Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria
BOBIGNY
venaient de se manifester en Vendée et dans quelques autres provinces après l’inique exécution du roi Louis XVI, que la République avait mis en permanence la plupart des communes. Ces soulèvements motivèrent aussi de nouvelles réquisitions :
« Ce 4 prairial an II de la République française (23 mai 1793).
« Les citoyens composant le Directoire du district de Saint-Denis à la commune de Bobigny.
« Nous avons vu avec plaisir que les citoyens riches et aisés de la commune, sur la réquisition du citoyen Sallat, commissaire pour le recrutement de la Vendée, et par un effet de patriotisme, ont contribué pour la somme de 300 francs et deux paires de souliers. A l’égard des enrôlements volontaires, il ne s en est pas trouvé ; mais nous avons reconnu que ce n’était pas l’effet d’incivisme, mais bien par disette d'hommes. Considérant que la voie d’indication ne peut avoir lieu faute d'individus, que les réquisitions impératives pour les contributions deviendraient tyranniques pour cette commune. Arrêtons : i° que la commune de Bobigny est bien dûment déchargée de son contingent d’hommes pour la présente levée ; 20 que nous acceptons l’offre volontaire des citoyens riches et aisés de Bobigny pour l’équipement et armement de la Vendée 1 . »
Il semble par cette missive du Directoire du district de Saint-Denis et par la lettre qui suit, qu’à Bobigny on ne mettait pas un bien grand empressement à s'enrôler au nombre des volontaires, et à courir à la défense de la patrie.
« Ce 3 messidor an I de la République française une et indivisible (ai juin 1793).
« QAux citoyens administrateurs . composant le Directoire du district
de Saint- Denis.
Citoyens,
« Vous nous demandez par votre lettre en date du 15 de ce mois l’expédition des enrôlements des volontaires qui se sont enrôlés pour notre