CHAPITRE SECOND, DE LA DEPENSE
« Payé à Dutour, maître d’école, pour ses honoraires, le blanchis-
sage du linge, récurage des chandeliers, raccommodage du linge et
autres, suivant ses quittances 171 1
« Item, au notaire, à Paris, pour scs contrats de la rentede
l’hôtel de ville, suivant quittance 18 1 16 s
« Item a Bonnevalle, charron, pour avoir fait une croix pour
l’ancien cimetière et le cellement de ladite croix 10 1
a Item pour la déclaration des biens et revenus de la fabrique et pour les décimes 20 1 17 s
« Item, aux chantres, pour deux saluts fondés et pour un
verre à lampe 2 1 15s
« Item, pourles registres de baptêmes, mariages et sépultures 3I
« Item, pour légalisation d’un extrait mortuaire de feu M. le
curé Crawford et pour deux brefs i 1 9s
« Item, pour le registre et papier marqué de la dite fabrique 17 1 « Item, pour le buis des rameaux et pour avoir déposé deux
registres au grefFe civil 4I x4 s
« Item, au sieur Chrétien, vitrier, pour carreaux mis à l’école
et pour les saintes huiles 3I 5 8
« Item, à M. le curé, tant pour ses honoraires quepour avoir
fourni la cire 251] 10 s
« Item, à Rochais, bedeau, pour ses honoraires 36 1
« Item, à Deleux, menuisier à Bondy, pour deux portes à
l’horloge et une table à l’école
« Item, pour amadou, allumettes, balaiset un étouffoir pour les cierges
BOBIGNY
« Item, pour un bénitier neuf, à Zacharie, chaudronnier à
Bondy 14 1
« Item, à Devaux, maréchal, pour ouvrage fait et le placement de l’horloge 55 1 4 6d
« Item, à Jollin, maçon, pour ouvrage fait à l’horloge. . . 292 1 2 s « Item, pour menues dépenses faites pour la fabrique,
suivant le mémoire 30 1
« Item, mis au banc de l’œuvre pour le payement de l’horloge 106 1 4 s 6d
h T otal de la dépense .... 1 , i r 4 1 3s
« Partant la dépense excède la recette de 15 1. 1 s. 9 d., qu’on a remis au sieur Etienne-Julien-Daniel Dupont en espèce sonnante et comptée sur le banc de l’œuvre; d’oii le dit Dupont demeure duement et valablement quitte envers ladite fabrique, de même que la dite fabrique demeure duement et valablement quitte envers lui. Et a notre présente assemblée ont assisté et signé les sous-nommés :
« Gigon, curé; P. Legrand; J. -Daniel Legrand; Dupont;
Jean-Baptiste Ch arpentier; Dutour, secrétaire-greffier. »
Cette assemblée avait eu lieu le 19 juin 1785. Le sieur Julien Dupont y avait compté au banc d’œuvre la somme de 106 livres 4 sols 6 deniers, laquelle, réunie à celle de 116 livres qui était au cotire de la fabrique, devait servir à payer le sieur Chatourel. horloger, envers qui la fabrique était redevable de 222 livres 4 sols 6 deniers, reste du prix de 900 livres qu'avait coûtées l'horloge de l’église. Le sieur Malice fut chargé de faire ce paiement au nom de la fabrique, comme aussi de faire rétablir les portes et les murs du cimetière, ainsi que le plancher de la chambre du maître d’école et la cheminée qui s’y trouvait.
Dans une autre assemblée de fabrique tenue le dimanche 1 1 mars 1787, il fut reconnu que les réparations de la maison, propriété de l’église de Bobigny, située rue Dine-Souris, entraînaient après elles presque la ruine de la fabrique, le sieur Charpentier, marguillier en charge, fut autorisé a traiter avec qui bon lui semblera, avec gens solvables toutefois, la préférence étant accordée à M. de Yiels-Maisons, seigneur de la paroisse, afin
BOBIGNY
de la concéder en rentes, ainsi que la pièce de terre y attenant, le tout pouvant contenir ensemble un arpent quarante-sept perches, avec obligation pour l’adjudicataire d’acquitter les droits et devoirs seigneuriaux dont ladite propriété pouvait être chargée envers le dit sieur de Viels-Maisons, seigneur de Bobigny. La vente se fit le 27 janvier suivant, à titre de rente non rachetable, payable d’année en année, sans retenue ni impositions royales, au profit de messire Philippe-Guillaume Jacquier, vidame de Viels-Maisons, conclue à Belleville, le 8 février delà même année 1788 h
Il n'y avait pas vingt ans que les deux cloches que contenait le petit clocher de Bobigny y avaient été montées, qu’il devint comme nécessaire de faire refondre la seconde, qui n’était pas à l’unisson de la première, et à cette occasion les marguilliers réunis jugèrent à propos d’en faire fondre une troisième pour donner plus de solennité à la sonnerie des fêtes.
« Le dimanche 19 octobre 1788, à l’issue des vêpres^ au son delà cloche, après convocation le dimanche précédent, dans une assemblée des curé, marguillier en charge, anciens marguilliers et autres habitans, il a été convenu que la petite cloche sur laquelle seront gravés, comme il l’étaient primitivement, les noms, surnoms et qualités de M. de Viels- Maisons, seigneur de la dite paroisse, sera bien et duement fondue par le sieur Alexis Vuillemin, demeurant à Lagny en Brie, pour le prix et somme de 120 livres. Il a été de plus décidé, sous le bon plaisir du seigneur du dit lieu de Bobigny, qu’il sera placé et mis une troisième cloche àl’unisson toutes fois des deux autres, et deux fontaines ou pailléesdela même matière des dites cloches, laquelle cloche neuve sera payée à raison de 39 sols la livre, ainsi que les fontaines; les frais de transport, montage et démontage étant à la chargé du fondeur. »
Ces deux cloches furent bénites le 28 mai suivant, vingt trois jours après l’ouverture des états généraux de 1789, lesquels, changeant bien vite de caractère, prirent le titre d'Assemblée nationale et donnèrent une - nouvelle Constitution à la France. Voici la copie du procès-verbal de la bénédiction de ces cloches tel qu’on le trouve écrit au registre des baptêmes de l’époque : « L’an mil sept cent quatre-vingt-neuf, le vingt-huit mai, ont été bénites solennellement par nous soussigné, curé de cette paroisse,