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BOBIGNY

Aglaé Manger, ses enfants Louise, Victor. Louis Lemaître, fermier, sa femme Adélaïde Audois, ses enfants Jules, Joséphine, Élisa, Gustave, Victor. Denis Audois, fermier, sa femme Geneviève Dorville. Rosalie, veuve Fontaine, ses enfants Denis, Louise, sa petite fille Joséphine Lemaître. Etienne Glisse, carrier, sa femme Rosine Fontaine, ses tilles Virginie- Bathilde, Clémentine, Joséphine. Jean Bidau, ouvrier, sa femme Marie Vauvian. Pierre-Joseph Glisse, propriétaire, sa femme Désirée Fontaine. Jean-Baptiste Leclerc, ouvrier, sa femme Marie-Louise Fontaine, son fils Théodore. Théodore Fontaine, fermier, sa femme Marie Legrand, ses enfants Théodore-Étienne, Eugène-Charles, Jules. Louis-Charles Fourrier, cultivateur, sa femme Rose-Eugénie Desjardins, son fils Charles- Louis. Étienne-Charlemagne Desjardin, fermier, sa femme Victoire- Françoise Duret. Louis Colbert, ouvrier, sa femme Marie-Catherine Laviolette. Louis Fontaine, fermier, sa femme Marie Marasse, son fis Louis-Pierre. Gabriel Durin, carrier, sa femme Hortense Lobertrot, ses enfants Eugénie, Adeline, Joseph, Julie. Simeon Chevallier, agriculteur, sa femme Rosalie Robin, ses enfants Louis, Philippe, sa belle-mère Suzanne Robin. Louise-Augustine Rigault, blanchisseuse, sa file Rose- Augustine. André Fougère, cantonnier, sa femme Catherine Margaux, ses enfants Zoé, Frédéric. Jean-Baptiste Bauban, jardinier, sa femme Rosalie Martin, ses enfants Marie, Joseph, Achille. Jean-Joseph Manigard, sa femme Rosine Relier, ses enfants Caroline, Joseph, Pauline, Sophie, Auguste. Louis Paris, journalier. Antoine Pillier, ouvrier, sa femme Virginie Audois, ses enfants Cécile, Joseph, Ismérie. Louis-Marie Provins, sa femme Geneviève Poquet. Denise Rhombois. Louise Coupé. Jean-Charles Lopé, sa femme Catherine Renoux. André-Auguste Jollin, restaurateur, sa femme Louise-Eugénie Petit, son fis Auguste-Eugène. Philippe Poiret, journalier. Désiré Bilbaut, instituteur, sa femme Marguerite Jaugeas, ses enfants Louise, Pierre, Marie, Juliette, Louise. Eugène Charpentier, menuisier; sa femme Florentine Charpentier. Alphonse Duverger, ouvrier. Charles Ouselles, ouvrier. Marie-Louis Carpentier, maréchal, sa femme Mélanie Frémey, son fis Auguste. Nicolas Chevallier, ouvrier. Nicolas Acquiert, ouvrier. Auguste-Hippolyle Jollin, entrepreneur, maire, sa femme Marie-Louise Libord, son fis Auguste- Désiré. Charles-Pascal Martinet, secrétaire. Fortuné Lesellier, ouvrier. Alphonse Fousse, ouvrier. Arsène Viller, ouvrier. Louis Fousse. Alexan-

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drine Séneque, femme Lemaître, marchande. Ferdinand Lemaître, épicier, sa femme Joséphine Lidon, son Lis Jules. Jean-Michel Gouffé, sa femme Louise-Constance Parrain. Michel-Auguste Lemaître, rentier, sa femme Joséphine-Mélanie Ménessier. Théodore Fourrier, cultivateur, sa femme Virginie Dutreuil, ses enfants Louis, Eugénie, Marie, Virginie. Pierre-Louis Dutreuil, sa femme Geneviève Léveillé. Auguste Touron, cultivateur, sa femme Sophie Dufour, ses enfants Eugénie-Sophie, François-Joseph. Edmond Louvre, sa femme Adèle Abraham, son fils Paul-Eugène. Eugène Pillot, sa femme Louise Perrault, sa tille Marie- Louise. Adrien 1 oillier, journalier, sa femme Catherine Pommelard. Louis Potdevin, journalier, sa femme Rose-Alexandrine Rousseau, ses filles Marie Dubarle, Herminie Dubarle, Louise-Elisabeth, Louise- Émélie. Pauline-Augustine. Emile Giraud, marchand de vins, sa femme Madeleine Perrot, ses enfants Emile, Clotilde.

