BOUCHERVILLE
Errss sont bien les sœurs d’une même famille les co-
quettes petites villes de Boucherville, de Varennes, de Contrecœur, de Sorel, qui se tiennent par la main, sourient, font mille grâces agaÇantes au beau fleuve dont les caprices du flot mouvant ondulent ainsi que les plis éclatants d’une écharpe transparente. I1 semble que dans le poudroiement d’or du soleil les jolies nymphes vont se mettre à danser en nous jetant des baisers. ‘ Venez, murmurent-elles, vous qui souffrez du tracas des villes, de la promiscuité des foules. J’ouvre mes bras de verdüre pour que vous y posiez votre f:ont fiévreux. Avez vous des ehagrins, des désillusions, votre âme dans un moment d’agonie at-elle soupiré après le grand repos ? Venez, Ponde qui chante sur mes graviers est le Léthé, il endormira votre mélancolie, berceru vos tendres espoirs et charire vers la mer de l'oubli vos rancœurs, vos soucis, vos soupçons jaloux. Baignez vous dans son flot cristallin et vos blessures se fermeront, vos membres vieillis retrou-
- D : BLEU—BLANC__p OUGE
n’ont rien et créent tout Par un miracle d’amour. Ces bouheurs d'oiseaux Mmettront une Clarté d’aube dans votre
Ab! les Séduisantes sirènes, comme elles chantent harmonieusement ! Allons voir si elles tiennent bien leurs brillantes Promésses, Et, à tout hasard, je mets pied à terre à Boucherville.
Pendant une heure j'évolue dans les petites rues de la jolie ville. À chaque Pas, mon œil Charmé jouit d’une nouvelle Surprise, A côté d’une villa Princière, une mai.
joue dans les Voilures, un sillage lumineux se déroule à l'infini, Des têtes de baigneurs aAPPparaissent au-dessus
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