Voir ci-dessus, p
k. Le Roman de Guillaume de la Barre, publié par M. P. Meyer, 1868. 5. Giornale storico, t, 44, p. 34 et suit.
partie du récit, la Disciplina clericalis est la « source directe » de Boccace1. On voit assez mal le conteur opérant sciemment cette contamination de deux versions, en somme voisines, d'un récit identique; est-il plus invraisemblable qu'il en ait connu une troisième rédaction perdue pour nous? — Le conte du « Berceau » (IX, 6) a d'étroits rapports avec un fabliau, que nous possédons sous deux formes au moins, l'une anonyme, [| et l'autre portant le nom de Jean de Boves; la forme anonyme est-elle la source de Boccace? L. Di Francia le croit2; mais pourquoi cette farce n'aurait-elle pas été i connue en Italie par quelque rédaction latine, ou même * italienne3? Le même doute est de mise lorsqu'il s'agit du « Mari trompé, battu et content » (VII, 7) 4, ou du « Mari confesseur » (VII, 5) 5. Dans la nouvelle de Monna Sismonda (VII, 8), l'épisode principal est fourni par le fabliau intitulé « les Tresses » ; mais d'un côté la première partie — artifice de la ficelle qu'une femme s'attache pendant la nuit à l'orteil, et que son amant tire de la rue — est absente dans le poème français, et de l'autre le dénouement, qui introduit la mère et les frères de Monna Sismonda, à la grande confusion d'un Georges Dandin, sont entièrement nouveaux.
On est ainsi amené, soit à supposer, par induction, que Boccace s'est inspiré d'un modèle perdu pour nous, soit à admettre qu'il a usé de la plus grande liberté à