A gauche, dans la rue Saint-Denis, sont les habitations de :

MM. Pierre-François Donille, marchand de vins, sa femme Marie- Annne-Nicolle Jollin, son fils Victor. Augustin Lefevre, maraîcher, sa femme Louise-Eugénie Camax. Théodore Charpeaux, ouvrier. Benoît Hermont, ouvrier. Auguste Buisson, ouvrier. Joseph Gueguanen, ouvrier. Charlemagne Boulard, ouvrier. Désiré Gauthier, ouvrier. Victoire-Antoinette, veuve Bacot, pépiniériste, ses enfants Jean-Etienne, Eugénie- Félécité, Thérèse. Nicolas Poulain, maraîcher, sa femme Charlotte Cottereau. Jean-Baptiste Fournier, ouvrier. Charles Turlure, maraîcher, sa femme Denise-Emélie Goureau, ses enfants Charles-Louis, Joseph, Pierre, Esther. Thérèse Guénot, ouvrière. Jean-François Lemaître, fermier, sa femme Eugénie Cornu, sa fille Adélaïde. Pierre Boucher, ouvrier. Flenri Cadoux, maraîcher, sa femme Sophie-Angélique Hervé, ses enfants Henri, Auguste, son frère Victor Cadoux. Matthieu Bourguignon, ouvrier, sa femme Catherine Guillaudet, ses enfants Marie Gallois, Jules, Charlotte. Joseph Dorville, ouvrier, sa femme Louise Desjardins, son fils Joseph. Marie, veuve Hervé, rentière, sa fille Élisa. Christ-Frédéric Masson, prêtre, curé, sa mère Germaine Gauthier, veuve Masson. Constant Lemaître, cultivateur, sa femme Joséphine Fromain. Sœur de charité Louise Chrétien, supérieure. Sœur de charité Marie Maxe. Sœur de charité Vincent-Martin. Bénoni Belier, journalier, sa femme Célinie Lemaître, ses enfants Victoire, Célinie, Bénoni, Marie. Ferdinand Le-

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maître, cultivateur, sa femme Élisabeth Jollin, sa tille Élisabeth, femme Bridot, son petit-fils Louis Lemaître. Louis-Constant Lemaître, journalier, sa femme Marthe-Louise Waiser, sa file Louise. Ferdinand Lemaître, journalier, sa femme Thérèse Verrier, sa file Eugénie. Claude- Constant Lemaître, sa femme Louise-Geneviève Provins, ses enfants Mélanie, Augustine, Honoré, Eugénie. Jean-Marie Rebours, ouvrier, sa femme Louise Lamalle, ses enfants Marie, Geneviève, Clément. Florence Chevet, femme Lebert, sa file Désirée Lebert. Frédéric Benoît- Belier, sa femme Julie Colbert, ses files Eugénie, Élisa. Euphrasie Desjardins, en nourrice. Louis Vasselet, sa femme Clarisse Lecomte, son fis Alexandre. François Vittecoq, ouvrier, sa femme Aimée Gombaut, ses enfants Sophie, Léontine. Louis Bonnevie, ouvrier, sa femme Stéphanie Maurice, ses enfants Louis, Célestin. Jean Mairand, ouvrier, sa femme Françoise Maisonnet. Louise Roux, ouvrière. Michel Provins, journalier, sa femme Séverine Dorville, ses enfants Céline-Augustine, Louis. Geneviève, veuve Manigard, journalière. Joséphine Manigard, ses enfants Louis-Étienne, Louis-Jean-Baptiste. Edme Picardet, agent d'affaires, sa femme Mélanie Vandemorte. Hébert Auton, bourrelier. Emile Sercut, ouvrier. Louis Poulain, coiffeur, sa femme Emilie Bertrand. Jean Boussard nourrisseur, sa femme Émilie Buisson. Charles Ledouble. Auguste Dory, cultivateur, sa femme Mélanie Lemaître, ses enfants Mélanie, Émile, Albert, Auguste. Adolphine Bidard, domestique. Louis- Eugène Levasseur, épicier, sa femme Louise-Marie Lemaître, ses enfants Octavie, Eugène-François. Jean-Baptiste Lemaître, nourrisseur, sa femme Françoise Dicque. Euphémie Chrest. Eugénie Maxe. Émilie Martin. Eugénie Brot.

