‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 160 sur 183 · Arch. nat · texte numérisé non relu

Arch. nat

BOBIGNY

deux cloches. La grosse a été nommée Philippe-Guillaume-Elisabeth, par haut et puissant seigneur Philippe-Guillaume Jacquier, vidame de Viels- Maisons, chevalier, seigneur de Bobigny, Drancy, conseiller du roi en ses conseils et honoraire en sa grande chambre du Parlement, et par haute et puissante dame Mmc Elisabeth de Scorailles, marquise de l’Aubépin, dame de la Croix-Etoilée.

« La seconde cloche a été nommée Adélaïde par mon dit seigneur de Bobigny et par haute et puissante dame Adélaïde de Fiennes de Trolly, femme de haut et puissant seigneur Antoine de Sainte-Marie d’ Agneaux, chevalier, seigneur de Pontillaux, capitaine aux gardes françaises. Lesquels ont signé avec nous : de Scorailles, de l'Aubépin, de Fiennes, comtesse de Sainte-Marie, Dumosnard, comte de Sainte-Marie, baron de Lubersac, marquis de l'Aubépin, l’abbé de Fontenoi, Jacquier de Viels-Maisons, Gigon. h

Un peu plus d’un an après cette solennelle bénédiction des moyenne et petite cloches, le 24 du mois de juillet 1790, M. Gigon procéda à une nouvelle bénédiction de la moyenne. O11 avait dù la refondre, parce qu’elle n’avait pas été trouvée d’accord avec les deux autres. Son poids était de 461 livres. Les noms de I.ouise-Charlotte lui furent inposés au baptême par le parrain F.ouis-Robert Malice, maire de la paroisse, et la marraine dame Charlotte-Nicole Thérouenne, épouse du parrain.

Le 17 octobre de la même année, jour du dimanche, se tint encore une fois dans l'église, en présence de la municipalité, une assemblée de fabrique, dans laquelle les terres de l’église furent louées à la criée et adjugées au plus offrant.

En effet, en démolissant l’ordre ancien des choses, dans l'ordre politique pour leremplacer par des institutions nouvelles, l’Assemblée nationale n’épargna point, dans l'ordre religieux, l'Église de Jésus Christ qui n'a d’autre maître sur la terre, pour la réformer, que le Souverain Pontife, avec lequel il est toujours facile aux princes temporels et aux gouvernements de se concerter pour les choses mixtes. Oubliant la déclaration qu’elle avait faitele 26 août 1789, que toutes les propriétés étaient inviolables et sacrées, cette Assemblée, le 2 novembre suivant, porta un décret par lequel elle s’empara de tous les biens d'Église. Puis, le 1 3 février 1790, elle supprima les vœux religieux et abolit les ordres monastiques. Elle ne s’en tint pas à ces premiers excès : elle forma un comité dit ecclésiastique.

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