Ibid. — Voir ci-dessus, p. 28, note
mencer les hostilités ; ce fut en 1678, dans une préface à la traduction qu'il donna du Seau enlevé de Tassoni. Bois -Robert et Desinarets* avaient, les premiers, attaqué les Anciens; leurs arguments, notamment contre Homère > étaient renouvelés par Pierre dans sa préface. On y trouve la plupart des idées que Charles devait reprendre et développer, vingt ans après ; cela se terminait par cette allusioD au satirique : « Je ne doute point que ce que je viens de dire ne soit trouvé téméraire par les amateurs de TAntiquité.... Mais, quand ce serait à moi une témérité d'oser me déclarer contre une opinion générale et si bien établie, ne me le voudrait-on pas permettre, puisque la satire se donne bien aujourd'hui la licence de reprendre les mœurs , de censurer les ouvrages et de les tourner en ridicule avec leurs auteurs? Et, si on le trouve bon ainsi, pourquoi ne trouvera-t-on pas encore meilleur que je loue ces ouvrages, et que je tâche de défendre Thonneur de notre siècle à l'égard des Lettres, dont notre monarque s'est déclaré particulièrement le protecteur? €ar, en tout cas et en quelque sens que le puisse prendre la satire, elle n'a pas plus le droit de mordre et de déchirer , que j'en puis avoir de louer et d'approuver ; et, l'autorité des auteurs satiriques n'étant pas plus établie que la mienne, leur sentiment ne doit non plus servir de loi pour décider