1 ne nous reste plus, pour terminer le parcours topographique de la commune, qu’à pénétrer dans la rue de Bobigny à Bondy, appelée dans les vieux titres la rue du Moustier, depuis le presbytère du moins jusqu’à l’église où elle conduisait. Cette rue du Moustier pouvait bien rappeler l’époque reculée où la paroisse avait été desservie par les moines, alors qu’ils ne vivaient point en communauté.

En face de la vieille église, située à l’angle du chemin de Bondy et de la sente de Drancy et vis-à-vis du portail, s’élevait une des quatre tourelles qui flanquaient les quatre angles des murs du parc, au milieu duquel était bâti le manoir seigneurial. Cette vieille église, détruite en 1769,

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avait été construite elle-même sur les fondements d’une église beaucoup plus ancienne, dont ont avait religieusement gardé la tour, parce que par sa solidité elle pouvait encore défier les siècles.

Voici les noms des habitants de la rue de Bondy, sur la gauche :

Parfait Lemaître, propriétaire, sa femme Joséphine T h or y. Flore Lemaître. Jean Bonneau, maraîcher, sa femme Marie Terreau, sa fille Augustine. Désiré Lemaître, cultivateur, sa femme Hélène Fauche, ses enfants Victor, Félicie, Aline.

Sur la droite :

Jean-Charles Hervé, maraîcher, sa femme Marie-Madeleine Hébrard. Alexandre Colineau, ouvrier. Octave Grapin, ouvrier. Madeleine Turlure, ouvrière. Charles-Henri Verdot, maraîcher, sa femme Clarisse Der, ses enfants Louis-Charles, Louise, Ferdinand-Etienne. Charles Champ Davoine, maraîcher, sa femme Clémence Guéguenot, son fils Marie. Nicolas Maillard, ouvrier. Pierre Baudin, maraîcher, sa femme Elisabeth- Françoise Joudrier, son fils Jean-Marie.

Espérons qu'un jour, Bobigny ne portera pas seulement comme autrefois le nom de ville, pour avoir un château fortifié dans ses murs et un seigneur haut justicier, pour maître; mais que ce titre lui sera acquis, par suite de sa nombreuse population et de la richesse de ses habitants.

Déjà la population qui, il y a cinq ans, ne montait pas au delà de cinq cents âmes, chiffre pourtant supérieur à tous les dénombrements précédents, s’est accrue de moitié. Elle s’élève aujourd’hui à près d’un millier d'habitants, cultivateurs ou maraîchers, ayant chacun leur terrain à cultiver. Les premiers appartiennent pour la plupart aux anciennes familles du pays ; tandis que les seconds sont des nouveaux arrivés, que les expropriations de ces derniers temps ont forcés de quitter la grande ville.

Le territoire de Bobigny est d'ailleurs d'une assez belle étendue, il comprend 641 hectares 56 ares 32 centiares de terres imposables.

Placé a la porte de Paris, sillonné de belles routes, il 11e peut que trouver de nombreux acquéreurs pour le peupler et 1 enrichir.

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RÉSUMÉ DU CHAPITRE III

La cure de Bobigny, donnée en bénéfice par Imbert de Vergy, évêque de Paris, à Gualéran, chantre de sa cathédrale, en 1050. — Geoffroy de Boulogne, successeur de Imbert de Vergy, la transmet au prieuré de saint Martin des Champs, en 1089. — Bulle du pape Urbain II, qui approuve cette nouvelle donation en 1097.

— Charte de Thibaut, évêque de Paris, qui la confirme en 1150. — La première église, pouvant remonter à l’an 1000, placée sous le vocable de Saint-André, aussi bien que les églises construites par la suite. — La seconde église, érigée en 1557, est consacrée la même année avec la permission de l’évêque de Paris, par Charles Boucher d’Orsay, évêque de Mégare. — L’église actuelle, bâtie par messire Philippe-Guillaume Jacquier, vidame de Vieu-Maison, seigneur de Bobigny, en 1769.

