LAMARTINE
Toi-même, miséreux, sans asile, sans amour, quand viennent les beaux jours. que le palais des forêts verilit, que les nids poussent sur les branches, qu’il pleut des baisers et des caresses sur ton front libre et fier, que sur la table des gazons fleuris tu étales ton maigre dîner, c’est toi, le roi de la nature, toi, pour qui tout s’éveille et Chante. Ecoute germer la vie et pousser les graines ; aspire à pleins poumons les parfums de la sève, n’envie pas l’air lourd des boudoirs Capitonnés, où couvent les pensés malsaines, les dégoûts de l'existence, les projets de suicide et de tyrannie, sois content de ta royauté !
Les dames patronnesses de la St-Jean-Baptiste