Chapitre de dépense faite par le sieur Pèlerin
« Premièrement, a fait dépense le dit sieur Pèlerin de la somme de vingt-six livres neuf sols payée au sieur Hamar, épicier cirier, pour solde et restant d’un mémoire de cire fournie à Michel Espaulard, marguillier en
1744 et 1745, dont quittance du 27 novembre 1 747, ci 26I 9s
« Item, de vingt-huit livres, restant de plus grande somme, payées à Denis Charton pour plâtre à lui fourny à Augustin Parny, marguillier en l’année 1746, dont quittance le 24 décembre 1747, ci 28 1
« Item, de la somme de quarante-quatre livres un sol six deniers, payée au sieur Chenu, épicier cirier, pour tout restant de cire fourni à la fabrique et à l'église de Bobigny en l’année 1746, Augustin Parris étant marguillier, dont
quittance du 18 janvier 1748, ci 44I is 6d
« Item, de la somme de vingt-six livres dix-sept sols, payée et remboursée à Pierre Charlemagne, qui avait avancé
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la dite somme pour les clauses portées en la quittance du sieur Rouveau, receveur des droits seigneuriaux de la terre et seigneurie de Romainville, sçavoir pour arrérages de trente-huit années de cens dus pour une pièce de terre située à Romainville et frais faits en conséquence, ci
« Item, de la somme de quarante- deux livres seize sols six deniers payée par lui au sieur Chenu, épicier cirier, pour restant de plus grande somme portée en son mémoire, à lui due pour luminaire, huile et autres fournitures faites en l’année 1747, Denis Prestat étant marguillier, dont
quittance du 8 août 1749, ci
« Item, de la somme de seize livres dix-sept sols six deniers par lui payée à Pierre Cottereau pour frais et diligences de la procédure faite contre François Espaulard,
dont quittance du 26 mars 1748, ci
« Item, de la somme de quatre-vingt-quatorze livres que le dit rendant compte retient par mains et à lui due pour restant des honoraires qui lui appartiennent pour les obits et fondations par lui acquittés ès années 1744 et 1745, déclarant que déduction est faite de la somme de vingt-deux livres pour l’herbe du cimetière à lui adjugée dans les deux dites années, et de celle de six livres pour le bois des arbres de la Croix-Rouge, aussi à lui adjugée, sans laquelle déduction lui serait due la somme de cent
vingt-deux livres, ci. . . -
« Item, de la somme de vingt-cinq livres qu’il retient par ses mains, à lui due pour restant des honoraires des obits et fondations par lui acquittés en l’année 1747, Denis
Prestat étant marguillier, ci
« Item, de la somme de quatre-vingt-douze livres à lui due et lui appartient aussi pour reste de l’honoraire des obits et fondations par lui acquittés en l’année 1748, Pierre Bourdon étant marguillier, observe qu’il lui appartient chaque année la somme de cent quatre-vingt et une livres dix sols, et celle de neuf livres dix sols pour fourniture de pain et vin pour les messes, ci
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« Item, de la somme d’une livre quatre sols pour controlle de la délibération du 13 novembre 1746 et douze sols pour controlle de la délibération du 15 octobre 1747,
ensemble deux livres huit sols, ci 2I 8 s
« Item, la somme de seize livres six sols, par lui payée au sieur Pierre Cottereau, procureur, pour les frais d’une sentence de la prévôté de Bobigny qui condamne Louis Bonneval au payement de la somme de cent treize livres treize sols, restant de ce dont il est demeuré redevable à la fabrique par l’arrêté de son compte de marguillier du 8 septembre 1738, et autres procédures faites en conséquence de la dite sentence, ciont quittance du 23 mai 1748, ci 1 6 1 6 s
« Total de la recette contenue dans les pages ci-devant,
neuf cent douze livres un sol dix deniers, ci 912 1 1 s iod
« Total des dépenses, ci ..... . 414I 15 s 6d
« La recette excède la dépense de la somme de 497 1 6 s 4d
« Le dimanche 17 août 1749, en l’assemblée des marguilliers et habitants, indiquée au prône le dimanche précédent, au son de la cloche, au banc de l’œuvre, à l’issue de la grand’messe paroissiale, en la manière accoutumée. Le compte ci-devant transcrit, rendu par le dit sieur Eustache- Pierre Pèlerin, curé de Bobigny, les quittances et pièces justificatives d’icelui ont été vues, lues et examinées en présence de M. Jacquier de Viels-Maisons, seigneur de cette paroisse; de Louis Lé veillé, marguillier en charge; de Pierre Charlemagne, procureur fiscal, ancien marguillier; de Biaise Maucuit, Pierre Codieux, Jacques Legrand, Pierre Bourdon, tous anciens marguilliers; de Simon Chrétien, marguillier entrant; d’Estienne Charlemagne, syndic; François Rochais, Jean Meunier, habitants et autres, après examen a été le dit compte approuvé dans tous ses articles de recette et de dépense ; calcul fait et arrêté, la dite recette s’est trouvée monter à la somme de 912 1 1 s. 10 d, et la dépense à la somme de 414 1 15 s 6 d; partant la recette excède la dépense de la somme de quatre cent quatre-vingt-dix-sept livres six sols quatre deniers, laquelle somme le dit sieur Pèlerin a actuellement déposée dans le coffre destiné à renfermer les
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deniers de l’église, moyennant quoi et ce que dessus le dit sieur Pèlerin demeure bien dûment et totalement déchargé de la dite recette et dépense qu’il a bien voulu faire pour l'église de Bobigny et des pièces justificatives du présent compte.
