SCÈNE VIII
Lbs Memes, PATUREL, eolrant braïqoenMot, noe d^pjcbe il la
maia.
PATUREL
Commandant! Où est le commandant? Il faut que je
parle au commandant!
LETOURNEUH.
11 vous crève les yeux, le commandant!
HERBAUT
Qu'avez-vous?
PATUREL
Commandant... hier... ici même... en causant... qu’est-ce que vous m’avez dit ?
HERBAUT
Veuillez préciser votre question, monsieur, j’y répondrai.
Vous m’avez dit que jamais, — je l’ai bien entendu, jamais — vous ne consentiriez à vous porter,., là-bas...
HERBAUT
Eh ! bien ?
PATUREL
Eh! bien... j’allais partir pour le télégraphe... François court après moi... Il me tend ce papier... « Une dépêche, M. Paturel. » J’ouvre la dépêche... je la lis... « Mon Dieu, M. Paturel, me dit François, vous êtes pâle, il y a un de vos parents malade? — Non. — Mort peut-être ? Ah! si ce n’était que ça!... » Il y avait, il y a... tenez... lisez...
HERBAUT
• La candidature soudaine, imprévue d’Herbaut, change toutes les conditions de la lutte... » Qu’est cela? Que veut dire cela?
PATUREL
Comment, ce que cela veut dire? Cela veut dire que vous vous portez! que j’avais compté sur votre promesse... que
LES INGRATS
j’élais certain d’êlre député... Mon énorme popularité... Et pas de concurrents !
HERBAUT
Il y a une erreur, monsieur, une erreur manifeste.
Allons donc 1... Et la suite de la dépêche? « Lorsque vos adversaires... — les miens !... — ont reçu par dépêche l’adhésion signée Herbaul. »
HERBAUT
Signée Ilerbaut?
PATUREL
« Leur joie insolente, etc. — Ils ont peu de temps, mais ce temps leur suffit pour nous battre^ » C’est clair.
LETOURNEUR
Parfaitement clair I
HERBAUT
Je vous disais qu’il y a erreur, monsieur. Je vous dis maintenant qu’il y a là-dessous une infâmie!
PATUREE.
Mais comment? . ,
HERBAUT. 1
Oui, une infâmie !
RAOUL
Cette colère...
HERBAUT
Nous avons encore le temps de déjouer cette odieuse intrigue, de dévoiler hautement un tel mensonge, (a Patonl.) Télégraphiez immédiatement à votre comité.
Et que dire 7
HERBAUT
Je vous laisse libre.
PATUREL
C’est vrai 1 le télégraphe I c'est superbe, ça va tomber làbas comme un coup de foudre ! (il s’asûed et écrit fébrilement.) « Erreur absolue. » (Raoul, Leloumeur et GenenATe sont b seg ed* téa. Berbaut, à droite^ marche fébrile.)
LES INGRATS
RAOUL
Mal donne.
PATUREL
Mal donne! Non, pas mal donne! (il froîtse le papier.) Peuple on te trompe!...
RAOUL
Mais c’est une proclamation ça !...
PATUREL
C’est juste! (il déchire le papier.)
Cinq minutes de perdues !
PATUREL
Déjà I... c’est effrayant I
RAOUL
Écrivez tout simplement: Ne pas confondre Herbaut qui se porte...
GENEVIÈVE
...Avec le commandant Herbaut qui nese porte pas 1 ! letourneur.
Ce n’est pas malin! (François entre et remet sur un piatean nne lettre h Herbant.)
FRANÇOIS
Une lettre pour M. le commandant, (n sort.)
HERBAUT
Pour moi? (il la décachette.) De la comtesse 1 PATUREL, écrirant.
« Pas confondre commandant Herbaut avec Herbaut: commandant se porte pas... grand citoyen... Herbaut qui se porte simple farceur! » C’est raide! Bah un concurrent! Pourvu que cela arrive à temps, (ii sort rapidement.)
HERBAUT
'^Le misérable! j’avais bien deviné... c'est infâme !
LETOURNEUR
Que d’affaires!... si je n'en deviens pas fou.
LES INGRATS
HBRBADT.
Il faut au contraire garder toute sa raison, on en a besoin !
(Hanri apparaît an fond.)