‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 96 sur 199 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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7. Nouv. I, 3. Il résulte des observations pénétrantes de G. Paris sur cette légende, que Boccace a dû connaître une rédaction où' se trouvaient quelques éléments qui font défaut dans le Novelluto, n° 73 (La Poésie du Moyen âge, 2e série, p. 150-151).

8. Nouv. I, 4; voir n° 54 du Novellino; il y a un réel écart entre les deux contes.

9. I, 9; Novellino n° 51. Ici aucune contestation n'est possible sur l'identité des deux récits.

lui avoir inspiré l'histoire d'Isabella et de Leonetto (VII, 6) l, et l'on possède une rédaction des aventures de Ghismonda (IV. 1), comme de celles de Bernabo da Genova (II, 9), qui semble antérieure au Déca- /néron; mais il est fort probable que Boccace en a connu des versions un peu différentes 2. Des Provençaux, il peut avoir tenu, outre la légende du Cœur mangé3, celle du comte d'Anvers (II, 8), dont les éléments romanesques se trouvent épars dans une quantité de récits 4.

Les modèles français de Boccace seraient très nombreux si l'on s'en rapportait aux ressemblances superficielles, d'ailleurs frappantes, qui ont été depuis longtemps relevées entre plusieurs de ses contes et nos fabliaux. Mais n'y aurait-il pas une question préjudicielle à se poser, celle de savoir si Boccace lisait couramment le français, et s'il avait l'habitude de feuilleter des livres écrits en cette langue? La chose n'a rien d'impossible, et telle de ses œuvres de jeunesse donne à penser qu'il était familier avec notre littérature; mais, pour faire accepter l'idée d'une dépendance exclusive et directe, il faudrait que le rapprochement des textes fournît un argument péremptoire. L. Di Francia a fait ce rapprochement, avec beaucoup de conviction, pour le conte des deux amis (X, 8) et le roman d'Athis et Prophilias, par Alexandre de Bernay8; mais il affaiblit quelque peu sa démonstration en admettant que, pour la dernière

1. L. Di Francia, Giorn. stor., t. 44, p. 89; le système exposé à cet endroit sur la généalogie de ce conte est fort hypothétique.

2. Sur le conte de la Gageure (II, 9), voir ci-dessus, p. 236. Les deux nouvelles anciennes se lisent dans les Novelle letterarie pubbl. a Fi/'enze, t. XVI et XVII (1 755-1 756), p. 673 et dans V Appendice alV illustrazione storica del Decamerone de G. Lami, Milan. 1820.

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