« Fait et arrêté les dits jour et an que dessus.
« Jacquier, de Viee s-Ma isons, Pelerin. »
Quelque temps avant cette dernière date, la maison que possédait la fabrique, rue Dîne-Souris, avait été donnée à loyer à M. de Viels-Maisons, à la demande du sieur Charlemagne :
« Le dimanche, 6e jour d’avril 1749, à l’issue de la grande messe, nous curé, marguilliers et habitans, assemblés au banc de l’œuvre à la manière accoutumée, ayant été duement avertis au prône et appelés au son de la cloche, après qu’il nous a été dit par le sieur Pierre Charlemagne, fermier de M. Jacquier de Viels-Maisons, seigneur de cette paroisse et son procureur fiscal, que le dit sieur de Viels-Maisons avait besoin et souhaitait que la maison appartenant à la fabrique, située vis-à-vis son petit logis (le château de Beauregard), rue Dîne-Souris, lui fût concédée à titre de loyer, moyennant la somme de 135 livres par chacun an et autres charges, clauses et conditions portées par le bail de François Rochais, maçon, actuellement locataire de la dite maison par tacite réconduction d’un bail de neuf ans, expiré à la Saint-Jean dernière, offrant le dit sieur de nous décharger de toute obligation de faire jouir le dit Rochais, avons sur ce délibéré et, d’un consentement unanime, avons donné pouvoir à Pierre Bourdon, marguillier en charge, de en notre nom passer, louer la dite maison, et passer avec ledit sieur de Viels-Maisons le bail qu’il conviendra, aux charges, clauses et conditions susdites.
« Fait et arrêté en présence de E. P. Pèlerin, curé; Charlemagne, Bourdon, Codieux, Louis Léveillé, Denis Villot, Jacques Legrand. »
Le bail en question fut passé par les sieurs curé et marguilliers de Bobigny, d'une part, et M. de Viels-Maisons, d autre part, pour 3, 6 ou 9 ans, le 24 du même mois.
L’année suivante, M. le curé fit l’inscription, sur les registres de la
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fabrique, d’un contrat de rente que lui avait apporté et remis Louis Bonne val :
« L’an 1750, le 27 mai, Louis Bonneval m’a apporté et remis entre les mains un contrat de trente livres de rente au profit de la fabrique sur une maison sise au Bourget, après transaction passée entre les marguilliers, d’une part, et le nommé Barbier, maçon audit Bourget, et Jacqueline Baucheron, sa femme, devenus propriétaires de ladite maison, d’autre part, devant Ameline, notaire au Châtelet, de l’an 1717, 16 mai, pour être ledit titre remis au coffre de la fabrique. »
Neuf années s'étaient écoulées depuis la location des terres de la fabrique, faite le 10 septembre de l'année 1741, sous le marguilliage de M. Pierre Charlemagne, lorsque, le dimanche 13 septembre de l’année 1750, on procéda de nouveau à leur adjudication pour un bail de neuf ans.
« L’an mil sept cent cinquante, le dimanche treizième septembre, poursuite et diligence de Simon Chrétien, marguillier en charge, issue de la grande messe, en présence de M. le curé et des anciens marguilliers, après les publications et affiches mises à la porte de l’église par trois dimanches consécutifs, a été procédé à l'adjudication des terres appartenant à la fabrique, après les enchères ont été adjugéescomme il en suit :
« Premièrement, adjugé à la veuve Augustine Parris trois quartiers de terre par elle ci-devant occupés, qu’elle a déclaré bien connaître, et ce par prix et somme de seize livres, et s’est obligée bien labourer suivant l’usage, payer les droits seigneuriaux et fournir bail en forme exécutoire, par-devant tel notaire qui lui sera indiqué par M. le curé ou le marguillier en charge, et a déclaré ne savoir signer.
