‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 103 sur 183 · Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria · texte numérisé non relu

Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria

BOBIGNY

9 deniers, en 1783, à Charles Channavard, la veuve François Lemaître, Louis Ménessier, Louis Jollin, François Dicque, Pierre Bureau, de Bobigny, François Diot, de Romainville, Biaise Blancheteau, de Noisy, et Augustin Collot, de Drancy.

« Plus l’école.

« Total des revenus des biens d'Église sur Bobigny : 8,155 livres

10 sols 3 deniers.

« A Bobigny, ce 22 novembre 1790. Signé : Mongrolle, procureur; Dutour, greffier. »

M. Jean-Baptiste-Louis Féchoz, vicaire assermenté de Noisy-le-Sec, nommé à la cure de Bobigny, le 6 février 1791, par les électeurs du district de Saint-Denis et pourvu le 31 mars suivant par M. Gobel, évêque constitutionnel de Paris, d’une prétendue institution canonique, prit possession de la cure le 3 avril même année. Cette prise de possession sera rapportée plus au long dans le troisième chapitre.

Jollin Louis-Maximilien fut élu maire en remplacement de M. Louis- Robert Malice, démissionnaire le 11 avril 1791.

Louis-Maximilien Jollin, originaire de Pantin, était fils de Louis Jollin, maçon, et de Marguerite-Françoise Clément, son épouse. Il s’était marié en 1771, à Marie-Marguerite Dupont, fille de Daniel Dupont, ancien procureur fiscal de la prévôté de Bobigny et garde des plaisirs du roi, et de Madeleine Tricot, son épouse, et il avait fixé sa demeure sur la paroisse à l'occasion de ce mariage. Le 13 mars 1774, il hérita avec son frère aîné, Louis-Charles Jollin et ses autres frères et sœur, Jean-Baptiste Jollin, Jacques Jollin et Marie-Jeanne Jollin, des biens de ses parents et particulièrement d’une maison située à Pantin, près de l’église.

Le 26 juillet 1791, le Directoire refusa d’autoriser les réparations du presbytère, approuvées le 7 précédent par la municipalité, parce que la population de Bobigny n’était que de 272 âmes et qu’elle se trouvait, d’après la loi du 12 juillet 1790, dans le cas de suppression.

Le 18 décembre 1791 eut lieu l’inscription à la maison commune des citoyens actifs de la municipalité, pour remplir les fonctions de jurés et assister à 1 instruction des procès criminels; ce furent :

Le sieur Jean-Baptiste Féchoz, curé; Louis-Robert Malice; Pierre Mongrolle ; Charles Chanavard ; Louis-Maximilien Jollin ; Claude Lézier ;

BOBIGNY

Pierre-René Clément; Jean-Baptiste Charpentier; Michel Libord; Jean- Nicolas Génisson; Michel-Ferdinand Lemaître: Pierre Simonot; Pierre Legrand; Thomas Prouillet ; Nicolas Mellia.

Apposèrent leurs signatures:

Lézier, maire; Clément, procureur; Féchoz, curé; Dutour, secrétaire.

Levier Claude, maire à partir du 18 décembre 1791, n’exerça que fort peu de temps les fonctions de premier magistrat de la commune. Le 30 janvier 1792, en effet, Pierre-René Clément, procureur, et Dutour. secrétaire, écrivirent au district de Franciade ce qui suit :

« Messieurs,

« C'est pour réponse à la vôtre datée du 27 de ce mois : i° au sujet des bijoux et vaisselles d'or et d’argent; nous n avons rien reçu et par conséquent nous n’avons pas eu à tenir ni à envoyer de registre au district de Franciade ; 20 pour les rassemblements des gardes nationales volontiires, un seul citoyen s’est fait enregistrer, c’est un nommé Jean-Baptiste Poiret, âgé d’environ vingt ans et de la taille de 4 pieds 2 pouces ; 30 il y avait autrefois une justice haute, moyenne et basse dans l’étendue de la paroisse, et nous avons des prisons qui appartiennent au ci-devant seigneur. Elles sont en très mauvais état et on n’a rien dépensé pour leur entretien dans le cours des années 1790 et 1791.

« Nous avons l’honneur d’ètre, messieurs, vos très obéissants serviteurs.

« Clement, procureur; Dutour, secrétaire.

« Monsieur notre maire 11’a pu signer, attendu qu’il est à l’article de la mort1. »

Quinze jours après l'envoi de cette lettre, Pierre-René Clément, au nom de la municipalité, adressa au Directoire de Saint-Denis une requête, par laquelle il réclamait le seizième des droits et prérogatives accordé aux communes par les décrets de l’Assemblée nationale, sur les produits de la vente des biens d’Église, dits nationaux, situés sur le territoire.

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