‹ BluettesChapitre 22 sur 83 · A SAINT JOSEPH, LE JOUR DE SA FETE · texte numérisé non relu

A SAINT JOSEPH, LE JOUR DE SA FETE

Que les harpes des cieux, ineffable harmonie, Que la voix des chrétiens aux séraphins unie,

Chantent ta gloire en ce heau jour, 0 Joseph, saint époux de la vierge très pure, Dont le cœur à ion coeur fut uni sans souillure,

Sans autre nœud qu'un chaste amour.

Ah ! quel doute mortel vint jeter son nuage Dans le ciel assombri ! Mais le divin message

Bientôt rend la paix à ton cœur :

Non, ne t'étonne plus devant ce grand mystère, Dans ce sein virginal Dieu prépare à la terre

L'enfant des cieux, le Rédempteur !

La joie et la douleur se partagent ta vie : Tu vois naître Jésus, et ton âme ravie

Contemple un sourire des cieux ; Tu le suis dans l'exil sans murmure et sans plainte, Et trois jours tu le perds, et dans la cité sainte

Tu le retrouves radieux.

Sur tous les fronts mortels, l'immortelle couronne, C'est la mort qui la pose, et le trépas nous donne

La palme et l'éclat éternel; Plus heureux, tu vois Dieu dès cette sombre terre, Et, vivant, tu peux croire, adorable mystère,

Avoir franchi le seuil du ciel !

Tes jours furent sereins et ta fin radieuse ; La mort ne te fut pas une heure ténébreuse,

Féconde en angoisse, en horreur ; Le Fils t'illuminait, et la voix de Marie Aidait ton innocence à quitter cette vie,

Sans amertume et sans douleur

Et vous vous retrouvez dans la joie éternelle, Et tu vois, ô Joseph, une splendeur nouvelle

Sur ton nom .briller ici-bas ; A toi les peuples vont, comme au Joseph antique, Et l'Eglise te fait son patron magnifique,

Son amour ne la trompe pas !

Joseph, veille sur nous, toi dont l'âme jalouse Garda le divin Fils, la séraphique Epouse,

D'un œil pieux et vigilant.

Viens embaumer la joie, éclairer la détresse, Et du funèbre lit écarte la tristesse

Et l'horreur du suprême instant.

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