« En second lieu ont été adjuges à Louis I, éveillé trois arpens et demi de terre par lui ci-devant occupés, qu'il a déclaré bien connaître, et ce par prix et somme de cinquante-quatre livres quinze sols, et s’est obligé bien labourer suivant l'usage, payer les droits seigneuriaux ei fournir bail en forme exécutoire par-devant le notaire qui lui sera indiqué par M. le curé ou le marguillier en charge, et a signé.
« En troisième lieu., adjugé à François Berthelot trois arpens de terre par lui ci-devant acceptés, qu’il a déclaré bien connaître, pour prix et somme de cinquante-cinq livres, et s’est obligé bien labourer suivant l’usage, payer les droits seigneuriaux et fournir bail en forme exécutoire,
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par-devant tel notaire qui lui sera indiqué par M. le curé ou le marguiller en charge, et a signé.
« En quatrième lieu, adjugé à la veuve Ferret deux arpens un quartier de terre, par elle ci-devant occupés, qu’elle a déclaré bien connaître, par prix et somme de quarante-sept livres six sols, et s’est obligée bien labourer suivant l’usage, payer les droits seigneuriaux et fournir bail en forme exécutoire, par-devant tel notaire qui lui sera indiqué par M. le curé ou le marguillier en charge, et a déclaré ne savoir signer.
h En cinquième lieu, ont été adjugés à Estienne Villotet Denis Prestat cinq arpens de terre ci-devant occupés par la veuve Codieux, que les dits Villotet Prestat ont déclaré bien connaître, par prix et somme de cinquantesept livres dix sols, et se sont obligés bien labourer suivant l’usage, payer les droits seigneuriaux et fournir bail en forme exécutoire, par devant tel notaire qui leur sera indiqué par M. le curé ou le marguillier en charge, et ont signé.
« En sixième lieu, adjugés à Denis Villot six arpents et demi de terre par lui ci devant occupés, et qu’il a déclaré bien connaître, par prix et somme de quatre-vingt-treize livres dix sols par chacun an, et s’est obligé à bien labourer suivant l’usage, payer les droits seigneuriaux et fournir bail en forme exécutoire, par-devant tel notaire qui lui sera indiqué par M. le curé ou le marguillier en charge, et a signé. »
M. Pèlerin tomba gravement malade au commencement de l’année 1757. 11 prit en cette circonstance toutes les sages dispositions qu’un chrétien doit prendre. Après avoir, en effet, remis entre les mains de Dieu ses intérêts éternels, il dicta, le 27 février de ladite année 1757, au notaire de Noisy-le-Sec, le testament qui suit :
« Fut présent messire Eustache-Pierre Pèlerin, curé de la paroisse Saint-André de Bobigny, y demeurant, gisant au lit, malade, dans une chambre dépendant du presbytaire dudit lieu, ayant vue sur la grande rue dudit Bobigny et sur le jardin dudit presbytaire, toutes fois sain d'esprit, mémoire, jugement et entendement, ainsi qu’il est apparu au notaire et tabellion soussigné et aux témoins cy-après nommés; le quel dans la vue de la mort, nous a fait , dicté et nommé, en présence des témoins cy-après désignés, son testament et ordonnance de dernière volonté, selon et ainsi qu’il suit :
« Premièrement, comme bon chrétien catholique, apostolique et ro-
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main, a recommandé et recommande son ame à Dieu, suppliant Sa divine Majesté par les mérites infinis de la mort et passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, son Fils unique, de lui pardonner ses fautes et offenses, et le recevoir en son saint paradis au rang des bienheureux de la cour céleste, implorant à cette tin les prières et intercession de la glorieuse Vierge Marie, de saint Pierre, de saint Paul, de saint André, de saint Michel, ange et archange, et de tous les saints et saintes du paradis.
« Item, ledit sieur testateur veut et ordonne son corps mort être inhumé et à l’égard de son convoi s’en rapporter aux exécuteurs de son testament cy-après nommés.
« Item, veut et ordonne, ses dettes et torts si aucuns il a faits, soient payés et réparés par les dits exécuteurs.
