‹ BoileauChapitre 12 sur 12 · LA FIN · texte numérisé non relu

LA FIN

umaire. — - La dernière audience du roi. — L'invitation oyale. — Pourquoi Boileau n'y répondit plus jamais. — )nze années de tristesse et de souffrances. — L'ami des erniers temps. — Ce qui vaut le mieux d'être sourd u aveugle. — Chagrins de la fin de la vie. — Douleur atriotique. — L'abbé Boileau annonce à Brossette la nort de Despréaux. — Comment mourut Boileau. — Une ernière saillie de son génie satirique. — Il avait donc ien des amis!

e 8 mai de l'année 1699, Boileau, l'âme plus triste encore que le visage, se présentait à l'audience du >i, comme lui vieilli et attristé par les malurs qui commençaient à marquer la fin de règne trop glorieux pour ne pas connaître preuve. Le soleil couchant dans les nuages

est bien plus beau encore que le déclin dans un ciel banal.

Racine, l'ami de cœur, la grande passion de Despréaux qui n'en eut pas de plus tendre, Racine était mort la veille (21 avril 1699). Le survivant restait seul chargé d'écrire l'histoire du grand roi, qu'il n'avait plus vu, depuis longtemps déjà. Le roi lui fit l'accueil le plus affectueux. Il affectionnait de prédilection « l'exact, le solide, le laborieux, l'élégant Despréaux. »

On parla longtemps du défunt, en termes tels que, racontant plus tard cette entrevue suprême, l'historiographe disait :

— Sa Majesté m'a parlé de M. Racine d'une manière à donner envie aux courtisans de mourir, s'ils croyaient qu'il parlât d'eux de la sorte, après leur mort.

Il ajoutait, avec une tristesse d'accent qui achève de nous révéler un Boileau inconnu :

— Cependant, cela m'a très peu consolé de la perte de cet illustre ami, qui n'en est pas moins mort, quoique regretté du plus grand' roi de l'univers.

Cette mort rompait des liens de plus de quarante ans, elle laissa Boileau inconsolable.

En vain, le roi, au moment du départ, dit, en levant la longue audience :

— Souvenez-vous que j'ai toujours une heure par semaine à vous donner quand vous voudrez venir !

Boileau ne profita point de cette royale invitation.

A ceux qui l'exhortaient à y répondre, du moins de temps en temps, il répondait, non sans brusquerie :

— Qu'irais-je y faire? Je ne sais plus louer. Il rentra dans sa solitude studieuse (i)pour

n'en plus sortir.

(i) En 1698, Boileau avait publié, avec une préface, ses trois dernières Epitres, composées en 1696, et la xie satire, sur l'Honneur. Trois ans après, en 1701, il donna une nouvelle édition complète de ses Œuvres, la dernière qui ait paru de son vivant. La triste satire sur VEquivoque, qui est la xne, se rapporte à l'année 1705. Le Dialogue sur les héros de roman, œuvre de sa jeunesse (1664), fut imprimé pour la première fois en 17 10, avec trois Réflexions finales de Longin : de toutes ces nouvelles publications, c'est la seule qui ne soit pas « l'un des derniers fruits de sa verve ». Ainsi se termine l'histoire des Œuvres de Boileau ; l'édition de 171 3, dont il avait commencé mais ne put finir la préparation, résuma et réunit, deux ans après sa mort, tout ce que son génie poétique avait produit depuis 1660. (Aubertin, Vie de Boileau, § iv.)

Les onze années qui suivirent furent pour Boileau, raconte Louis Racine, onze années d'infirmité et de retraite. Sa santé, qui n'avait jamais été très florissante, s'affaiblissait et empirait de jour en jour.