— Pierres tombales, transportées de l’église démolie dans le nouveau temple. — Celle de Jean de Bobigny, fils de François, de 1294. — Celle de Guillaume Andry, laboureur, et de Jeanne Béquignard, sa femme, de 1508. — Celle enfin de Jean Citolle et de Marion Berny, son épouse, fermiers d’Eau-Bonne, de 1561. — Les Célestins de Paris, légataires de Gérardin de Montaigu, évêque de Paris, pour les fiefs d’Eau-Bonne et de la Motte, en 1420. — Notice sur l’ordre des Célestins. — Testament de Nicolas de l'Espoisse, propriétaire à Bobigny et codicille en faveur de Jeanne de l'Espoisse, sa fille, femme de Jean, dit le bâtard d’Aunay, 8 décembre 1420. — Philippe Haret, curé de Bobigny, sous l’épiscopat de Guillaume Chartier, en 1455, année de la révision du procès de Jeanne d’Arc, injustement condamnée. — Guy Meslin, curé en 1461, époque de la mort de Charles VIL — Il reçoit plusieurs années de suite la visite de son archidiacre. — Fondations faites à l’Hôtel-Dieu de Paris par Robert Lescrivain et Jean de Saint-Benoît, propriétaires à Bobigny. — Jean Bruneau, curé de Bobigny, chapelain d'Etienne de Poncher, évêque de Paris, et greffier de la chambre ecclésiastique, assassiné en 1504. — Son épitaphe. — Pierre Paillart, chapelain de la chapelle de Saint-Etienne du Château, nommé à ce bénéfice en 1518 par Etienne de Poncher. — Valentine L’IIuillier, veuve de Bertrand l’orfèvre, dame d’Ermenonville, censitaire, à cause de ses biens à Bobigny, de Pierre Perdrier, année 1542. — Les registres des actes de naissances, baptêmes, mariages, décès et inhumations et les cahiers des comptes de fabrique, ne remontent pas à Bobigny au delà de 1632. — M. Bernard Truchard, curé de Bobigny, meurt le 7 juin de cette même année. — Quote-part des décimes à payer

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par la paroisse de Bobigny pour les frais de l’assemblée générale du clergé de Paris dans les années 1636, 1637, 1638, etc. — Visite du grand archidiacre de Paris à Bobigny, du 31 avril 1641. — Idem, du 17 mai 1642, année de la mort du cardinal de Richelieu. — Autre visite du grand archidiacre, du 18 mai 1643, qLlatre jours après l’ensevelissement du roi Louis XIII dans la basilique de Saint-Denis. — Idem, des 14 juillet 1644, 7 juillet 1646, 6 juillet 1647 et l(a juillet 1648, année de la fondation faite à la fabrique par Anne de Bragelongue, veuve de Charles Perdrier. — M. l’archidiacre revient visiter Bobigny le 12 mars 1649 cc 6 mars 1650, année de la convocation de l'assemblée générale du clergé et du commencement de la guerre de la Fronde. — Décès de M. le curé Richard Legrand et legs qu’il fait à l’église de Bobigny, 24 décembre 1651. — Les confrères du très saint sacrement font célébrer une messe de Requiem à son intention. — Liste des membres de la confrérie inscrits au tableau affiché dans l’église le 9 mai 1664. — M. Guillaume Sanson, curé à partir du 31 décembre 1651. — Quatre jours après sa prise de possession, il confère le baptême à Charles-Henri Joron, qui a pour parrain Charles de Béthisy-Mézières, seigneur de Bobigny, et pour marraine dame Anne Perdrier, son épouse. — Compte des recettes et des dépenses de la fabrique rendu par Simon Chotard, marguillier en charge, du 9 mai 1651 au 9 mai 1652. — Sentence du 20 novembre 1655, rendue par M. André du Saussaye, official de Paris, contre les héritiers de Denise Citolle. — M. Guillaume Sanson embellit l’église de Bobigny et laisse à la fabrique une rente de 22 livres 4 sous 6 deniers, à la condition de faire dire une messe basse chaque premier samedi du mois et de faire célébrer deux saluts par an à perpétuité, 2 août 1664. — M. Jean-Baptiste Lefricque, pourvu à la cure de Bobigny le 22 mai 1670. — Procès-verbal de la première visite à Bobigny de M. Ameline, grand archidiacre de Paris, qui visite régulièrement pendant trentetrois ans les quatre-vingt-deux paroisses de son archidiaconé, le 5 mai 1672. — - Recensement de la population ou état des âmes de la paroisse, dressé par M. Lefricque, même année 1672. • — Autre procès-verbal de la .seconde visite archidiaconale de M. Ameline, du 3 juillet 1673. — M. François Leletier, curé à partir du 2 décembre 1673. — Compte des recettes et des dépenses de la confrérie de la Sainte Vierge, rendu par Jeanne Dufour, marguillière, 24 mai 1676. — Noms de quelques anciennes marguillières et liste des marguillières et des associées inscrites au tableau de la confrérie en l’année 1864. — M. Nicolas Rainssant, promu le 12 avril 1679.

