SCÈNE CINQUIÈME
ADHÉH AR, A pai(. ‘
Dah ! elle croit...
PAOLA
Vous avez su que mon mari s’absentait pour vingtquatre heures.
ADHÉMAR, A put.
Tiens ! tiens !
PAOLA
Et, au risque de me compromettre, vous vous êtes introduit dans une maison étrangère, comme un voleur. ADHKMAR, à parti
Comme un couvreur serait plus juste.
PAOLA
Mais, malheureux, vous m’aimez donc follement?
ADHEMAR) après tia iostaot de silence.
Follement, madame, et, depuis le bal de Marcassol, je n’ai plus qu’une pensée, un désir, vous revoir.
PAOLA
Vous savez ce qu’il me reste à vous dire.
ADHÉMAR
Alors, ne le dites pas... répétez-moi seulement que monsieur votre mari est absent.
PAOLA
Oui.
Mais... bien absent?
PAOLA
Sans doute.
ADHÉMAR
C’est qu’il arrive quelquefois qu’on croit un mari absent, et... pas du tout ! (a pui.) J’en sais quelque chose...
PAOLA
Qu’est-cc qu’il dit?
ICI, MÉDOR
ADHÉMAR
Et laisscz-moi vous répéter que, pour vous revoir, j’ai • fait des choses inouïes, impossibles. J’ai gravi les toitures, madame, escaladé les cheminées, couru les goût- « •
tières, franchi les gargouilles ; voyez, je suis haletant, brisé, déchiré, (il montre ses vôtcmeats déchirés.) blessé peut-
ètre...
Il s’asseoit à gauche.
PAOLA
En effet, vous’ avez une blessure au front.
Vous dites? (il tâte son front, à part.) C’est Vrai, (Avec effroi.) mon sang coule... C’est peut-être le plomb meurtrier
de...
PAOLA
De?
ADHÉMAR
De la gouttière...
Il prend son mouchoir et l’applique sur son front.
PAOLA
Pauvre jeune homme!
ADHÉMAR
Faut-il que je vous aime ! (Nouveau coup de feu au dehors, et •Adhémar se relève.) Eucore !
Il se tâte arec effroi.
PAOLA
Ne faites pas attention, c’est encore un banquier qui... dépose son bilan.
ADHÉMAR
Àh !.. (il porte de nouveau son mouchoir à son front, puis le montre à
Paoia.) Voyez, il y en a encore là.
PAOLA
Mais non ; c’est la marque de votre mouchoir.
ADHÉMAR
Vous croyez... Je ne sais si vous êtes comme moi, mais