JO
BOBIGNY
ayant renoncé à son état et à ses fonctions de prêtrise, comme aussi le paiement de la somme de 315 livres n sous 1 denier, pour ce qui est échu de la dite pension depuis le dit jour, jusqu’au ier messidor an II (15 juin 1794). Le Directoire ayant ouï un de ses membres agent national, arrête que la pension du citoyen Féchoz, en qualité de prêtrise, doit être fixée à 800 livres, attendu qu’il est âgé de moins de 50 ans ; qu’en ce moment il lui est dû la somme de 375 livres n sous 1 denier, pour cinq mois et 19 jours de la dite pension, échue depuis le ier janvier 1794 (vieux style), époque jusqu’à laquelle il a été payé de sa pension de cidevant curé, d’après l’article 3 de la loi du 2 frimaire de l’an II (22 novembre 1793), jusqu’au ier messidor an II (25 juin 1794), pour le paiement de laquelle somme le Directoire renvoie le dit Féchoz par devant l’Administration du département pour être ordonné à qu’il appartiendra.
« Pour copie conforme :
« Faucompret1. »
Trois jours après cette séance du Directoire de Franciade, où les intérêts financiers de M. Féchoz avaient été discutés et reconnus, le 28 juillet 1794, à 4 heures du soir, Robespierre, qui régnait parla guillotine étendue à toute la France, fut à son tour conduit à l’échafaud, avec vingt-deux de ses complices. Il fut exécuté à l’âge de 35 ans et les thermidoriens, ses ennemis particuliers, lui tirent l’épitaphe suivante :
Passant ne pleure pas son sort,
Car s’il vivait, tu serais mort.
Le Directoire du département de Paris, appelé à son tour à débattre les moyens de vivre de M. Féchoz, reconnut dans son Assemblée du 27 thermidor an II (14 août 1794), que ce citoyen avait droit, en effet, aux secours accordés par la loi du 2 frimaire précédent (22 novembre 1793)? aux curés et aux vicaires qui ont abdiqué leur état.
Signèrent le procès-verbal de cette délibération :
Garnier, Dubois, Louvau, Reverdy et Doineau.