L. -Maximilien Jollin, entrepreneur
J. -L. -Nicolas Génisson — — I79°
Pierre-René Clément, à partir de novembre — — - 1791
Pierre Mongrolle, marguillier du Saint-
Sacrement — — 1791
BOBIGNY
Par suite de la convention passée entre Sa Sainteté Pie VII et le gouvernement de la République, le 15 juillet 1801, le culte catholique fut ouvertement rétabli en France. La loi du 18 germinal an X (8 avril 1802) régla (article 76) qu’il serait établi des fabriques pour veiller à l’entretien et à la conservation des temples, ainsi qu’à l’administration des aumônes. Les évêques, par suite de cette disposition, nommèrent les fabriciens, qui eurent pour fonctions de recueillir les offrandes faites par les fidèles pour la décoration des églises. Les préfets nommèrent de leur côté des fabriciens qui eurent pour attribution spéciale d’administrer lesbiens et rentes qui avaient autrefois appartenu aux fabriques et qui n’ayant pas encore été aliénés, leur avaient été restitués par le décret du 7 thermidor an XI (26 j uillet 1 803). Ces derniers marguilliers, qui formaient ce qu’on appelait alors la fabrique extérieure, se trouvèrent à Bobigny, comme presque partout, sans emploi, aucun bien de fabrique ou à peu près n’ayant échappé à la spoliation révolutionnaire. Les premiers marguilliers, sous le nom de fabrique intérieure, furent donc les seuls qui eurent à exercer leur zèle pour la restauration du culte public. Ce furent, avec M. le curé Viellard :
MM. Georges Letellier et Ferdinand Lemaître, à partir du 20 avril 1807 au 2 novembre 1810. Le 7 avril 1809, ces messieurs écrivaient à M. le préfet la lettre suivante signée de M. Pierre Mongrolle, maire de la commune :
« Messieurs,
« Les marguilliers de la fabrique intérieure de l’église de Bobigny ont l’honneur de vous informer que ladite église ne possédant à proprement parler aucun revenu que le produit des quêtes et des chaises, lequel suffit à peine pour les dépenses du culte, il n’y a lieu a aucun compte de gestion des marguilliers de la fabrique extérieure pour l’année 1808. Ils ont l’honneur de vous saluer respectueusement.
« Letellier; Lemaître; Viellard, curé;
Mongrolle, maire. »
La fabrique intérieure cessa elle-même d’exister, en vertu du décret impérial du 30 décembre 1809, qui réglait définitivement la constitution
BOBIGNY
des conseils de fabrique en France. Furent nommés conseillers du conseil de fabrique de Bobigny le 6 janvier i8ii, par M. le prefet du département de la Seine : MM. François Raveneau ; Pierre-François Mongrolle. Et par Son Éminence MBr le cardinal Maury, administrateur capitulaire, du diocèse de Paris, le siège vacant :
MM. C.-L. Anne Luzu; P. -François Grout; Jean Henri.
Le ier mars 1812, deux de ces messieurs : Jean Henri, président, et Pierre-François Mongrolle, trésorier, eurent mission de poursuivre le sieur Rochard, du Bourget, regardé comme débiteur envers la fabrique d’une rente annuelle de 30 francs, qui n’avait pas été liquidée à la nation. Déjà le 26 mai de l'année 1806, les marguilliers de cette époque avaient délibéré de prendre les mesures nécessaires pour le recouvrement de cette rente.
MM. P. -François Grout à partir du 19 avril 1818