Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria
BOBIGNY
très par un décret de la Convention du 19 août précédent. Le compte qu'il rendit de la gestion de ces biens le 28 novembre suivant sera rapporté en détail au troisième chapitre.
Le 11 du mois de décembre de cette même année 1792, Louis XVI comparut en accusé devant la Convention nationale. Celle-ci déclara, le 15 janvier suivant, qu’il était coupable de conspiration contre la liberté publique. Deux jours après, elle prononça contre Sa Majesté la peine de mort. Le pieux roi n’était âgé que de trente-huit ans et en avait régné près de dix-neuf. Il eut avec la reine, ses enfants et sa sœur une entrevue déchirante, et qui fut la dernière. Le lendemain, on lui laissa entendre la messe, à laquelle il communia, puis on le conduisit a la guillotine. Il abandonna sa tète au bourreau et le régicide fut consommé, 21 janvier 1793 (2 pluviôse an 1 de la République).
Au citoyen Pierre Mongrolle succéda, dans les fonctions de maire, le citoyen Jean-Baptiste-Lonis Fécho\ , curé constitutionnel démissionnaire. Procès-verbal de sa nomination :
« Le 20 ventôse an I (10 mars 1793), les citoyens de Bobigny, à l’issue des vêpres, se sont assemblés à la maison commune en vertu de l’ordonnance du procureur-syndic du district de Saint-Denis en date du 4 du présent mois, à l’effet de procéder au renouvellement de la municipalité, conformément à la loi du 19 octobre dernier, article 12, sur la réquisition du procureur delà commune. Le citoyen Féchoz a été nommé maire par quinze voix; le citoyen Devaux en ayant obtenu onze.
« Ont été ensuite nommés :
« Vaillant, premier officier municipal; Génisson, deuxième officier municipal ; Devaux, procureur de la commune.
« Notables composant le conseil :
« Pépin ; Toussaint Clément; Drombois; Hannon; Prouillet ; Letellier.
« Sur la réquisition du citoyen Ménessier, ils ont fait le serment d’être fidèles à la loi, à la République française, de maintenir la liberté et l’égalité de tout leur pouvoir et de remplir avec zèle les fonctions qui leur sont confiées. Lesquels ci-dessus nommés ont prêté le dit serment individuellement le 10 mars 1793.
« Signé : Jean-Baptiste-Louis Féchoz, maire et officier public à la place de Devaux, démissionnaire1. »