LL. Le maître n'a Pas pu s’em
voix de fer jette son appel Cause toujours. U
ne voix vibrante monte nef : Asperges me !
TER tr
Comme par magie les chuchotements s’éteignent et les phrases conpées en deux expirent sur les lèvres. Les garçons cessent de lutiner leurs blondes, les sourires se figent sur les figures soudainement recueillies. Le flot silencieux et grave se pousse vers le sanctuaire.
Dans le lointain de l’eau courante, 1 écho repercute le chant sacré, et les sonorités de l’orgue se mêlent au bruissement des feuilles, au gazouillis des oiseaux qui chantent à leur manière la grand’messe du bon Dieu.
Je continue ma promenade dans le village devenu muet comme un tombeau. Tout À Coup, en plein milieu d’un champ, je vois se détacher un bouquet d'arbres, sur le vert plus pâle d’un carré d'avoine. Les lourdes branches en se courbant donnent au massif l’apparence d’une grotte.
Curieuse, j’avise un 8arçonnet en train de passer à travers la clôture d’un verger,
— Qu'est-ce que ce petit bois là-bas, plus loin que les rails du chemin de fer ?
-— Ca, fit-il en s’essuyant le nez an revers de s1 manche, c’est un cimetière de dumné.
Hein ! un cimetière de damné, quel damné ?... Mais le gamin étuit déjà à la tête d’un pommier.
. » il me semblait sentir une odeur de grillade.. N'importe, j'étais résolue à Savoir. Depuis l'histoire de la pomme, lorsque la curiosité s’infiltre dans l'âme d’une fille d’Eve, elle doit céder à Ja tentation, sinon le diable s’en venge en jui soufflant sa tranquillité.
Je m’engageai résolument, dans le Champ, par l'allée qui conduit au petit bosquet, L’'avoine Y pousse drue et forte, l'air vient largement des prés Charriant des odeurs de foin coupé, les grillons chantent, les abeilles bourdonnent, c’est un coin de vie universelle, L’haleine
L’Honorable P. de Boucherville,
Conseiller Législatif, cendres reposent sou
dont les s celte pierre, 1852.
soupirs un léger prosle mausolée.
es genoux ont trade et J'ai dit » qui t chez Jui son 8rand sommeil de Paix.
Les blés ondulen ternement, l'aile de ]
Et seule, je serais r
€£0n de tolérance donnée Par Léon XIII au monde Catholique L'a
; uteur de la Vie de Jésus venait de Mourir.
—S'est-il
—Tant mien qu’il était sincè
leur sang les bases de nos libertés, A ujourd’hui, on est plus malin, on vit de ses convictions, habiles caméléons qui savent prendre les couleurs des différents sols où ils se posent. Ces stratégistes seront. ils des grands hommes * Oui, si la gloire couronne les fronts fuyants, si les piédestaux soné faits pour les échines ployées !
Quand donc se lèvera l’ère bénie où la vertu sera honorée queis que soient sa nationalité ct son culte !
Fait onduler les is ; leur robe Vaporeuse,
Sans froisser les brins d'herbe erre Sur le gazon : Ainsi rase les eaux l'aile de l'alcyon,
Ainsi glicwe l'esquif sur 1a Vague écumeuse, L'une a le charme fier de Vénus Astarté,
Sur sa lèvre mi-close un Sourire extatique,
L'autre hésitante et frêle a le regard rêveur ; Autour de son front pur brille un reflet d'étoile, Virginale Clarté, où sa grâce se voile,
Ses longs doigts efilés effeuillent une fleur
pa à prenne
Ta
Dont les pétales blancs, comme des papillons, Voltigent dans l'espace avec la luciole ;
Sa chevelure d'or sans lien s'auréole,
Sous le réseau ténu d'innombrables rayons !
"—Une sainte harmonie Comme un soupir d'Eole, à la brise attiédie, Module ces accents : Je suis le Souvenir, L'ombre-sœur est l'Amour : nous traversons la vie Sur l'azur étoilé ! Fidèles fiancés, Nous défions la mort tendremen »nlacés, Eternisant le rêve en votre âme . . vie !
Souvenir, de l'Amour, je ne suis qu'un mirage Un éclair de sa flamme illuminant la nuit D'un immortel rayon qui jamais ne pâlit !
À la passion fuyant, comme un lointain nuage, Au serment éphémère, au sublime délire Je survis en votre être immuable et subtil .,. Tel on voit en automne, une sève d'Avril Couronner de bourgeons, l’arbuste aux fleurs de cire *+......Le zéphir caressa mes cheveux... — Je m'éveillai soudain , . . Les roses carminées Sommeillaient doucement sur leur tige inclinées, Deux gouttes de cristal iuisselaient de mes yeux.
u ! que es Etaient-.y bien 'gueilleux de
dans ce temps-là !
ty raison d’être o nous autres !
Le pauvre homme eut été bien Chagrin gi je lui avais
dit que nou® étions aussi inconnus de ces beaux seigneurs que les habitants du pôle Sul, que jamais nn des nôtres (pour des raisons majeures) n’avait cavalcadé sur la route de la terre sainte, avec cette allure crâne et martiale. Mieux vaudrait renouveler l’épisode tragico-comique du paradis terrestre. Un gars de Saint-Martin ferait un superbe Adam. Quant aux madames Eve, il en pleut en bas de Québec. Personne ne trouvera à réclamer sur le prix des costumes !.…. Vrai, je trouve moins ridicule la naïveté du bonhomme, qui n’a pas besoin de savoir l’his. toiro de France pour ensemencer son Champ, que la vanité dindonne de ceux qui veulent, au nom du patriotisme, se déguiser en bouffons, pour amuser les étrangers à nos dépens. Pauvre Jacques-Cartier, infortunés rois de France, ombres de Maisonneuve, de Duvernay, de Papineau, etc., ce qu’ils doivent tempêter le jour de la Saint-Jean-Baptiste de se voir caricaturer d’une si grotesque manière ! Mais pour la modique somme de dix sous, on peut aller contempler nos gloires nationales au Musée Eden.
La note gracieuse, (il yen a toujours une) c'est le. petit saint Jean-Baptiste, dans sa voiture enguirlandée de , agneau blanc couché à ses pieds, Le père triomphant est lui-même l’impressario de sa progéniture. Il regarde le public avec un orgueil provocateur. ‘ Hein ! vous n'en avez pas d’aussi beaux, vous antres ! C’est moi le papa du saint Jean-Baptiste,” semble-t-il dire, tandis que le bébé envoie des baisers plein ses menottes roses,
Mais le retour est lamentable, le Papa, la face congestionnée, tient dans ses bras son saint-Jean-Baptiste endor. mi, le mouton tire la langue, les habits galonnés sont gris de poussière, les marteaux tombent lourdement sur l’enclume, de loin en loin, comme des glas, les fanfares jouent faux, des sueurs noires sillonnent les tempes des musiciens,
la baguette du chef d'orchestre emplumé a ralenti son moulinet.….
er un œil par élicieux !
rigueur : petite robe , » DraS et jambes AUS, un grand Chapeau, parce que le solei de les baiser trop fo
rt, ces chers amours, Sâteaux, des bonbons et des fruits,
Voyez le tableau :