XoveUino (texte Gualteruzzi), nn
tendue « théologie » des anciens n'est que mensonge, et que, en sa qualité de chrétien, il possédait la seule vérité qui importât1. Mais il ne pouvait plus être insensible à ce reproche, lorsqu'il se renouvelait à l'occasion de son commentaire public du « poème sacré » ; aussi le voit-on gémir plutôt que se fâcher2. Il se veut mal de mort d'avoir pu commettre une pareille imprudence3, et cherche des circonstances atténuantes : il n'est pas responsable; ce sont des amis indiscrets qui l'ont poussé4; le vain espoir de glorifier Dante, et la pauvreté trop réelle qui ne cesse de le persécuter, ont eu raison de ses résistances5; mais s'il ne peut revenir sur l'erreur commise0, du moins n'y persévérera-t-il pas : ce peuple ingrat, uniquement adonné au gain, n'entendra pas longtemps un enseignement qui n'est pas l'ait pour lui7.^ Boccace humblement demande pardon, en promettant de ne plus recommencer8 : que son détracteur ne le tourmente donc pas davantage; n'est-il pas assez puni par la cruelle maladie qui ne lui laisse pas de trêve9'?