— Il fait le dénombrement des feux et ménages de la paroisse à la fin de l’année 1693 .

— Il meurt le 31 mars 1695 et est inhumé le lendemain dans le chœur de l’église.

— M. Lancelot François Lane du Pin, pourvu le 5 avril 1695 et démissionnaire à la fin de 1708. — M. Pierre Frémy, nommé le 8 septembre 1709. — Il est interdit de ses fonctions curiales par sentence de l’officialité diocésaine en 1723. — Procèsverbal du 2 octobre 1728, par lequel M. De La Croix, archidiacre de Paris, dans sa première visite, ordonne que les réparations urgentes qui sont à faire tant à l’église qu’au presbytère de Bobigny, seront exécutées dans le plus bref délai. — Assemblée générale des habitants de la paroisse, afin de délibérer au sujet des dites

RESUME DU CHAPITRE III

réparations, 29 janvier 1730. — Autre procès-verbal de M. l’archidiacre, qui autorise les syndics et marguilliers à confier au sieur Lechauve, architecte, la direction des travaux et à les faire commencer incessamment, etc., 3 septembre 173t. — Déclaration des biens et des revenus de la cure de Bobigny, donnée le ier septembre 1729, à la chambre ecclésiastique par M. Pierre Frémy. — - Il meurt le 15 février 1732 et est inhumé le lendemain dans le chœur de l’église paroissiale. — — M. Claude-Joseph Pèlerin, qui avait administré la paroisse pendant l’interdit de M. Frémy, lui succède. — Les travaux de l’église et du presbytère sont adjugés au sieur Augustin Parny, le 24 août de la même année 1732. — Une ordonnance du roi Louis XV, du 23 juin suivant, autorise leur exécution. — En vertu des provisions qui lui sont accordées par Msr l’archevêque de Paris le 27 août 1732 et à la présentation de M. Hugues-François Jacquier de Vieilsmaisons, M. Claude-Joseph Pèlerin, curé de Bobigny, prend solennellement possession de la chapelle Saint- Etienne du Château, le 2 décembre 1733. — Il meurt le 11 mai 1739 et est enterré le 13 dans le chœur de l’église. — Eustache- Pierre Charlemagne, fermier de M. Jacquier, est élu à F unanimité des voix et par vote à découvert, marguillier en charge après Michel Villot, 16 mai 174t. — Le 20 février 1742, réunion des anciens et nouveaux marguilliers, dans laquelle sont prises plusieurs décisions importantes au sujet de la dignité du culte. — - Maître Pierre Charlemagne, devenu procureur fiscal, est réélu marguillier en charge le 8 juillet 1742. — Augmentation du traitement des employés de l’église et nouveaux règlements concernant en particulier le service du bedeau. — Création d’un marguillier avec mission, à l’avenir, de veiller durant un an aux intérêts de la confrérie du très saint sacrement et devant succéder l’année suivante au marguillier en charge de la fabrique, 16 mai 1745. — Denis Villot, élu le 13 mai 1750 à ce nouvel office, au refus d’Etienne Charlemagne, fait l’achat d’un guidon pour la confrérie. — Compte des recettes et des dépenses opérées par Denis Prestat, marguillier de la confrérie du très saint sacrement, rendu le 16 mai 1747. — Compte des recettes et des dépenses de la fabrique faites dans les années 1744 et 1745, présenté par M. Eustache-Pierre Pèlerin, dans l’assemblée générale des marguilliers et des principaux habitants de la paroisse, 17 août 1749. — Location, par bail, passée le 24 avril 1749, à M. Philippe-Guillaume Jacquier de Vieilsmaisons, d’un immeuble appartenant à la fabrique, situé rue Disne-Souris, en face du château de Beauregard, demeure de M. Jacquier. — Titre nouvel de 30 livres de rente au profit de la fabrique de Bobigny, sur la maison des époux Barbier et Baucheron, au Bourget, 27 mai 1750. — Adjudication publique, après enchères faites à diverses personnes, des 21 arpents de terres de la fabrique mis en location, 31 septembre 1750. — M. Eustache-Pierre Pèlerin se sent atteint d’une maladie grave, il fait venir le notaire de Noisy-le-Sec et lui dicte son testament devant témoins, 27 février 1757. — Il meurt le dernier jour de mai de la même année. — Archambault Crawford, bachelier en théologie de la faculté de Paris, nommé à la cure de Bobigny le 8 avril 1757. — Il est, en l’année 1769,