En 1687, les médecins l'avaient envoyé à Bourbon prendre les eaux : remède assez bizarre, remarque assez naïvement Racine le fils, pour une extinction de voix. Il l'avait perdue entièrement et tout à coup, à la fin d'un vilain rhume ; et, se regardant comme un homme inutile au monde, il s'abandonnait à son affliction; mon père le consolait en l'assurant qu'il retrouverait la voix comme il l'avait perdue, et qu'au moment qu'il s'y attendrait le moins elle reviendrait(i). La prédiction fut véritable : les remèdes ne

(1) Nous avons déjà vu que la prédiction était de Louis XIV lui-même.

firent rien, et la voix, six mois après, revint tout à coup (i).

Mais, bien d'autres incommodités et infirmités non moins graves ne tardèrent pas à fondre sur lui. Il s'en laissait accabler.

Dès 1706, ses biographes nous le représentent tourmenté de rhumes et de tournements de tête, attaqué de surdité et presque aveugle, perclus des jambes, perdant la mémoire, et de plus en plus misanthrope.

Dans sa correspondance avec Brossette, cet accablement se fait jour, quasi à chaque lettre. Il écrit le 7 janvier 1709 :

— Vous êtes, Monsieur, l'ami du monde le plus commode et envers lequel on peut le plus impunément faillir. Dans le temps que je m'épuise à chercher vainement dans mon esprit des raisons pour excuser ma négligence à votre égard, c'est vous-même qui vous déclarez le négligent, et peu s'en faut que vous ne me demandiez pardon de tous mes crimes. Je vois bien ce que c'est, vous me regardez

(1) Lettres de Boileau à Racine et de Racine à Boileau. Avertissement de Louis Racine, p. 88.

comme un malade qu'il ne faut point chagriner, et vous ne vous trompez pas, Monsieur ; je suis malade, et vraiment malade. La vieillesse m'accable de tous côtés. L'ouïe me manque, ma vue s'éteint, je n'ai plus de jambes, et je ne saurais plus ni monter ni descendre qu'appuyé sur le bras d'autrui. Enfin, je ne suis plus rien de ce que j'étais, et pour comble de misère, il me reste un malheureux souvenir de ce que j'ai été...

Ce Brossette, que nous avons déjà rencontré dans le cours de ce récit, fut certainement une des rares consolations de la triste vieillesse du poète. Il fut comme l'ami de la dernière heure.

Avocat au parlement de Dijon, il n'avait pas vingt-sept ans, lorsque, en 1698, épris d'une passion sincère pour les poésies de Boileau, il vint le voir à Paris, lui faire hommage de son admiration et solliciter l'honneur de commenter ses vers.

C'est le premier en date des a Saumaises futurs » que Despre'aux s'était prédit à luimême (i), et celui qui a épargné le plus de « tortures » à ses successeurs.

Il visita son « grand homme » deux fois seulement, et la seconde fois en 1702 ; mais il emporta du moins, de ces deux visites, une impression qui suffit à entretenir jusqu'à la fin, dans son âme, le feu sacré de l'enthousiasme. Il supplée du mieux qu'il peut aux irréparables lacunes de l'éloignement : il envoie à Boileau des cadeaux de jambons, de fromage, de vin de Condrieu, et, ce qui vaut mieux que ces effusions d'une amitié un peu provinciale, il lui écrit force lettres, dont nous possédons une bonne partie (2). La correspondance de Boileau avec Brossette est au pre-

(1) Et déjà vous croyez dans vos rimes obscures, Aux Saumaises futurs préparer des tortures.

Claude Saumaise était surnommé le prince des commentateurs. Il a laissé 80 ouvrages imprimés et plus de 60 manuscrits.

(2) Elle a été publiée en i858, sur les manuscrits originaux, chez Techener, par les soins d'un érudit consciencieux, M. Auguste Laverdet, avec une curieuse introduction de Jules Janin.

mier rang des documents intéressants à consulter sur la vie et les ouvrages du poète (i).

