‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 6 sur 183 · Hist. Latiniac } manuscr · texte numérisé non relu

Hist. Latiniac } manuscr

BOBIGNY

JEAN DE GISORS, en 1167.

Armes : D’or, à la croix de gueules, cantonnée de quatre lions de sable 1.

Après Jean de Bobigny, nous trouvons comme seigneur, du moins en partie, de la terre de Bobigny, Jean de Gisors.

Jean de Gisors était bis de Hugues de Gisors Ier, chevalier, et de Mathilde, et petit-lils de Thibaut de Gisors Ier, surnommé Payen, aussi chevalier, de la famille des Montmorency, et d’une autre Mathilde.

En l’année 1155, Jean de Gisors remplaça, dans le gouvernement de la ville de Gisors, Thibaut II de Gisors, son oncle, qui mourut en ript, sans laisser de postérité, et dont il recueillit la succession. Les Templiers, qui avaient la garde de Gisors pour le roi de France Louis VII, livrèrent par trahison, en 1164^ la forteresse de cette ville à Henri II, roi d'Angleterre. Jean de Gisors fut dépouillé de l’autorité civile qu’il y exerçait, mais il n'en continua pas moins de résider dans la cité, où il possédait plusieurs tiefs.

Jean de Gisors épousa, en 1167, dame Aalès, tille d’Adam de Villiers, qui lui apporta en dot une partie de la seigneurie de Bobigny.

La cinquième charte du monastère de Saint-Martin de Pontoise, de cette même année, cite Jean de Gisors, seigneur de Bobigny, comme

1. Dom Estiennot, Hist. Régal. S. Martini supra Viosnam, t. III, p. J 2, au verso, 1558.

BOBIGNY

ayant vendu à Guillaume de Garlande et à Robert Mauvoisin frères la grosse dîme de Puteaux dont ces seigneurs firent donation pour un tiers à 1 église de Saint-Martin de Pontoise, à l’intention d’obtenir le repos éternel de leurs âmes et des âmes de leurs ancêtres :

« Nos Guillelmus de Garlanda et Dominus Robertus Malus, minus « frater ejus, concesserunt Deo et ecclesiæ Sancti Martini Pontesiensis « et abbati et monachis ejusdem loci, pro suis et omnium antecessorum n suorum animabus in eleemosinà, decimam de Puteolis, quam eis vendidit a Dominus Joannes de Balbiniaco . videlicet majoris decimæ tertiam par- « tem; posuerunt que hujus concessionis donum super altaresanctæ Mariæ, « in capella abbatiæ. Pro bac concessione habuit Dominus Guillelmus de « charitate Ecclesiæ decem libras parisiensis denarias, et Dominus Robertus « frater ejus, quadraginta solidos; Domina quoque Agnes mater ejus, qui « banc decimam concessit Ecclesiæ habuit quadraginta solidos; concessit « hocidem Domna Fulcodus de sancto Dyonisio, soror ejusdem Domini « Guillelmi et habuit quadraginta solidos. Domna vero Idonea uxor Guil- « lelmi idem concessit et habuit viginti solidos; alios que viginti que sibi a promissi fuerant. Dimisit Ecclesiæ quam familiariter diligebat eo quod « frater et mater sua et tota pene parentela sua, ibidem sepulta quiescit. « Testes; ex parte Guillelmi et suorum : Domnus Theobaldus de Mont- « fermeil et Domnus Albericus frater ejus; ex parte Ecclesiæ : Domnus « Girardus de Pertiaco, Bosco de Faudeny, Lambertus de Ripa, etc. »

Nous, Guillaume de Garlande1 et messire Robert Mauvoisin, notre frère, nous avons fait donation à Dieu et à l’église de Saint-Martin de Pontoise, et à l'abbé et aux moines du prieuré, en aumône et pour le salut de nos âmes et le salut des âmes de nos ancêtres, de la dîme de Puteaux, acquise par nous de messire Jean de Bobigny 2, consistant dans le tiers de la grosse dîme dudit Puteaux, donation dont ils ont déposé le titre sur l’autel de la bienheureuse sainte Marie, dans la chapelle même de l’abbaye. En témoignage de reconnaissance, messire Guillaume a reçu

1. Guillaume de Garlande avait épousé Idonea, sœur de Jean de Gisors, vers i i$o. Il était seigneur de Livry, et fut le fondateur, en 1186, de l’abbaye de Livry, pour des chanoines réguliers qu’il fit venir de Saint-Vincent de Senlis.

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