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Notariat de Noisy-le-Sec

BOBIGNY. 385

ment par Mgr de Vintimille, succéda à son frère dans la cure de Bobigny, qu’il administra avec un zèle non moins éclairé.

Le 16 mai 1741, Michel Villot, marguillier sortant de charge, avait proposé aux habitans rassemblés trois sujets entre lesquels ils eussent à fixer leur choix. Le sieur Pierre Charlemagne, fermier de M. Jacquier de Vieils-Maisons, fut élu à l’unanimité et par vote à découvert pour le remplacer.

Le 20 février de l’année 1742 se tint une réunion des marguilliers anciens et nouveaux, présidée par M. le curé, dans laquelle furent prises plusieurs décisions : le remplacement de l'ancienne bannière paroissiale; la réparation de l’ornement rouge et du dais; l'acquisition de trois chapes et d’une chasuble blanche, d’une aube, de trois amicts et de trois ceinturons pour le célébrant; de deux surplis pour les chantres; de deux petites aubes avec cordons pour les enfants de chœur, et d’une robe pour le bedeau. L’achat aussi de nouveaux bréviaire, graduel, antiphonaire et processionnaux; la restauration enfin de toutes les boiseries sculptées du maître-autel.

Dans une assemblée de juillet suivant, maître Pierre Charlemagne, qui était alors procureur fiscal de la prévôté de Bobigny, fut réélu à l’unanimité marguillier en charge comme plus en état que tout autre de mener toutes ces décisions à bonne fin. Une somme de 808 livres 19 sols fut tirée du coffre de la fabrique et remise entre ses mains pour toutes les dépenses, qui montèrent à 1,790 livres 10 sols 10 deniers.

Dans cette même assemblée des marguilliers, on éleva d’un commun accord le fixe des émoluments du magister clerc de l'église de 80 francs, à 100 francs par an. On fit choix d’un chantre payé à raison de 80 francs pour seconder dans les offices ledit magister. Les gages du bedeau enfin furent portés de 20 francs à 36 francs , parce que ne devant plus être aidé par le marguillier comptable dans le service de l’église, il aurait plus de travail à faire et plus de temps à employer.

« Les fonctoins ordinaires du bedeau, est-il marqué au registre des délibérations, sont de plier les ornements, de les porter et rapporter au presbytère à cause du péril d’être volés; de balayer l’église tous les samedis; de frotter et cirer le marche-pied de l’autel, d’épouster de haut en bas l’autel, le retable et le contre-retable, ainsi que le tabernacle, de peur que la poussière ne s’attache sur la peinture et sur la dorure; faute de

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quoi il sera privé de tout ou partie de la dite augmentation. Quant au marguillier, il aura trois mois pour percevoir les baux des locataires des biens de fabrique; au delà de ce délai, il devra payer de ses deniers, et sera à l’amende de trois francs pour chaque mois de retard dans la reddition de ses comptes. »

A l’unanimité, aussi, on décida que le mobilier de l’école qui était en mauvais état serait réparé entièrement et sans retard, et qu’une horloge serait placée à ladite maison d’école, parce que l'église, étant très éloignée du village, il n’était pas facile de savoir l’heure.

Jusqu’à cette époque, le marguillier en charge avait géré simultanément les intérêts de la fabrique et ceux de la confrérie du Saint-Sacrement. M. Pèlerin jugea qu’il serait plus avantageux pour le bien de la confrérie qu’elle eût un marguillier spécial. De concert donc avec les marguilliers, il établit le règlement qui suit : « Ce 1 6 mai, jour de la dédicace 1745. Souhaitant que la confrérie du Saint-Sacrement instituée en cette paroisse soit bien et dûment desservie, nous avons délibéré qu’à l’avenir il y aura deux marguilliers, lesquels seront en fonction l’espace de deux ans. La première année de sa gestion, le marguillier remplira la fonction d’administrateur de la dite confrérie, et à la fin de l’année rendra compte des quêtes et autres deniers par lui reçus. Et la seconde année fera les fonctions de marguillier pour la fabrique. Et en conséquence avons nommé Augustin Parny, marguillier de la confrérie du Saint-Sacrement pendant la présente année, et Michel Espaulard, marguillier de la fabrique. Et succédera l’année suivante le dit Augustin Parny au dit Michel Espaulard dans la fonction de marguillier en charge de la fabrique. Et ainsi à l’avenir le marguillier de la confrérie du Saint-Sacrement, après son année d’exercice, succédera l’année suivante au marguillier-comptable. »

Ce règlement fut observé à Bobigny jusqu’à la fin de l'année 1791. Toutefois, il ne s’établit pas sans quelque difficulté. En l’année 1750, en effet, Etienne Charlemagne, ayant été élu marguillier du Saint-Sacrement, refusa d’accepter cette charge. M. le curé, froissé de ce refus, écrivit sur les registres des délibérations ce qui suit :

« Le sieur Charlemagne aurait dû se faire un honneur et un devoir de religion de remplir les fonctions de marguillier de la confrérie du Saint- Sacrement. On poitrail avoir recours aux voies de droit pour l’obliger d’accepter cet office. Cependant, afin d’éviter les embarras et les frais d’une

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procédure pour la fabrique, de conserver la bonne intelligence qui règne entre les habitants de la paroisse, et de sauvegarder les intérêts du service religieux, nous avons pensé qu’il valait mieux céder à la mauvaise humeur d’un marguillier et élire quelque autre à sa place. »

Le 31 mai 1750, Denis Villot fut en effet élu marguillier du Saint- Sacrement, et reçut des confrères la mission d’acheter un guidon neuf pour la confrérie.

Voici la copie du compte des recettes et des dépenses faites par Denis Prestat, marguillier de la confrérie du Saint-Sacrement, qu’il rendit après son année de gestion, avant de passer marguillier en charge de la fabrique :

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