‹ BoccaceChapitre 109 sur 112 · HÉ · texte numérisé non relu

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Santa Reparata et autant pour la reconstruction des murailles de la ville; 5 livres à la société Santa Maria de Certaldo ; 10 livres pour la reconstruction de l'église San Jacobo de Certaldo; sa literie à une certaine Bruna qui était restée longtemps à son service, plus un plat en bois de noyer, deux guéridons, Une bouteille, divers ustensiles et des vêtements, une robe en drap de moine, une cape, une gonelle. Il léguait à diverses personnes dont il avait inscrit les noms sur un registre soit de petites sommes, soit des objets; à un monastère de Florence, il donnait des reliques ; à la fabrique de l'église S. Jacobo de Certaldo, un plateau d'albâtre et une nappe de cendal rouge, un tapis d'autel de drap vermillon, un vase d'étain pour l'eau bénite, un petit tapis de drap doublé de cendal jaune; à la femme de Francisco Lapi Bonamichi, Boccace attribuait un tableau de petite dimension où était représentée la Vierge tenant l'enfant Jésus avec une tête de mort à côté d'elle; enfin il faisait ses neveux, les fils de son demi-frère Jacobo, légataires universels pour le surplus de ses biens, meubles et immeubles y compris notamment sa maison de Certaldo1.

Martino da Signa était désigné comme exécuteur testamentaire avec quatre autres citoyens de Florence. Boccace lui donnait l'usufruit de tous ses livres

1. Girolamo Squarciafico dit qu'il laissa un fils naturel, ce qui parait peu admissible d'après cette clause; à vrai dire, Squarciafico écrivait plus de cent ans après^a mort.

excepté un bréviaire, à la condition qu'il prierait pour son âme et laisserait prendre copie de ses œuvres à ceux qui en feraient la demande. A sa mort, ces livres devaient être remis sans exception, et après qu'inventaire en aurait été dressé, au couvent San Spirito, et il était stipulé qu'on les déposerait dans une armoire spéciale où ils resteraient à la disposition de tous ceux qui voudraient les consulter \

Un peu moins de cent ans plus tard, dans la nuit du 22 au 23 mars 1471, un incendie détruisit le couvent, et la bibliothèque de Boccace fut anéantie, alors qu'une heureuse dispersion a sauvé en partie celle de Pétrarque2.

i. De Hortis, StudJ, p. 298.

2. A. Gaspary a mis en doute cet incendie. (Giornale Slorico délia Lett. ltaliana, t. IX (1887), p. 457.)

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