LE PREMIER DON FAIT A JÉSUS
Au foyer d’une humble et pauvre maison, Où par maint endroit pénètre la bise,
Avec l’Enfant-Dieu, la Vierge est assise, Prenant dans ses bras son cher nourrisson,
1 rendue
fisante de Tout à coup, voilà que s'ouvre la porte,
s, dans les Et deux messagers entrent radieux ;
es. sur les Leur front, qu’illumine un reflet des cieux, nmations Réjouit la vue, et d’aise transporte,
Sur le seuil, ils sont à peine apparus, Qu'autour de l’enfant levé par sa mère, Se forme un brillant cercle de lumière.
Les deux messagers adorent Jésus !.…
rare, que ltiver que
Ensuite, à Marie, émue, étonnée :
« Vierge, disent-ils, nous venons du Ciel « Fêter ton bonheur, car l’'Emmanuel
‘“ Achève aujourd’hui sa première année,
it souffrir ne pierre le prix.
us loin du
“ Notre hymne, en ce jour, éclatant dans l'air, “ Au monfe annonçait la Sianue nouvelle,
‘“ Et tous descendus, troupe fraternelle,
‘“ Nous chantions en chœur: Périsse l’enfer !
ours pour aussitôt de e.s
se ne sont, vie passée.
s recevons nous l’ac-
‘“ Or, voici le glaive, Ô Marie, qu’envoie « Le Ciel à ton fils ; ce glaive vainqueur, «Ton fils le désire, et déjà son cœur
‘“ S’excite à la lutte et bondit de joie.””
Devant le Sauveur, alors s’inclinant,
En suivant tous deux l’ordre qui les presse, Les anges, muets d'amour, de tendresse, Offrent une croix au petit enfant,
a peine est
En l'apercevant, Dieu! la pauvre mère Tressaille et pâlit. Mais l'Enfant divin Etend vers la croix sa petite main,
Et contre son cœur, joyeux, il la serre.
Soudain une vive et douce clarté Envahit les murs de l’humble demeure ; Et vers les soleils, que leur vol effleure, Les anges ont fui dans l’immensité,