« Item, donne et lègue à sieur Vincent Lemazurier, bourgeois de Paris et y demeurant, rue du Temple, paroisse Saint-Nicolas-des-Champs, la somme de dix-huit cents livres, et ce pour la bonne amitié qu’il a toujours portée au dit sieur Lemazurier.
« Item, donne et lègue aux pauvres de la paroisse du dit Bobigny la somme de deux cents livres pour être distribuée aux plus nécessiteux par les dits exécuteurs.
« Item, donne et lègue pareillement à Guillaume Michel, son domestique, la somme de cinq cents livres, outre les gages qui lui sont dus, et ce en récompense des bons et agréables services qu’il lui a rendus depuis plusieurs années qu'il est à son service.
« Et à l’égard d’un petit et ancien calice et sa patène d’argent étant hors d’état de pouvoir servir, qu’il a en sa possession, appartenant à la chapelle du château du dit Bobigny, veut et ordonne ce dit sieur testateur qu'ils soient remis en la dite chapelle ou titulaire d'ycelle.
« Et pour exécuter et accomplir le dit testament, le dit sieur testateur a nommé et choisi les personnes de messire Nicolas Houël, prêtre, curé de Bondis, y demeurant, et ledit sieur Vincent Lemazurier qu'il prie d’en prendre la peine, ès mains des quels à cette lin il s’est remis de tous ses biens suivant la coutume, jusques à concurrence des dits legs.
« Ycelui fait et passé, dicté et nommé par le dit sieur testateur au notaire royal reçu au Châtelet de Paris, et tabellion de la prévôté du dit Bobigny, résidant à Noisy-le-Sec, soussigné, l’an mil sept cent cinquantesept, le vingt-septiesme jour de février, cinq heures de relevée, en pré-
sence des dits témoins cy-après nommés et d‘y celui testateur, par y celui notaire et tabellion ; présence des mêmes témoins, le présent testament lu et relu en ladite chambre cy-désignée, les jour et heure que dessus, ès présence du sieur Simon Ciiameyneau, chirurgien, demeurant à Noisy-le- Sec, et Pierre Crochard, maître d’école de la dite paroisse de Bobigny, y demeurant, étant tous deux en la dite chambre, témoins à ce requis qui ont signé. Et quant au dit sieur testateur, il a déclaré ne pouvoir signer, attendu la violence de sa maladie.
(I CoTTEREAU, ChàMEïNEAU, CROCHARD.
a Contrôlé à Belleville, le io mars 1857. »
Messire Eustache-Pierre Pèlerin mourut le dernier jour de mai de la même année, âgé de cinquante-sept ans, son corps fut inhumé le lendemain, dans le chœur de l’église de Bobigny, en présence de messire Nicolas Houël, curé de Bondy; Pierre Doré de Menneville, prêtre, prieur, curé de Rosny; Uradé de Sullivan, prêtre, curé de Drancy ; Laurent Dutartre, prêtre, curé de Pantin ; Pierre Gilbert, curé de Blancmesnil; Louis-Guillaume Mittaine, prêtre, vicaire de Bondy, neveu du défunt ; M. le curé de Romainville ayant fait la cérémonie.
C Archambault Crauford , du diocèse de Limérik, nommé par Monseigneur Christophe de Beaumont, le 8 avril 1757. Il était bachelier en théologie. Plus heureux que ses prédécesseurs, il eut la satisfaction de voir s'exécuter non pas seulement le replâtrage de son église, mais la construction du temple sacré que Bobigny possède actuellement, comme aussi la construction d’une nouvelle école plus convenable. Il ht augmenter de 3o francs les gages du magister clerc, dont la fabrique, depuis plusieurs années, n’avait pas amélioré la position, et à qui elle ne donnait que cent francs de fixe par an. Voici copie de l’acte de décès de M. Crawford, le premier et le seul curé de Bobigny inhumé dans l’église actuelle : « L an 1782, le 28 décembre, a été inhumé, dans le chœur de cette église paroissiale, le corps de messire Archambault Crawford, bachelier en théologie de Paris et curé de cette paroisse, décédé hier, âgé d’environ cinquantequatre ans. L’inhumation a été faite en présence de messire Guillaume Crawford, bachelier en théologie de ladite Faculté, son frère; de Guillaume Crawford, licencié de la même Faculté, son neveu ; de messire
Marc de la Roche, curé de Pantin, et autres qui ont signé avec nous, curé de Bagnolet, qui avons fait la cérémonie. Machet »
oAntoine Gigon , originaire du diocèse de Séez, curé du ier février 1783 au 20 mars 1791 .
