SCÈNE DEUXIÈME
PAOLA
Tu pourrais partir demain malin.
ALCIDE
Impossible. J’ai donné rendez-vons à ces messieurs.
PAOLA
Tu aurais été chez monsieur Marcassol, ton directeur, ‘auquel tu dois une visite.'
ALCIDE
J’irai la semaine prochaine... A propos de mon directeur, il paraît que sa femme l’a mis dans la grande confrérie.
PAOLA. I
Quelle confrérie, mon ami ?
ALCIDE
Mais... (a part.) Est-elle innocente, ma femme! (Haut.) Madame Marcassol a des écarts de conduite.
Il rit.
PAOLA
Et cela VOUS fait rire ?
ALCIDE
Dame ! ça fait toujours rire de savoir que son chef rentre dans la loi commune.
PAOLA
Comment! la loi commune?
ALCIDE
Sans doute. Déjàdu temps de Boileau, on ne comptait, dans tout Paris, que trois maris qui étaient exempts... Et la civilisation a joliment marché depuis Boileau !
PAOLA
• Fi, monsieur !
ALCIDE
Aussi, de nos jours, moi, je n’en connais qu’un delà tète duquel je répondrais, c’est...
ICI, JIÉDOR!
PAOLA
C’est ?
C’est le mari de ma femme...
PAOLA
A la bonne heure. '
ALCIDE, l'ombrassaot.
A demain, ma caille ; demain, je te rapporterai six perdrix.
PAOLA
Pas comme celles de dimanche dernier, n’est-ce pas ?
ALCIDE
Tu dis ?
PAOLA
Tu avais trop tardé à les tuer, dimanche dernier, et dame ! elles s’en ressentaient.
ALCIDE
Mauvaise, va! (a pan.) Ce diable de marchand de comestibles me met toujours dedans, {tiaïu.) Mauvaise , va ! (AbniemoDU.) Me voilà, Médor, me voilà... Adieu, mauvaise !
U embrasio sa femme et sort par U porto de droite, deuxième plau,
eo fredoDuaDt un air do chasse.