Jean de Gisors
BOBIGNY
de l’église de Saint-Martin de Pontoise dix livres parisis; messire Robert son frère, quarante sous ; dame Agnès, leur mère, qui a consenti à cette donation, a reçu aussi quarante sous; dame Foulques de Saint-Denis, sœur de messire Guillaume, qui a aussi donné son consentement, a reçu également quarante sous; dame Idonéa, épouse de messire Guillaume, qui adhère aussi à cette donation, a reçu vingt sous, plus vingt autres sous qui lui avaient été promis. Messire Guillaume de Garlande a fait cette aumône à l’église du prieuré, qui lui est tout particulièrement chère, parce qu’elle renferme la dépouille mortelle de ses pere et mère, et que la plupart de ses ancêtres y ont été inhumés.
Témoins, du côté de messire Guillaume et des membres de sa famille : messire Thibaut de Montfermeil et messire Albéric, son frère; et du côté de i'église : Girard de Perthes, Bosco de Faudeny, Lambert delà Rive, etc.
La première année du règne de Philippe-Auguste, en 1180, Jean de Gisors rendit à ce prince foi et hommage pour tous les biens qu il avait à Thor1 et pour l’église d’Ermont. De retour de la croisade, en 1 192, le roi de France s'empara par surprise de la ville de Gisors, en chassa les Anglais et réintégra dans les fonctions de gouverneur de cette place forte Jean de Gisors, son fidèle vassal. Huit ans plus tard, ce seigneur donna au roi le dénombrement des fiefs qu’il tenait de lui dans le Vexin normand, ceux de Bezu-le-Long, de Saint-Paër, de Bernouville et de Mesnil-Guilbert. Au mois de mai de l’année 1203, il tournit à 1 abbé de Saint-Denis l’aveu de tout ce qui lui appartenait dans les villages de Chars, Bercagny, Bois-Franc et la Gripière, mouvant de l’abbaye, avec abandon de tous ses droits sur partie des bois et forêts appelés la Verrerie.
En décembre 1206, par lettres scellées de son sceau, Jean de Gisors se porta caution en faveur de son fils aîné Hugues de Gisors II, comme ayant donné à Henri, abbé de Saint-Denis, acte de foi et hommage de tout son fief de Chars, pour lequel il avait payé audit abbé trente livres parisis de droits de rachat. Dans ces mêmes lettres, il reconnaît que son fils a reçu gratuitement du même abbé l'investiture du fief de Chars, à la recommandation de Guillaume de Garlande.
Quant aux biens possédés à Bobigny par Jean de Gisors et dame