Le jeune admirateur s'y montre aussi dévoué à la gloire qu'au bonheur de son illustre ami. Le voyant préoccupé de la perte de l'ouïe, il s'ingénie à l'en consoler, de la façon la plus ingénieuse et la plus touchante :

— Je me trouvai, il y a quelque temps, lui écrit-il à la date du 3i décembre 1708, dans une assemblée de gens distingués par leur rang et par leur esprit, dans laquelle on vint insensiblement à raisonner sur une question que je fis naître, au sujet de l'état d'un homme qui serait sourd, et de celui d'un homme qui serait aveugle : savoir laquelle de ces deux infirmités est la moins incommode. On disputa longtemps là-dessus, et je vis une chose à laquelle je vous avoue que je ne m'attendais pas, je veux dire que les avis furent partagés, sur une chose qui ne me semblait pas susceptible [de contestation. Les uns furent pour la surdité, les autres préférèrent la cécité ; et l'on poussa si loin les réflexions que je crus voir

(l)Cf. AUBERTIN, Op. Cit.

— 32g — revivre les éloges ridicules que l'on a faits, autrefois, de la goutte et de la folie. Cependant la question demeura non seulement indécise, mais elle se répandit de telle sorte, qu'elle fait présentement, à Lyon, le sujet de plusieurs entretiens. Je ne vous dirai point le parti que j'ai soutenu, ni les raisons dont je me suis servi pour l'appuyer ; mais enfin hier je me trouvai dans l'occasion de les faire valoir de nouveau, et après bien des paroles perdues, nous convînmes tous que je prendrais la liberté de vous exposer simplement la question, et que la décision que vous m'enverriez nous servirait de règle pour terminer cette longue dispute.

Le malheureux vieillard ne semble pas avoir vu là un piège, innocemment tendu à son esprit pour lui suggérer des motifs de consolation. Il répond, avec une candeur parfaite, le 7 janvier 1709 :

— Je viens maintenant à votre dernière lettre. Vous m'y proposez une question qui a, dites-vous, agité beaucoup de gens habiles dans votre ville, et qui pourtant, à mon avis, ne souffre point de contestation. Car, qu'est-ce

— 33o — que l'ouïe au prix de la vue ? Vivre et voir le jour sont deux synonymes. Les yeux au de'faut des oreilles entendent ; mais les oreilles ne voient point. J'ai vu un sourd-né à qui, par la vue, on faisait entendre jusqu'au mystère de la Trinité'....

Ravi de son succès, le bon Brossette (i) ne se tient plus de joie :

— Que je vous sais bon gré, Monsieur, de préférer les avantages de la vue à ceux de l'ouïe ! Quelle comparaison y a-t-il entre l'un

(i) Dans le transport de son admiration, Brossette imagina, en 1709, de la traduire en vers :

Souviens-toi qu'en mon cœur tes e'crits firent naître L'ambitieux désir de voir et de connaître L'arbitre, le censeur du Parnasse François, Le digne historien du plus grand de nos rois.

Je te vis, je t'aimai. Mon heureuse jeunesse, Boileau, ne déplut point à ta sage vieillesse, Tu souffris que j'allasse écouter tes leçons, Tu daignas m'enrichir de tes doctes moissons. Tu m'instruisis à fond de tes divins ouvrages, Et tes écrits pour moi n'eurent plus de nuages.

Tu fis plus : secondant ma curieuse ardeur, Tu commis à ma foi les secrets de ton cœur, Souvent tu m'entretins de tes mœurs, de ta vie, Des puissants ennemis que t'opposa l'envie, Des honneurs éclatants où tu fus appelé : Tes chagrins, tes plaisirs, tout me fut révélé. Mon esprit, enchanté de toutes ces merveilles, Occupait tout entier mes avides oreilles,

— 33i — et l'autre de ces sens ? Entre le son et la lumière ? Les objets qui frappent nos yeux sont infiniment plus prompts, plus variés, plus étendus et plus touchants, que les objets qui frappent nos oreilles. Le ciel, la terre, le divin spectacle de la nature, le grand théâtre de l'univers, tout se manifeste à nous, en un instant, par un simple mouvement des yeux.

