‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 148 sur 183 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

a Somme de quatre-vingts livres neuf sols six deniers.

a De toute la despense pour l’église du dit Bobigny.

a Le dit Chotard rendant compte a payé à M. le curé pour les messes

BOBIGNY. 363

d’obits et de dévotion pendant l’année qu’il a esté en charge, la somme de soixante-dix-huit livres.

« Plus payé au dit sieur curé, tant pour les messes des seigneurs et dames du dit Bobigny que pour celles de la Denise Ci toile, la somme de douze livres.

« Plus payé au sieur curé pour trois messes, savoir pour feu M. Tillevost, Sébastien Cornu, et pour le sieur feu curé, confrère de la confrérie du Saint-Sacrement, la somme de trois livres.

« Payé à M. le doyen pour avoir apporté les saintes huiles et à M. l’archidiacre pour son droit de visite, trente et un sols.

« Payé à Lamare, marchand cirier à Paris, pour tout le luminaire, encens et huile, la somme de cinquante-six livres dix-huit sols six deniers.

« Payé pour les eschaudées et vin du Jeudi Sainct, et pour la communion du jour de Pâques, la somme de six livres quinze sols.

« Payé pour le pain et vin offerts le jour des trespassés, six sols.

« Baillé aux sonneurs le jour des trespassés la somme de quarante sols.

» Payé pour les bonys le jour des Rameaux, la somme de vingt-deux

sols.

« Payé pour le disner des clers aux Rogations de l’année mil six cent cinquante un, la somme de quinze livres dix sols, comme aussi pour celui de l'année suivante, la somme de quinze livres quinze sols.

« Payé à Étienne Chauffour pour ses services rendus à l’église, dixhuit livres.

« Payé pour l’estuy à mettre la bannière, la somme de quinze livres.

« Payé pour un boisseau de charbon le jour de Noël, six sols.

» Payé à Nicolas Collignon, pour plusieurs bois tant pour les cloches que pour le presbytaire, la somme de neuf livres.

« Payé au charpentier qui a travaillé aux cloches et au presbytaire la somme de sept livres quinze sols.

« Payé au serrurier qui a travaillé'aux cloches, fourni des tourillons, fontaines, et autres choses tant à l'église qu’au presbytaire, la somme de six livres dix-neuf sols.

« Payé pour douze sacs de piastre, quarante-six sols, huict deniers. Et pour 1 avoir employé aux murs du cimetière vingt-cinq sols.

« Payé pour deux sacs de piastre, pour sceller la grande pierre et pour la peine, le tout ensemble, dix-huict sols.

BOBIGNY

« Payé pour cinq muids de piastre pour le presbitai re, à raison de sept livres le muid, la somme-de trente-cinq livres.

« Payé au maçon qui a employé le dit piastre, la somme de vingtcinq livres.

« Payé pour les rideaux, pour le fond du lit et couverture baillés à M. le curé, la somme de vingt et une livres.

« Payé pour quatre nappes et façon d’icelles pour servir au presbitaire, liuict livres.

« Payé pour un reschaud, la somme de vingt-cinq sols.

« Payé pour la jerbée à couvrir le toict du presbitaire et pour le couvreur, soixante-quatre sols.

« Pour la façon du présent compte, gratis.

« Baillé à la veufve Buisson, cent livres comme dessus dict,

« Somme, quatre cent quarante-sept livres six sols deux deniers.

« Le présent compte a esté veu, leu, examiné et calculé de la manière accoustumée; où il s'est trouvé que la recepte est de cinq cent soixante-six livres, deux sols, et la dépense de quatre cent quarante-sept livres, six sols, deux deniers. Partant la recette excède la dépense de la somme de cent dix-huict livres, quinze sols dix deniers, laquelle a esté présentement baillée et livrée au dict Estienne Chauffeur, co mme marguillier, par le dict Chottard, rendant compte, pour demeurer bien et duement deschargé; de laquelle somme de cent dix huict livres, quinze sols, dix deniers, le dict Chauffeur a promis en rendre bon compte. Faict le dix-neufiésme de mai mil six cens cinquante-trois en la présence de Henri Pâté, procureur fiscal du dict Bobigny, Louis Brossais, Pierre Moreau, Claude Vignot, Claude Poisson et autres.

« Signé : Guillaume Samson, curé; Béthisy Mezières, Anne Perdrier. »

Nous ferons remarquer que ce rendu-compte se termine par les signatures approbatives des seigneurs et dames de Bobigny, et qu’on y trouve mentionné l’ancien usage par les fabriques de fournir à leurs frais, aux paroissiens qui communiaient les jours de Jeudi Saint et de Pâques, un repas fraternel de pain et de vin après la communion.

M. Guillaume Samson, dès son arrivée à Bobigny, s’employa avec le plus grand empressement à faire relever les murs du cimetière qui étaient

HO H IGM Y.

en mauvais état, et plus particulièrement encore à faire taire les restaurations que nécessitait son église. Le 25 mai 1652, il obtint de M°r l'Archevêque de Paris, Jean François de Gondy, la suppression des deux autels de sainte Anne et de saint Roch qui étaient dans la nef de 1 église, l’un à droite et l’autre à gauche, parce qu’ils étaient dans le plus déplorable état1. Mais il garda religieusement les deux statues de ces saints, auxquels le peuple de Bobigny avait grande dévotion, et il les tit placer sur des socles de pierre, appliqués au même endroit qu’occupaient précédemment les autels qu'il avait fait enlever. Enfin, il s’occupa à renouveler tous les objets nécessaires au culte, et qui lui parurent hors de service.

