CHAPITRE PREMIER
Dans les temps de la préhistoire, les Omljriens, un des peuples les plus civilisés de la Péninsule, s'étaient installés sur les deux versants de l'Apennin. Des fouilles opérées en 1877, à Bologne, près de l'église Saint-François et près de la Chartreuse, cimetière situé à 3 kilomètres de la ville, ont mis à jour des vestiges importants de leur civilisation. Les Ombriens se fondirent avec les étrusques quand, vers le vT siècle a\ant notre ère, ces derniers envahirent la plaine du Pô. On a découvert, aux environs de Bologne, les tombeaux étrusques rappelant ceux découverts à Chiusi-Corneto, en Toscanes ou dans la campagne romaine. On peut voir sur un vase de bronze du V" siècle, au Musée civique, une
scène de sacrifices et de la vie journalière étrusques témoignant d une influence hellénique. Malgré la gaucherie de l'exécution, l'amphore représentant Mènèlas et Hélène, dans la salle étrusque du même ^lusée, est sans nul doute d'origine grecque. Vers 400 avant Jésus-Christ, les Celtes envahirent l'Italie septentrionale ; une partie d'entre eux. les Boiens, s'établirent au nord de llûrurie, sur la rive droite du Pô et prirent pour capitale Felsina, devenue Bononia, du celte Bonon, qui signifie près des montagnes. En 193, lors de la deuxième guerre punique. Bologne se déclara pour Annibal ; quelques années après, elle devenait
Tombeaux ombiiei.
colonie romaine et, sous le consulat de C. Lœlius, parvenait à une grande prospérité. Ses places se couvrirent alors de temples. Ce fut aussi vers cet te époque que la création de plusieurs routes — via Emilia. via Flaminia — firent d'elle un centre commercial important, ainsi c[u'un traitd'union entre la Romagne et la Gaule cispadane. Bologne fut, aux iiT et iV siècles de l'ère chrétienne, le théâtre de persécutions sanglantes. Saint Apollinaire, évèque de Ravenne, évangélisa le premier la ville. Les corps des mart3T& Vitale et Agricola sont conservés à l'église Saint-Pierre et Saint-Paul. Bologne avait choisi pour patron l'évêciue Pétrone, qui était à la tète du pouvoir ecclésiastique Bolonais sous \^alentinien III, empereur d'Occident, dernier rejeton du grand Théodose. Inféodée à l'exarchat grec, elle n'eiit pas à souffrir des Huns d'Attila (452;, des Vandales de Genséric (456),. non plus que des Ostrogoths. conduits par leur roi Théodoric 4f^g^ Au
VIII'' siècle, elle tomba aux mains des Lombards. Le roi Astulphe sétant rendu maître de toutes les possessions de l'empire romain, y compris du territoire de l'exarchat, se proposait de marcher sur Rome quand « Grégoire III eut recours à Pépin, roi de France, qui envoj'a une armée en Italie, défit les Lombards, prit Ravenne et la donna au Pape, ainsi que toutes les terres qui dépendaient de son exarchat ». Bologne resta un siècle sous la domination des Francs. Libérée du pouvoir laïque par Othon le Grand, en 950, elle se donna une constitution qui constituait trois conseils : le Conseil général (4.000 citoyens), le Conseil spécial (4001 et le Conseil de Credenza (magistrats municipaux). Ces trois Conseils élisaient les magistrats, à la tète desquels étaient les consuls auxquels incombaient les soins du gouvernement de la ville. L'empereur Henri V, lors de ses démêlés avec Grégoire VII et Pascal II, déclara Bologne ville libre, vers 11 12, et l'autorisa à porter dans ses armes la devise : Liber tas. La ville résista à l'autoritarisme de Frédéric Barberousse. La paix de Constance (1183), en libérant l'Italie septentrionale des attaques des troupes impériales, confirma les libertés iDrécédemment acquises. Bologne, gouvernée par un Podestat, s'accrut toujours davantage et devint un foyer de richesse et un centre intellectuel de plus en plus important.
Nous arrivons ainsi au xiu'' siècle, moment où apparaissent en Italie les noms de Guelfes et de Gibelins, dont s'affublent, dans les villes de la Péninsule, les partis qui prétendent, tour à tour, y dominer. Frédéric II entre en scène comme chef de la faction gibeline, ainsi que ses successeurs de la maison de Souabe, appuyés des rois de Naples et des seigneurs eh général. Le parti guelfe comprend les cités ou républiques, les ligues des villes lombardes, et habituellement les princes dépossédés ou compétiteurs de trônes : à leur tète est le jDape. Bologne prit parti pour les guelfes et s'allia avec Innocent lY contre Frédéric II. Celui-ci, battu une première fois à Parme 1248), éprouva vin nouvel échec à la bataille de Fossalta (1249), où son fils Enzo, légat de l'empire pour toute l'Italie, tomba aux mains des Bolonais qui le retinrent prisonnier, jusqu'à sa mort, dans le palais qui a gardé son nom. La victoire de Fossalta valut à Bologne les alliances de nombreuses cités delà Romagne. Mais la République fut déchirée par les factions rivales des Geremei et des Lambertazzi aspirant à la Seigneurie, et dont les prétentions aboutirent plusieurs fois à des luttes sanglantes. Cependant, vers 1266, la République promulguait» la célèbre loi sur l'abolition de l'esclavage — ^cgge di rcdenzione — bientôt suivie de la création d'une police pour la défense de la démocratie Bolonaise contre les agissements de la noblesse (1272). Les dernières
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iinnées du siècle furent troublées par des guerres malheureuses avec
Musée. — Vase de bronze étrusque.
