Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria
BOBIGNY
commune en vertu du décret du 24 février dernier. Nous vous avons envoyé sur-le-champ le procès-verbal en date du 1 1 mars de la présente année, qui constate que les citoyens de Bobigny ont choisi la voie du scrutin pour fournir leur contingent, et qu’il en est résulté du dépouillement que les citoyens Pierre Mongrolle fils, Jacques Notaire et Julien Joubert ont été tous les trois désignés par le sort. Les vives réclamations de ces citoyens ayant rendu l'assemblée très tumultueuse, il n’a pas été possible à la municipalité de prendre leur signalement. Le département a cassé l’élection faite au scrutin. Les citoyens de notre commune ont persisté dans leur mode d’élection. Nous vous en avons envoyé les procès-verbaux en date des n, 24 et 26 mars, et depuis ce temps nous n’en avons plus entendu parler. Nous vous observerons ici que deux de ces citoyens élus au scrutin sont encore domiciliés en notre commune, que le troisième, qui est un manouvrier, l’a quittée trois jours après: que néanmoins nous apprenons dans ce moment qu’il travaille à Drancy. Tels sont les seuls renseignements que nous pouvons vous donner relativement à votre demande.
« Les maire et officiers municipaux de la commune de Bobigny:
« Fechoz, maire; Gen i sso n, officier ; Dutour, secrétaire. « Notables : Prouillet, Clement, Letf.llier, D R O M B O 1 S 1 . »
Une troisième révolution venait d’avoir lieu. Robespierre, devenu tout-puissant, donna à la République un dernier élan, en établissant le régime de la Terreur qui allait lui porter un coup mortel, et sous lequel il devait succomber lui-même. Le 5 octobre 1793 commença le calendrier républicain, décrété par la Convention nationale. Cependant on data l’ère des Français à compter du 22 septembre 1792, anniversaire de la fondation de la République française, ainsi qu’il a été dit ci-dcssus.
1 Ce jourd’hui, 21 vendémiaire an II de la République française, une et indivisible (12 octobre 1793), le conseil général de la commune de Bobigny et tous les citoyens composant la dite commune, réunis en assemblée générale, légitimement convoquée au son de la cloche et de la caisse au lieu ordinaire de ses séances, relativement à la formation d’un