1 heureux témoin de la construction d’une église neuve pour la paroisse, entièrement

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bâtie aux frais de messire Philippe-Guillaume Jacquier de Vieilsmaisons. — M. Archambault Cravford meurt le 17 décembre 1782 et est enterré dans le chœur de l’église récemment construite. — M. Antoine Gigon, nommé à la cure de Bobigny, le icr février 1783. — Le 26 septembre 1784, Etienne-J ulien-Daniel Dupont, marguillier de la confrérie du très saint sacrement, rend compte de la rétribution des confrères et des quêtes qu’il a faites durant son année de gestion. — Ms1' Antoine- Eléonore Le Clerc de Juigné, archevêque de Paris, fait, le 3 octobre de cette même année 1784, sa visite pastorale à Bobigny et appose sa signature sur le registre des délibérations de la fabrique. — Copie des mandements et règlements donnés par Sa Grandeur aux habitants de Bobigny et collationnés sur les registres paroissiaux. — Compte d’Etienne-Julien-Daniel Dupont, marguillier en charge de l’œuvre et fabrique de Bobigny, de la Pentecôte 1783 à la Pentecôte 1784. — Vente, par les marguillers, à M. Philippe-Guillaume Jacquier, de la maison appartenant à la fabrique, située rue Disne-Souris, 27 janvier 1788. — Assemblée des anciens et nouveaux marguilliers et des principaux habitants, dans laquelle on convient de faire refondre la deuxième cloche et d’en acquérir une troisième, 17 octobre 1788. — Ces deux cloches sont bénites le 28 mai 1789, vingt- trois jours après l’ouverture des Etats généraux. — Les biens de fabrique mis en location et adjugés au plus offrant après les criées légales, 17 octobre 1789. — Par décret du 2 novembre suivant, l’Assemblée nationale s’empare des biens d’église. — Par un autre décret du 13 février 1790, elle supprime les vœux religieux et donne au clergé français une constitution civile qui le sépare de l’autorité légitime du souverain pontife. — La plus grande partie des ecclésiastiques refuse, au péril de sa vie, de prêcer serment à cette constitution, comme contraire à la foi catholique. — De ce nombre est M. Antoine Gigon, curé de Bobigny. — Copie du procès-verbal de son refus, donné solennellement en présence de la municipalité et des habitants de la paroisse, assemblés à l’église le 23 janvier 179 t. — Le même jour, M. Jean-Baptiste Féchoz, vicaire de Noisy-le-Sec, au contraire, prête en présence du conseil général de cette commune le serment exigé. — Il est récompensé de son adhésion au schisme par les électeurs réunis à Saint-Denis qui, le 9 février suivant, le nomment à la cure de Bobigny. — Lettre qu’il adresse au président de l’assemblée électorale et aux électeurs de Saint-Denis, à fin de leur faire part des sentiments que sa récente nomination lui fait éprouver, 12 février 1791. — Muni d’une prétendue lettre de provision àlacure de Bobigny en date du 21 mars 1791, délivrée par M. l’abbé Gobel, évêque constitutionnel de Paris, M. Féchoz vient à Bobigny, où il prête de nouveau, devant tout le peuple assemblé, dans l’église paroissiale et avant le chant de la grand’messe, le serment de fidélité à la Constitution, à la nation, à la loi et au roi, 3 avril 1791. — Le 18 mai suivant, longue assemblée de fabrique. — Autre assemblée tenue le 21 août de la même année, dans laquelle M. Féchoz expose que les registres de catholicité ont été remis à la sacristie dans un état incomplet et défectueux. — Le dimanche 25 septembre 1791, vente à la criée des ormes du cimetière, de ceux de la Croix-Rouge et de l’orme de Bray. — Ce même jour, concession, aussi à la