Les marguilliers de l’œuvre et fabrique de Bobigny, de leur côté, s’efforcèrent de répondre aux intentions religieuses de leur curé. Ils tirent l’acquisition de trois chapes de damas cramoisi et d'un nouveau dais, pour lesquels ils ne dépensèrent pas moins de sept cents livres. De plus ils firent faire au maître-autel un retable et contre-retable en bois sculpté, du prix de 645 livres, et placer sur ce maître-autel un riche tabernacle avec pavillon en soie brodée. Enfin, ils rirent peindre dans le contre-retable, par Nicot, peintre distingué, l’image de saint André, patron de la paroisse, moyennant la somme de ioo livres, laquelle, ajoutée à celle de 132 livres prix du tabernacle et à toutes les autres sommes, font au total 1,577 livres de dépenses.

Messire Guillaume Samson laissa avant de mourir, a sa paroisse, un souvenir durable de sa religion envers l’adorable sacrement de nos autels et de sa piété filiale envers la Bienheureuse Vierge Marie, Mère du Fils de D ieu. Il remit en 1 année 1664, aux mains de Thomas Buisson, mar— gu i 11 ier en charge, la somme de 400 livres pour être baillée et constituée à Michel Moreau et à Nicolas Malien, habitants de Romainville, à la charge par eux de payer chaque année à l’œuvre et fabrique de Bobigny une rente de 20 livres 4 sols 5 deniers pour l’acquit d’une messe basse chaque premier samedi du mois et dç faire célébrer deux saluts par an a perpétuité, un le jour de la Fête-Dieu, l’autre le jour de l’Assomption de la Sainte Vierge. L’acte’ de cette donation fut dressé dans un contrat passé par devant Ruel, tabellion à Bobigny, le 2 août de la même année 1664, les clauses et raisons étant parfaitement spécifiées audit contrat.

. Iteg. archiép. de Paris, 25 mai 1652.

BOBIGNY

Me Étienne Poupart, notaire royal à Noisy-le-Sec, reçut la somme de 4 livres io sols pour la grosse de l’expédition et autres frais qu’avait entraînés cette donation.

Les héritiers de feue Denise Cirolle avaient refusé d’exécuter le legs testamentaire d’une rente annuelle de 12 livres constituée par elle à la fabrique, à la condition de faire célébrer chaque année une messe de requiem à son intention. Appel fut porté par la dite fabrique et M. le curé Guillaume Samson, par-devant l'official du diocèse. Or voici la sentence que prononça le juge ecclésiastique, le 20 novembre 1655, sur cette affaire :

« En la cause appelée, nous André du Saussaye, prêtre, docteur en droit, protonotaire du Saint-Siège apostolique, official de Paris, contre Michel Citolle, bourgeois de ladite ville, et consorts, ordonnons que le testament de la défunte Denise Citolle soit exécuté en sa forme et teneur, en faisant qu'il sera célébré par chaque an, en la dite église, un service complet, avec vigiles à neuf leçons et recommandaces ordinaires. Pour rétribution de quoi, sera payé au dit curé, la somme de 12 livres. » (Extrait des registres de l’officialité de Paris1.)

Le 6 juin 1656, messire Guillaume Samson conféra le sacrement de baptême à François Rousseau, né le jour précédent, fils de René Rousseau et de Jeanne Hubert sa femme. Cet enfant eut pour parrain M. François d’Argouges, conseiller d’État et privé, maître des requêtes en son hôtel ordinaire et contrôleur général des finances de la reine; et pour marraine damoiselle Antoinette Tixide, femme de noble homme Adrien-Louis Liégeois, secrétaire ordinaire de ladite dame la reine.

Le 15 du même mois, il baptisa Antoinette Crétalluye, fille de Antoine Crétalluye et de Nicolas-Benoît sa femme. Pierre Chauffour, laboureur à Bobigny et dame Antoinette Liégeois, fille de noble homme Adrien-Louis Liégois, furent les parrain et marraine.

Enfin, le 8 juillet de l’année 1657, qui est l’année même de la vente du domaine seigneurial de Bobigny à M. François Jacquier, vidame de Vieu-Maison, M. Guillaume Samson baptisa un enfant d'Etienne Chauffour, procureur fiscal, que tinrent sur les fonts de baptême messire

1. André du Saussaye, auteur du Martyrologe gallican, avait été curé de Briis-sous- Forges en 1618, et ensuite curé de Saint-Leu-Saint-Gilles, à Paris. 11 mourut évêque de Toul en 1670, à l’àge de plus de quatre-vingts ans.

BOBIGNY. 367

Charles de Béthisy et damoiselle Marie-Françoise de Paul de Béthisy, sa hile.

Nous avons signalé à l’article de ce seigneur, dans notre premier chapitre, la fondation qu’il ht en 1661, avec son épouse damoiselle Anne Perdrier, d’un legs de 300 livres à la fabrique de Bobigny, à la charge de faire dire dire dix messes de requiem par an à leur intention et à l’intention de leurs défunts. Plus la somme de 20 livres, à la condition de les faire participer aux prières qui se disent pour les trépassés, au prône des dimanches et fêtes

Jean-Baptiste Lefrieque. — Il fut pourvu à la cure de Bobigny par Mgr l’archevêque de Paris, François de Harlay, le 22 mai 1670, à la présentation de Mgr Jules-Paul de Lyonne, prieur de Saint-Martin des Champs.

Messire Jean-Baptiste Lefrieque était originaire du diocèse de Rhems et docteur en Sorbonne. Le premier entre les curés de Bobigny, il eut 1 honneur de recevoir la visite de M. l’abbé Amleine, grand archidiacre de Paris, qui, durant trente-trois ans, visita régulièrement chaque année toutes les paroisses de son archidiaconné, au nombre de quatre-vingtdeux.

A Bobigny, le 5e mai 1672.

PROCÈS-VERBAL

Page 1