SCÈNE n
LES MÊMES, GRIVOT, GOULET, de droit.. ..
GHIVOT *.
Bonjour, ma femme. Ça va bien? tant mieux.
Bonjour, Francine. Ça va bien, ce matin?
FflANCINE.
Non; j’ai mal à la tète. •
GRIVOT pussent â l'roncine **.
’ Vous êtes malade, madame Goulet? Mais il faut vous soigner,
FRANCINE
Olil c’cet seulement un peu de fatigue.
GRIVOT.
Ah! il faut vous reposer alors.
GOULET
El vous, madame Grivot, vous n’ôtes pas lasre?
BASTIENNE
Olil moi, je suis forte,
GOULET
C’est peut-être que vous n’avelz pas pris tant de plaisir.
BASTIENNE
Si fait! Il y avait de quoi rire, et je m’en suis donné.
GRIVOT. !
Tant mieux, ma femme. Quand je suis satisfait, j’aime que tout le monde soit conleni, et là, vrai! c’est drô'e comme on se sent heureux d'être au monde.
* Francine, Bastienno, Grivot', -Gonlet. ' ■
** Francine, Grivot, Baslicnno, Goulet.
BASTIENNE
Vraiment? • '
FRANCINE
Et loi, Goulet?
GOULET
Oh I moi, je ne donnerais pas ma place pour celle du voisin, bien qu’il ait, sauf votre respect, trois cochons dans son étable.
GlUVOT.
Et dire que. si nous avions cru le monde, nous n’en se- • rions pas lâ... Quand nous vous avons épousées toutes les deux...
GOULET
Les deux cousines.
GRIVOT.
Au moment où vous veniez d’hériter de votre tante Bobév chon, et qu’au lieu de faire un partage.,.
GOULET
Nous avons fait un seul tas avec le tout, et que nous nous sommes mis à vivre ensemble...
GRIVOT.
On nous disait que ça n’irait jamais.
Qu’il y aurait des batteries...
• GRIVOT.
Eh bien ! 11 n’y en a pas.
BASTIENNE *
El ça va.
GOULET
Si bien que je voudrais que ça aille toujours comme ça.
GRIVOT.
Le tout est qu’on y mette du sien, chacun...- •
* Grivot, Francine, Bastienne, Goulet.
GOULET
El chacune. N’est-ce pas donc?
BASTIENNE
Bien sûr! (a part.) Les gredins!
FRANCINE, A Dastiennr.
Oh I liens ! allons-nons en ; jViouffc cl les yeux me cuisenl.
BASTIENNE, bis.
El moi, la main me démange, (iiaut.) Viens; Fr incm i.
GOULET
Vous vous en allez ?
BASTIENNE
Nous avons affaire.
GHIVOT.
Ne vous faliguez pas, madame Goulet.
GOULET
El revenez bientôl.
FRANCINE
Oui, soyez tranquilles.
BASTIENNE
Ça ne sera pas long.
GRIVOT.
Air : Les Castillans sont tous des frères. (Canard à trois
becs.)
L’espoir de revoir ce qu’on aime,
D'avance fait ballrc le cœur.
BASTIENNE
Et dans un inslant, ici même...
A bientôt donc ! N’ayez pas peur.
BOBINKTTK.
BASTIENNB ET FRANCINE.
Et dans un instant, ici même,
On VUU3 en donn'ra du bonheur.
TOUS
Et voilà, voilà comme, Doucemcni, gentiment,
Nous pouvons faire, en somme.
Un ménage excellent.
(Bastienne et Francine sortent S droite.)