‹ BoccaceChapitre 101 sur 112 · PROFESSIONS DE FOI · texte numérisé non relu

PROFESSIONS DE FOI

En plus d'un passage de ses œuvres, Boccace se déclare le fils obéissant de l'Eglise. En commençant-lMra^o, il le soumet par avance au jugement de la « mère et maîtresse de tous les hommes, la très sainte Église de Rome1».

Il y a plus. Boccace, comme nous l'apprend son testament, possédait, dans les derniers temps de sa vie, des reliques « recueillies à grand'peine et pendant bien des années dans diverses parties du monde ». Son mobilier comprenait des nappes d'autel, des vases à mettre de l'eau bénite, un tableau représentant la Vierge à côté d'une tête de mort2. D'ailleurs, dans son testament, il fait paraître des sentiments très pieux, ainsi qu'il convenait (1374).

Plusieurs de ses sonnets sont consacrés à louer la

Vierge 3 :

O Reine des anges, ô Marie Qui ornes le Ciel de ton aspect charmant, Étoile, dans la mer tu diriges les navigateurs Au port et tu enseignes le bon chemin.

J'espère en toi et ai toujours espéré en toi ; Tiens -moi compte de l'amour durable et profond Que je te porte et t'ai toujours porté.

mais elles prennent leur diversité de leur conjugaison avec les corps, l'éternité réservée. iCorazzim, Lettere, p. 166.)

i.Suarez affirme avoir vu un bref pontifical autorisant Boccace à recevoir les ordres sacrés malgré l'illégitimité de sa naissance. Cochin, Boccace, p. i3.

L'évêque Angelo Acciajuoli accordait une mission à Boccace, « confiant dans la pureté de sa foi ». — Mansi, Istoria del Decamerone, Florence, 1749, p. 35.

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