‹ Bobinette, vaudeville en 1 acteChapitre 91 sur 106 · HERBAUT, HENRI · texte numérisé non relu

HERBAUT, HENRI

HENRI, ironique et nn pea banUin.

Vous m’avez fait demander?

BERBAVT.

Oui.

HENRI

Le moment d’exécuter l’arrêt dont vous m'avez menacé est-il donc venu?

HE RBA UT.

Il est arrivé.

HENRI

En vérité? Qu’exigez-vous de moi?

HERBAUT

J’exige que vous ne vous battiez pas avec Maxiine.

HENRI

C’est lui qui a rendu ce duel inévitable.

HERBAUT

En prenant la défense sans doute d’une femme à qui vous deviez le respect, et à qui vous jetez Toutrage?

HENRI

Qu’importe la cause? Tout homme qui en insulte un autre s’expose à jouer sa vie et à la perdre.

HERBAUT

Encore faut-il que les armes et les conditions du combat soient égales.

HENRI

Deux jeunes gens, deux poitrines nues, que faut'il de plus?

HERBAUT

Une chose qu n’est que d’un seul côté, celui de cet homme.

HENRI

Et cette chose, c’est ?

HERBAUT

L’honneur.

HENRI

En de telles affaires, l’honneur s’appelle le courage.

HERBAUT

L’honneur ne change pas de sens selon les circonstances. Ce duel est impossible. On ne se bat pas plus avec une faux nom sur la figure qu’avec une cuirasse sous son vêtement. On met tout au grand soleil, et son visage et son cœur I

HENRI

C’est-à-dire?

HERBAUT

C’est'à-dire que Maxime ne doit exposer sa vie que contre la vie de son égal !

HENRI

Mon sang vaut bien le sien.

HERBAUT

Alors pourquoi le reniez-vous ?

HENRI

Qu’importe ici le nom que j’ai pris ? Le baron de Bersac a été insulté, c’est au baron de Bersac que monsieur Latrade doit réparation.

HERBAUT

Il y a entre l’existence de Maxime qui est utile, et la vôtre qui est fatale, la même différence qu’entre les rubans que vous portez, lui et vous : l’un gagné sur le champ de bataille.

LES INGRATS

l’autre ramassé... je ne sais où, Je vous répète que Maxime ne se battra pas.

HENRI

Je l’y forcerai.

hrrbaot.

Je t’ai dit que le jour où il s’agirait de se dresser entre toi et une infamie, je serais là : ce jour là est venu. Il y a ici une jeune fille dont tu veux faire ta femme et dont tu briserais le cœur comme tu as brisé celui d’une aulre> Eh bien cela ne sera pasITu quitteras cette maison demain, sinon ce soir, ou si tu persistes à vouloir la main de cette enfant, et la vie de cet homme, je ne ménage plus rien.

HENRI

Vous n’avec-donc pas peur que le scandale rejaillisse sur vous ?

HBR BAUT.

Ce dont j’ai peur c'est d’étre éclaboussé par du sang, et par le sang d’un homme d’honneur.

HENRI

Ainsi vous êtes résolu?

HBRBA UT.

A tout.

HENRI

Vous voulez que je parte?

HBRBAUT.

Oui, et que le baron de Bersac, disparaisse.

HBNRI.

Aujourd’hui?

HBRBAUT.

Sur le champ.

HBNRI.

Soit I C’est votre dernier mot? (SIleDee d’Hetbaat. U remonte an fond do théâtre.) Vous ne reverrez plus, je vous le jure, le baron de Bersac I mais le baron à sa vengeance prête! Vous l’aurez voulu mon père I (ii lort.)

LES ING a ATS

Page 1