‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 123 sur 183 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

a Bobigny, ce 28 germinal an III de la République française, une et indivisible (17 avril 1795-).

« L’agent national de la commune de Bobigny à l’agent national près le district de Franciade.

« Citoyen,

« 11 ne s'est rien passé de nouveau dans notre commune. Aujourd’hui tout est tranquille. Les citoyens se livrent aux travaux des champs. Les semences se font avec activité.

« Salut et fraternité.

« Lemaître, agent national1. »

I.es ier floréal (20 avril), 2, 7, 14, et 16 prairial (21 et 22 mai, 2 et 4 juin) de la même année, 1795, le même écrivit de nouveau au district de Franciade pour certifier, au nom du maire, que tout dans la commune de Bobigny était parfaitement tranquille, qu’il y régnait un bon esprit républicain et que personne n’était allé faire du bruit à Paris.

On lira avec intérêt, dans le troisième chapitre, deux lettres de Louis- Maximilien Jollin, l une du 8 juin 1795, l’autre du fer octobre de la même année, signalant les aspirations religieuses des habitants de la commune à cette époque.

Pierre Mongrolle, maire aussi pour la seconde fois, du 15 vendémiaire au IV (7 octobre 1795), jusqu à l’époque de sa mort arrivée en l’année 1813. L’avant-veille de son entrée en fonctions, c'est-à-dire le 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), les sections de Paris s’étaient révoltées contre la Convention. Celle-ci avait chargé du commandement de la force publique un jeune général, jusqu'alors inconnu, qui écrasa les insurgés à coups de canon. La Constitution promulguée par la Convention avait établi deux conseils, celui des Cinq-Cents, et celui des Anciens chargés défaire des lois, et un Directoire composé de cinq membres auquel était confié le pouvoir exécutif. Cétte nouvelle forme de gouvernement républicain ne fut pas de longue durée. Au bout de deux ans, le 18 brumaire an Vil (9 no-

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