Voici ce qu’on lit à la première page du registre des délibérations de la fabrique de Bobigny, commençant à 1 année 1783 et déposé, dans les derniers jours de l’année 1793, au district de Franciade, par le comptable de la municipalité, le citoyen Dutour :
« Dans Rassemblée de paroisse légitimement convoquée par trois dimanches consécutils, et du sentiment unanime, il a été consenti que les terres de la fabrique seraient possédées pour les temps, terme et prix préférés dans les baux passés devant le sieur Codieux, notaire a Aubervilliers au bénéfice des sieurs Jollin, Menessier, Legrand, Chanavard et Lemaître
« En foi de quoi avons signé, ce dimanche vingt-huit décembre mil sept cent quatrevingt-trois.
« Chanavard, Dupont marguillier, Legrand, Villot, Menessier, Jollin, Lemaître. »
Et au verso :
« L’an mil sept cent quatre-vingt-quatre, le dimanche vingt-six septembre, à l’issue de la grande messe, au son de la cloche sonnée à la manière accoutumée, Rassemblée ayant été indiquée au prône de la messe paroissiale le dimanche précédent, dans Rassemblée des curé, marguillier en charge, anciens marguilliers et autres habitants de la paroisse Saint-André de Bobigny, Étienne-Julien Dupont, ci-devant marguillier delà confrérie du Saint-Sacrement a rendu compte des quêtes par lui faites dans l’église depuis le saint jour de la Pentecôte 1782, jusqu'au saint jour de la Pentecôte 1783. Les dites quêtes se sont trouvées monter à la somme de vingt-sept livres quatre sols six deniers, et les rétributions des confrères a celle de vingt-neuf livres dix sols, avec sept livres quatre sols de vieille cire, font ensemble la somme de soixante-trois livres dix-huit sols six deniers. Sur quoi il a dépensé en cire, suivant sa quittance vingt-neuf livres quatorze sols. Item, a payé à M. le curé pour ses honoraires dix-neuf livres; au maître d’école, quatre livres quatre sols; au bedeau, quatre livres quatre sols ; aux enfants de chœur, une livre
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dix sols. Ces cinq sommes font ensemble celle de cinquante-huit livres douze sols. Partant la recette excède la dépense de celle de cinq livres six sols dix deniers, que le dit Dupont a comptée et payée en notre présence, sur le banc de l’œuvre. Laquelle somme a été déposée dans le coffre de la fabrique, au moyen de quoi le dit Dupont demeure dûment quitte et déchargé envers la dite confrérie. Et à notre présente assemblée ont assisté les soussignés, Malice, Villot, Bonnevalle, Lézier, Devaux, Jollin, Dupont.
« Gigon, curé de Bobigny. «
Au bas de ce rendu compte, 'sont écrits les mots suivants : « Vu dans le cours de nos visites archiépiscopales, à Bobigny, le 3 ootobre 1784.
« 4- Ant. Eléonore, archevêque de Paris.
« Par Monseigneur : Gervaise »
Ainsi les paroissiens de Bobigny eurent, en cette année 1784, l’honneur et l’avantage de recevoir la visite de leur archevêque. Monseigneur Antoine-Éléonore de Juigné, dans sa sollicitude épiscopale, voulut avec sa bénédiction paternelle laisser comme souvenir de son passage dans la paroisse des prescriptions pleines de sagesse pour le renouvellement des fidèles dans la vie chrétienne. Ces prescriptions furent consignées sur les registres de catholicité. Les transcrire ici, c'est perpétuer l’œuvre apostolique de Mgr de Juigné. La nécessité, du reste, de mettre en pratique ses ordonnances, celles du moins qui ont rapport au spirituel, n’étant pas moins urgente aujourd’hui qu’à cette époque.
