‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 8 sur 183 · Aujourd’hui Saint-Prix · texte numérisé non relu

Aujourd’hui Saint-Prix

BOBIGNY

Aalès de Villiers, son épouse, nous les trouvons énumérés dans les aveux fournis aux abbés de Saint-Denis, dans les années 1315, 1321, 1340 et 1341, par Jean Le Mire, années postérieures de plus de cent ans à Jean de Gisors, et aussi dans les aveux des siècles suivants, jusqu’à la grande Révolution.

En général, tous ces aveux et dénombrements des seigneurs de Bobigny, aussi bien que des autres seigneurs des paroisses de France, fournis à leurs seigneurs suzerains depuis le commencement du régime féodal jusqu’à son abolition en 1791, sont de la plus haute valeur au point de vue historique. Ils marquent l'origine des divers biens immeubles, donnent la suite des propriétaires tant nobles que roturiers, et signalent les droits et les charges de chacun d'eux dans les moindres détails.

Entre ces actes de foi et hommage, aveux et dénombrements de la terre et seigneurie de Bobigny que nous avons copiés tout au long et en assez grand nombre, nous n’offrirons au lecteur que les plus importants, en ayant soin de les ranger par époque autant que possible.

D après l’aveu de Jean Le Mire, du mercredi après la quinzaine de Pâques de l’année 1315, rendu à l’abbé de Saint-Denis, Jean de Gisors aurait possédé à Bobigny, du chef de sa femme, le fief de la Bretèche *, qui passa plus tard à Hennequin Le Flament. Ce fief comprenait un manoir avec huit arpents et trois quartiers de terre. Plus un autre petit fief de la contenance de cinq quartiers de terre. De plus, il lui était dû comme droits seigneuriaux : à l’octave de la Saint-Denis, sur plusieurs héritages possédés au territoire de Bobigny par divers particuliers, douze sous quatre deniers parisis et quatre poussins ; le jour de la Saint-Martin d’hiver, sur plusieurs autres héritages situés au même lieu, vingt-six sous un denier parisis de menus cens ; le lendemain de Noël, sept setiers d’avoine volaige, les trois quarts d’un minot et cinquante-huit sous onze deniers parisis de gros cens sur trois masures en la ville1 2 même de Bobigny; enfin, sur d’autres héritages de la seigneurie, deux chapons et le quart d’un chapon, une coutume de la valeur d’un setier d’avoine, deux chapons et deux boisseaux de blé, deux setiers d’avoine et deux gelines 3.

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