Ajoutez à tout cela que le plaisir de la vue nous est propre, et ne dépend,pour ainsi dire, que de nous seuls, au lieu que celui de l'ouïe

Et dans les traits naïfs de ce vivant tableau

Je vis à découvert l'âme du grand Boileau.

Mais, dans quelque haut lieu que ta muse te mette,

Je vis l'homme d'honneur au-dessus du poète. O toi, qui peux transmettre à la postérité

Des vers marqués au coin de l'immortalité ;

Toi qui, dans tes écrits chantés sur le Parnasse,

Es moins l'imitateur que le rival d'Horace ;

Toi dont le dieu des vers prend le nom et la voix

Pour régler son empire et dispenser ses loix ; Vois le comble de gloire où mon esprit aspire, Quand tu dis qu'Apollon en ma faveur t'inspire, Boileau, tu me promets un bonheur éternel. Le moindre de tes vers peut me rendre immortel. Fais qu'un long avenir de mon nom s'entretienne, Qu'il connaisse ma gloire en admirant la tienne, Et que ma renommée, emplissant l'univers, Puisse aller aussi loin que le bruit de tes vers.

Le vœu de Brossette a été exaucé, et son nom est inséparable de celui de Boileau.

nous est moins particulier. Nous n'avons besoin que de nous-mêmes pour y voir ; mais pour entendre nous avons besoin du secours d'autrui ; il faut que quelqu'un nous parle.

Aux souffrances et aux infirmités s'ajoutaient les ennuis que lui attirait son attachement aux personnes et aussi aux choses du jansénisme. Son Epître sur V amour de Dieu, vers iyo3, lui valut des attaques auxquelles il fut extrêmement sensible, et la triste satire sur V Equivoque lui suscita jusqu'à sa mort mille tracasseries. « Mais, dit M. Aubertin, ce qui, chez lui, dominait tout, même les chagrins personnels, c'était le sentiment irrité du déclin où d'indignes successeurs de Racine et de Molière laissaient momentanément toutes les lettres françaises : c'était aussi la douleur dont son âme était navrée, à la vue des désastres de la France ».

Sous cette impression de douleur patrioti-

que, il écrit à Brossette, non sans quelque humeur, à la date du 5 mai 1709 :

— Je ne saurais assez vous admirer, vous et vos confrères académiciens, de la liberté d'esprit que vous conservez au milieu des malheurs publics, et je suis ravi que vous vous appliquiez plutôt à parler des funérailles des anciens, qu'à faire les funérailles delà félicité publique, morte en France depuis plus de quatre ans. Cela s'appelle être philosophe, et marcher sur les pas d'Archimède, qu'on trouva faisant une démonstration géométrique dans le temps qu'on prenait d'assaut la ville de Syracuse où il était enfermé.

Puis, à quelque temps de là, le 1 1 décembre 1710 :

— Je m'en vais demain envoyer quérir votre vin de Condrieu. Peut-être me réjouira-t-il un peu le cœur, qui est franchement ce que j'ai de plus malade, jusque-là que mes valets me trouvent souvent sur mon fauteuil, dans mon cabinet, ayant perdu toute connaissance.

Ce fut sa dernière lettre.

Le 27 mars 1 7 1 1 , ce fut l'abbé Boileau qui e'crivit à Brossette :

— Je ne suis nullement en état, Monsieur, de faire une réponse aussi ample que je devrais à l'obligeante lettre qui vient de m'être rendue de votre part, du 24 de ce mois. L'affliction que j'ai dans le cœur de la perte que j'ai faite de mon frère, dont j'étais l'aîné de presque deux ans, ne me laisse pas la tête assez libre, pour satisfaire, comme je voudrais, à ce désir.

