‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 111 sur 183 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

BOBIGNY

A cette époque il y avait trois bourgeois dans la commune : Antoine- François Clément, domicilié à Bobigny, depuis le mois d'août 1790, habitant auparavant le cloître Notre-Dame à Paris, vis-à-vis l’horloge, garçon marchand de fer chez son père, avant son mariage ; Anne-Marguerite Cholle, mère de cinq enfants, veuve d’un de Narbonne, domiciliée dans la commune depuis le mois de février dernier; enfin le citoyen Nicolas Blondel de Metz, fixé à Bobigny depuis deux mois seulement1.

« Ce 24 frimaire an II de la République française une et indivisible (14 décembre 1793).

« Citoyens, composant le Directoire du district Franciade,

« Par votre lettre en date du 22 de ce mois, vous nous demandez de vous faire passer l’état des terres dans l’étendue de notre commune qui seraient restées sans culture. Nous n’avons point connaissance qu’il y en ait eu aucune l’année dernière, et nous présumons avec raison qu’il n’y en aura pas davantage cette année. Tous les biens sont affermés, et chacun s empresse de les faire valoir. S’il s’en trouvait par extraordinaire quelqu’un qui fût encore à l’état inculte, vous ne pouvez douter de notre zèle à faire exécuter la loi du 16 septembre à cet égard.

« Salut et Fraternité.

« Fechoz, maire2. »

Le 20 brumaire an II (10 novembre 1793), la Convention nationale décréta l’abolition du culte catholique. Ce culte immortel n’eut plus d’existence en France, comme au temps des Néron et des Dioclétien, que dans les endroits les plus cachés. Plus d’une fois même des sbires cruels vinrent arracher de ces retraites sacrées, pour les conduire à l’échafaud, les prêtres et les fidèles qui s’y étaient réfugiés.

Le 17 nivôse an 11 (6 janvier 1794), Pierre-René Clément et Denis Lemaître, commissaires, nommés par le conseil général de la commune de Bobigny, suivant l’arrêté du conseil général du département en date du jour précédent, vinrent à Paris réclamer, en exécution du décret de la

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