’avant-bras. .
— de la jambe.