Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria
BOBIGNY
Voici une partie de la correspondance assez multipliée du citoyen Féchoz, à la fois prêtre assermenté et maire de Bobigny, avec les citoyens composant le directoire du district de Franciade. On trouvera dans le troisième chapitre le complément de cette correspondance.
« Ce jj germinal an I de la République française (4 avril 1793).
« J'ai reçu, citoyens, hier à minuit, votre lettre en date du même jour, par laquelle, au nom du procureur général syndic du département de la Seine, vous réquérez, vu les dangers de la patrie, que la commune de Bobigny soit en permanence. J’ai exécuté ponctuellement vos ordres et j’ai eu la satisfaction de voir que chacun s’y est prêté d’abord avec zèle. Maintenant on murmure hautement, on dit qu’aucune des communes voisines n’a reçu les mêmes ordres, notamment celles de Bondy, de Noisy-le-Sec, de Romainville, etc., qui sont cependant du même district ; que la même chose est arrivée, la semaine passée, et qu’il semble qu’on se fasse un jeu de tourmenter la commune de Bobigny plus que les autres. On me fait un crime d avoir trop de patriotisme, parce qu’on me voit constamment à la tète de tout, et c’est contre moi qu’on dirige tous les reproches. J’avoue qu’ils ne m’atfectent en rien, parce que mon parti a toujours été d’être fidèle à mes serments et de mourir à mon poste pour le maintien de la liberté et de l égalité, qui ne peuvent être conservées intactes que dans une République. Cependant je crois très à propos que le Directoire fasse réponse à la commune de Bobigny et qu’il lui justifie que pareils ordres ont été intimés aux municipalités voisines, et qu’en même temps vous vouliez bien nous envoyer copie de la lettre du citoyen procureur général syndic du département de Paris, qu'on a trouvé surprenant de n’ètre pas jointe à la votre.
« L,es maire et officiers municipaux de la commune de Bobigny en permanence :
«Vaillant, officier; Fechoz, maire;
Dut o u r , secrétaire-greffier.
« Veuillez, citoyens, nous faire passer votre réponse par le citoyen officier municipal qui s’est chargé de nous la remettre1. »
C’était par crainte des soulèvements intérieurs comme ceux qui