RESUME DU CHAPITRE III

criée, de deux places dans l’église à M. Pierre Mongrolle. — ! e dimanche 6 novembre 1791, assemblée dans laquelle Pierre-René Clément est élu marguillicr en charge, à la place de Jean-Nicolas Génisson et dans laquelle M"° Thérèse Mongrolle, marguillière de la confrérie de la Sainte Vierge, rend compte des recettes et des dépenses qu’elles a faites durant son office. — Le dimanche 18 décembre de la même année 1791, se tient une autre assemblée dans laquelle Pierre-René Clément, marguillicr, rend compte de sa gestion des intérêts de la confrérie du très saint sacrement. — Autre compte du 17 mai 1792, dusieur Louis-Maximilien Jollin, marguillier en charge de l'œuvre et fabrique de l’église de Bobigny, de la Pentecôte 1789 à la Pentecôte 1790. — Le 17 mai 1792, jour de l’Ascension, se tient une assemblée de fabrique, à l’issue de laquelle M. Féchoz est autorisé à toucher deux années échues de la rente Vincent Lemazurier. — Loi révolutionnaire du 17 août 1792, qui ordonne que les biens possédés par les fabriques soient vendus dans la même forme et aux mêmes conditions que les autres biens d'église. — L’argent, même placé en rentes sur l’Etat et servant à l’acquit des fondations, ne tarde pas à être saisi par l’Assemblée législative, qui tient le roi Louis XVI emprisonné. — Compte du citoyen Jean-Nicolas Génisson de son année de marguillage, de la Saint-Martin d’hiver 1790 à la Saint-Martin d'hiver 1791, rendu le 20 octobre 1792. — Le 20 octobre même année, le citoyen Jollin termine le réglement des comptes de son année de gestion et demeure dûment et valablement quitte. — - Lettre du commencement de l'année 1793, par laquelle le citoyen Dutour, chargé par la municipalité de Bobigny de gérer les biens de la fabrique supprimée, à partir du 28 octobre 1792 au 28 novembre suivant, donne le détail de ses opérations au directoire du district de Lranciade. — Dernier compte de fabrique rendu le 16 juillet 1793, en présence de la commune, par le citoyen Pierre-René Clément, pour l’année de son administration comme marguillier de la Saint-Martin d’hiver 1791 à la Saint-Martin d’hiver 1792. - — Le 10 novembre 1793, Convention nationale abolit le culte catholique et le iemplace par le culte de la Raison, avec ordre aux municipalités d’abattre toutes les croix et de mettre en vente tous les objets religieux. — M. Féchoz, devenu maire de Bobigny depuis environ huit mois, porte lui-même au bureau du directoire du district de Franciade, son abjuration par écrit, ses lettres de prêtrise et les vases sacrés de son église, 22 novembre 1793. — Il adresse aux administrateurs du district de Franciade une requête au sujet de la réouverture de l’école de Bobigny, fermée depuis plusieurs mois comme toutes les autres écoles en France, par décret de la Convention nationale. — Déclaration du citoyen Dutour à la municipalité, afin de lui donner avis .qu’il est dans l’intention d ouvrir une école à Bobigny, ou déjà il a enseigné comme maître l’espace de vingt-deux ans. — La municipalité fait droit à sa déclaration et l’admet en qualité d’instituteur, après qu’il a prêté serment de fidélité à la République et à ses décrets, 15 mars 1794. — Liste de MM. les maîtres et instituteurs de Bobigny, depuis 1638 jusqu’en 1867. — Correspondance du citoyen Féchoz, maire, faisant savoir au directoire du district de Franciade, que les assemblées du peuple dans le temple, les jours dedécade, ne sont point

régulièrement célébrées, 20 avril 1794. — Robespierre, le 8 juin suivant, fait décréter par la Convention nationale le culte de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme. — Le 27 juillet, même année 1794 de la République française une et indivisible, sa tête tombe sur l’échafaud et un grand nombre de ses partisans sont exécutés après lui. — Le 7 mars 1795, en l’absence de maire (Pierre-René Clément, maire après le citoyen Jean-Baptiste Féchoz ayant donné sa démission), Michel- Ferdinand Lemaître, agent national, Nicolas Génisson, officier, et Guillaume Dutour, secrétaire-greffier, écrivent au directoire de Franciade, afin de déclarer que les ouvriers ne veulent plus fêter les décadis et qu’ils refusent de travailler le dimanche.