« Copie d’un mandement et règlement collationné de Monseigneur l’archevêque de Paris, Antoine-Eléonore-Léon Le Clerc de Juigné, par la miséricorde divine et la grâce du Saint-Siège apostolique archevêque de Paris, duc de Saint-Cloud, pair de France, etc. Vu le procès-verbal par nous dressé aujourd’hui dans le cours de nos visites de l’état de la paroisse de Bobigny, doyenné de Chelles, de notre diocèse, avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
« i° On fera faire incessamment tant à la salle des écoles qu’au presbytère toutes les réparations nécessaires ;
« 20 On achètera des vaisseaux en argent pour les saintes-huiles, dès qu’on en aura la commodité ;
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« 30 On se pourvoira d'un nouveau rituel ;
« 40 II sera fait un état ou inventaire des vases sacrés, livres, linges, ornements et autres meubles et effets de la sacristie, lequel état sera transcrit sur le registre des délibérations, et il en sera donné une copie signée du curé ou marguillier chargé desdits effets pour la transmettre à son successeur, et ainsi successivement;
« 50 II sera dressé un tableau des obits et fondations pour être et demeurer exposé dans la sacristie, ou dans un lieu apparent de l’église;
« 6° Les fonts baptismaux seront entourés d’une grille ou d’une balustrade et l'on mettra dans l’enceinte d’iceux un tableau représentant le baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ou quelque autre su jet analogue au sacrement de baptême ;
« 70 La chapelle de saint Etienne, sise au château, et formant titre de bénéfice, sera réparée et rétablie dans 1 état de décence où elle doit être ;
« 8° Nous permettons d’exposer le Très-Saint-Sacrement et de le porter en procession le premier dimanche de chaque mois, suivant l’ancien usage que nous avons trouvé établi dans ladite église lequel nous approuvons et confirmons, pourvu toutefois qu’il y ait concours de peuple et que le sieur curé ne remarque tant dans les confrères que dans les assistans rien qui soit contraire au respect et à la dévotion dus à cet adorable mystère ;
« 90 Les particuliers qui se trouvent débiteurs envers la fabrique seront tenus de payer dans six mois, à compter du jour de la publication de notre présente ordonnance, et, faute par eux d’obtempérer dans ledit temps, voulons qu’ils y soient contraints par toutes voies dues et raisonnables, à la diligence du marguillier en charge;
« io° Ledit marguillier en charge payera au sieur curé, des deniers de la fabrique, la somme de soixante-neuf livres par lui avancée, pour divers objets nécessaires à la célébration de l’ofrice divin, en, par le dit sieur curé, justifiant de l’emploi de la dite somme au profit de l’église ;
« ii° Défendons expressément a tout marguillier en charge de retenir à l'avenir le sol pour livre, ni aucuns autres droits de recette nonobstant tout usage à ce contraire;
« 1 20 11 ne sera rien payé désormais pour le déjeuner des Rogations au delà de la somme de dix livres, fixée précédemment par une ordonnance du sieur archidiacre de Paris, laquelle nous approuvons, renouvelons, confirmons et voulons être fidèlement exécutée;
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« 130 II sera dressé un inventaire raisonné de tous les titres et papiers appartenant à la fabrique pour être avec yceux renfermés dans le coffre à ce destiné ;
« 140 Les comptes de fabrique qui n’ont point encore été rendus le seront incessamment et nous seront communiqués ; enjoignons au marguillier en charge de presser à cet égard les marguilliers-comptables, même de les y contraindre s’ils refusent d’obtempérer;
« 15° Exhortons les paroissiens et néanmoins leur enjoignons de sanctifier les dimanches et fêtes en s’abstenant de toute œuvre servile, et assistant assiduement et avec piété à la messe paroissiale, à tout l’office divin et aux instructions qui se feront dans l’église. Enjoignons pareillement aux pères et mères d’envoyer exactement leurs enfants à l'école et au catéchisme, et de ne rien négliger pour leur procurer une éducation chrétienne et l’instruction qui leur est si nécessaire.
« Et sera notre présente ordonnance lue et publiée au prône de la messe paroissiale, inscrite sur le registre des délibérations et insérée parmi les titres et papiers de la dite église. Enjoignons au sieur curé de tenir la main à son exécution. Donné au dit Bobigny, sous notre seing, le sceau de nos armes, et le contre-seing de notre secrétaire, le 3 octobre mil sept cent quatre-vingt-quatre. »
Nous avons rapporté un peu plus haut le compte d’Étienne-Julien- Daniel Dupont, marguillier du Saint-Sacrement. Nous allons citer maintenant le compte qu’il rendit l'année suivante comme marguillier de la fabrique :
« Compte que rend Étienne-Julien-Daniel Dupont, marguilliercomptable de l’œuvre et fabrique de Saint-André de Bobigny de la recette et de la dépense par lui faite pour la fabrique depuis le saint jour de la Pentecôte 1783 jusqu’au même jour de la Pentecôte 1784, par-devant messire Antoine Gigon, curé de la dite paroisse, et par-devant les sieurs Pierre et Julien-Daniel Legrand, tous deux marguilliers en charge, et autres habitants de la dite paroisse :