Permettez-moi donc, Monsieur, de vous dire seulement que sa mort a été très chrétienne, et qu'il a donné la plus grande partie de ses biens (1) aux pauvres. Il est passé en

(1) Voici l'analyse que M. Daunou a donnée du testament de Boileau, qui fut publié pour la première fois en i82i,parM. de Saint-Sernin : « Boileau lais sait à son frère Jacques une somme de 25. 000 livres ; à sa sœur du premier lit, Mme de Boissinat, 10.000 livres ; à Mme Mauchon, sa sœur, 10.000 livres ; à sa nièce, M119 Boileau-Despréaux, 10.000 ; à son neveu, le greffier Dongois, 5. 000 ; à Mme La Chapelle, sa nièce, 5.ooo ; à M. Boileau, son cousin, payeur des rentes du clergé, une pension viagère de 5oo livres ;

l'autre vie à dix heures du soir, le u de ce mois, âgé de soixante-quatorze ans et quatre mois, étant né le ier de novembre en l'année i636. Il avait été baptisé à la Sainte Chapelle Royale de Paris, où il est enterré avec ses parents, dans le tombeau de notre famille, plusieurs desquels ont été chanoines et trésoriers de la Sainte Chapelle.

Le i3 (et non le 1 1 comme le dit par erreur l'abbé Boileau) mars 171 1, Boileau mourut, à Paris, au cloître Notre-Dame, d'une hydropisie de poitrine.

à son valet de chambre, Jean Beurest, 6.000 livres, outre les gages qui se trouveraient lui être dus, et, de plus, les habits, hardes, linges servant à la personne du testateur ; à sa servante, 4.000 livres ; à son petit laquais, i.5oo livres ; à son cocher, 5oo livres ; à Antoine, ci-devant son jardinier d'Auteuil, 5oo livres ; et tout le surplus de la valeur de ses biens meubles et immeubles, aux pauvres. — Toutes les sommes énonce'es dans ce testament forment un capital de 87.500 livres, et comme Boileau suppose qu'il se trouvera un surplus dont il dispose en faveur de six paroisses de la cité, on a lieu de conclure qu'il laissait environ 90.000 francs. Or, il avait hérité de son père, en 1657, d'une somme de 12.000 écus ou 36. 000 livres, dont il avait placé le tiers à fonds perdus. Le capital restant s'était donc sensiblement accru, et le poète du bon sens, pourvu d'ailleurs de solides pensions, avait été un très sage économe de son bien. (Aubertin, op.cit).

C'est là qu'il demeurait, chez son confesseur, le chanoine Le Noir, depuis qu'il avait vendu sa maison d'Auteuil, en 1705.

« Malgré sa vive piété, un peu austère sous la direction qu'il avait choisie, il conserva jusqu'au dernier moment, dit Louis Racine, le caractère du poète. »

Son ami Le Verrier crut l'amuser par la lecture d'une tragédie qui, dans sa nouveauté, faisait beaucoup de bruit. Après la lecture du premier acte, il s'écria :

— Eh ! mon ami, ne mourrai-je pas assez promptement ? Les Pradons, dont nous nous sommes moqués dans notre jeunesse, étaient des soleils auprès de ceux-ci.

Le satirique restait fidèle à son tempérament et à son goût, qui ne devaient pas connaître de défaillance, même dans la mort.

Comme il l'avait recommandé dans son testament, on l'inhuma (1) « sans pompe et sans

(1) Ses restes, exhume's de la Sainte-Chapelle en 1800, reposèrent jusqu'en 1819 dans le jardin des Petits-Augustins. Ils en furent extraits le 14 juillet de cette même année et transférés, en présence de l'Académie française et de l'Académie des Inscriptions, à l'église de Saint-Germain des Prés.

faste ». Tandis que le nombreux cortège de ses funérailles défilait, une femme du peuple ne put s'empêcher de s'écrier :

— Il avait donc bien des amis, cet homme qui disait du mal de tout le monde !...

C'est que, s'il fut un critique inexorable pour le mauvais goût, Boileau avait toujours été un ami sûr, un caractère intègre et un noble cœur.

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