— Lettre de Louis-Maximilien Gollin, maire pour la seconde fois depuis environ trois mois, par laquelle il donne avis aux citoyens du directoire du district de Franciade que jusqu’à présent l’exercice du culte catholique n’a point repris à Bobigny, faute de ministre, mais que presque tous les citoyens vont le dimanche à la messe dans les paroisses circonvoisines, 8 juin 1795. — Seconde lettre de Louis-Maximilien aux mêmes pour les informer qu’un prêtre catholique a dit la messe à Bobigny cinq à six dimanches, qu’ensuite il s'en est allé desservir l’église de la Villctte, iCr octobre 1795. — M. l’abbé Quirin Jacquemin, témoin dans la déclaration faite à la mairie du décès d’une fille de Michel-Ferdinand Lemaître, 11 décembre 1797, est qualifié dans la rédaction de l’acte mortuaire ami du père et ministre du culte catholique. — Il est le premier desservant de la cure de Bobigny, après les troubles de la grande Révolution, dont le nom soit arrivé à notre connaissance. — Généalogie des Lemaître. — M. Jean-Pierre Viellard, curé de Bobigny du 30 avril 1806 au 15 août 1809. — Lettre de M. Pierre Mongrolle, maire, à M. le sous-préfet de Saint-Denis, au sujet de la construction d’un presbytère, 22 janvier 1 8 r 1 . — M. Étienne-François Guérard est promu à la cure le 8 avril 18 ti. — M. Jean- Baptiste O. Cas-sidi, curé du 16 janvier 1812 au 20 septembre 1814. — M. Julien Gaultier, curé du Ier janvier j 8 1 8 au 11 août 1830. — Il répare les ruines du sanctuaire, causées par les troupes alliées dans les invasions de 1814 et de 1815, fait revivre dans la paroisse la dévotion à sainte Geneviève, et relève le chant religieux.

— M. Joseph Mauger, curé du 24 octobre 1830 au 6 octobre 1833. — M. Denis Bulle, curé du 12 décembre 1833 au 23 juillet 1837. — M. Sébastien Bartoly,, curé du 13 août 1837 au 18 novembre, même année. — M. Jean-Baptiste Oletta, curé du 9 décembre 1837 au 25 octobre 1845. — M. Pierre-Jean Gallois, curé du 15 février 1846 au 10 janvier 1847. — M. Thomas-Cyrille Ridoux, curé du 31 janvier 1847 au 23 juin 1848. — M. Augustin Thérou, curé du 13 novembre 1848 au 23 octobre 1850. — M. Armand-Charles Guilbert, curé du 19 janvier 1851 au 3 mars 1855. — M. Pierre-Augustin -Stanislas Chollet, curé du 29 avril 1855 au 17 novembre 1863, jour de son décès. — Il avait établi en l’année 1861, à la demande de MM. Auguste Hervé, Jean-Baptiste Chandon, Denis Cottereau et Gilles Hérouard, la confrérie de Saint-Fiacre. — Liste des associés inscrits au tableau de la confrérie, le 30 août 1864. — M. l’abbé Christ-Frédéric Masson, pourvu à la cure de Bobigny le 25 novembre 1863 et installé le lendemain par M. l’abbé Véron,

RESUME DU CHAPITRE III

archidiacre de Saint-Denis. — La commune maintient au nouveau curé l’indemnité de 400 francs par an pour son logement, plus 400 francs de supplément de traitement et elle continue de donner à la fabrique un secours annuel de 200 francs, en même temps qu’elle vote pour l’église des travaux importants de restauration. — M. le curé, grâce à la libéralité de MM. les comtes de Delley de Blancmesnil et de Lavau, installe à la fin de sa première année de cure, dans l’ancien château seigneurial, des sœurs de Saint-Vincent de Paul, pour y tenir une école de filles et un asile.

• — - Liste de MM les marguilliers et conseillers de la fabrique de Bobigny, de 1469 à 1867. — Les espérances que conçoit M. le curé au sujet de sa paroisse et les vœux qu’il forme pour elle au commencement de l’année 1868.

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