Idem
BOBIGNY
notre Commune a été établi et que ce tableau en a été autant vaut dire fait, les municipaux, les notables et autres m’ont laissé seul avec le maire et un notable. C'est ce qui a déterminé le citoyen Féchoz, maire, et le citoyen Fontaine, agent national, à se démettre hier même en pleine Assemblée générale de leurs fonctions. Relation faite au procès-verbal que tous ont signé, h
« Je leur ai représenté qu’il fallait signer l’acte du 20 prairial an II (8 juin 1794) ; les officiers municipaux et les notables ont refusé, disant qu’ils ne signeraient pas cela. Je vous observe qu’il y a deux des notables, qui sont ouvriers et qui ont dit qu’ils ne signeraient pas leur condamnation, qui sont les citoyens Hannon et Drombois. Je vous invite au nom de la loi de leur écrire qu’ils aient à s’y conformer. »
D’après ces dernières correspondances on voit que les populations se détachaient de plus en plus du nouveau régime, devenu la Terreur. Quant à M. Féchoz, fatigué du rôle odieux qu’il remplissait, après avoir donné sa démission de maire de Bobigny, qui ne lui était d’aucun rapport, il s’appliqua à faire valoir tous les droits et titres qu’il avait à être pensionné par l’État et travailla activement à son avancement dans la carrière administrative et judiciaire.
Le 7 messidor an II (25 juin 1794), après trois jours d'affiches et avoir examiné plusieurs pièces prouvant le patriotisme du citoyen Jean- Baptiste Féchoz, le Conseil général du district de Franciade lui délivra un certificat de civisme, conformément aux lois des 30 janvier, 5 février et 19 juin 1793; sur ce certificat était marqué son signalement: 5 pieds 1 pouce de taille, cheveux châtains, visage allongé, yeux gris, nez aquilin, bouche grande, âgé de 46 ans.et demi, baptisé à Saint-Sulpice.