Forli I 1274) et Faenza. L'intervention pacifique de Florence et d'Innocent VIII amenèrent la cessation des hostilités entre Bologne. .Modène et Ferrare (1295-9S).
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Le XI \" siècle devait apporter à la République de nombreuses vicissitudes. Un riche banquier bolonais, Komeci Pepoli, avait su mettre à profit ses relations, en Italie, et au dehors, jiour se créer une brillante fortune. Homme sage, très charitable, il venait de marier sa fille au marquis de Ferrare. Il employa aussi son autorité pour s'interposer avec succès, lorsqu'en 1320 Bologne fut sur le point de perdre son Université, et pour apaiser les démêlés surv^enus entre le recteur et la municipalité. 31alheureusement Pciioli abusa du pouvoir et dut quitter la ville, ainsi que tous ses partisans. Sur ces entrefaites. Louis V 1314-1317) venait de monter sur le trône d'-VUemagne. lîolognc, effrayée par ce puissant ennemi dont les partisans ravageaient le paj's environnant, demanda aide et protectit)n au pape Jean XXII qui envoya comme légat le cardinal Bertrand del Poggetto. Ses exactions et son absolutisme soulevèrent le peuple qui le chassa de Bologne. En même temps, Taddeo Pepoli, dont le père venait de mourir en exil, rentrait à Bologne et y était nommé capitaine général, puis Seigneur (1337^. Son gouvernement fut d'une grande modération. Ses manières affables, ses largesses princières, sa générosité pendant les années de famine, lui méritèrent le nom de Père de la Patrie. Taddeo faisait construire un palais quand sévit la terrible peste de 1347. Sa conduite admirable pendant le fléau en fit une des premières victimes. Ses restes furent déposés, au milieu de la douleur générale, dans une des chapelles Saint-.Micher de l'église Saint-Dominique. Ses deux fils, Giovanni et Giacomo. loin de continuer le sage gouvernement de leur père, se jetèrent dans toutes sortes d'intrigues et, après des luttes malheureuses avec Forli et Faenza. s'allièrent à Giovanni Visconti, archevêc^ue et duc de Milan, auquel ils vendirent en secret la Seigneurie Bolonaise (22 octobre 1350). A'isconti nomma comme Podestat, son fils naturel, Giovanni da Oleggio, qui chassa de la ville les frères Pepoli et tous leurs partisans. Bologne resta sous la domination des Visconti jusqu'à l'arrivée du cardinal Albornoz qui. le 31 mars 1360. s'emparait de la ville pour le comjjte d'Innocent \'I (1352-1362^ Albornoz jusqu'à sa mort 1367) présida aux destinées de la Romagne avec autant de sagesse que de prudence. Les familles qui avaient fui les persécutions d'Oleggio. — Pepoli, Bentivogli, Vizzani, — rentrèrent dans leurs foyers. Le cardinal rétablit les magistrats et les consuls dans les charges dont le tyran les avait dépouillés. Il dota la cité de beaux monuments, comme le collège d'Espagne, dont nous parlerons au chapitre de l'architecture, et procéda à l'embellissement du Palais public. L'Université, dont la fimdation remonterait à Théodore le Grand (5251, et qui. i)ar l'inlroduciion de l'étude des lois romaines, au
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XI' siècle, et par l'enseignement des Glossateurs, au siècle suivant, avait acquis une réputation universelle, fut l'objet de la sollicitude particulière du légat, épris à un égal degré des Sciences et des Lettres. Elle reçut de nombreux étudiants accourus de tous les points d'Europe et en compta jusciu'à 10.000 à cette épocjue. C'est à Bologne que furent données les premières leçons d'anatomie du corps humain etqueLuigi Galvani découvrit, en 178g, le galvanisme. Le sagegouvernement d'Albornozeut sur Bologne
S.iint-Jairques Majeur. — Tombe.ui ù'Ainoii Galeazzo Bentivoglio, par J. dtlla Quercia.
d'heureux effets. Même après la mort du prélat elle resta soumise à la Curie, et demeura fidèle au Saint-vSiège pendant le grand schisme d'Occident, en dépit des discordes civiles des Zambeccari, des Gozzadini et des Bentivogli pour s'emparer du pouvoir (1388) et des tentatives des Visconti pour reprendre la ville (1390).
Le XV" siècle devait donner Bologne à la puissante famille des P)entivogli. l)e]»uis plusieurs années ceux-ci et leurs partisans tendaient à exercer sur la cité leur suprénuitie. En 1401, Giovanni 1 l'enUvogIi<i entrait de force à l'I lolel de \'illc et se faisait élire Seigneur. A cette nouvelle, G. Galéas \'iM'i)nii. dur de .Milan, entre en campagne, bat les
troupes de Bentivoglio à Casalecchio (26 juin 1402), assiège lîoloone et met à mort Giovanni I. Dix-huit ans plus tard, le fils de ce dernier, .\nton (ialeazzo, résolut de conquérir, à son liuir, la tlignité de Sig>lorc. \ laide de mercenaires qu'il fit entrer secrètement à Bologne, il réussit, comme jadis son père, à s'emparer de l'Hôtel de Ville. Proclamé Sigiiore par le ])euple, Anton Galeazzo réunit les Conseils et nomma aux magistratures ])ubliques des partisans éprouvés qui, dès leur entrée en charge, prononcèrent la peine du bannissement contre tous les membres du ])arli opposant ayant à sa tète la noble famille des Canetoli. 31ais lientivoglio, attaqué par le condottiere Braccio da .Montone, au service du pape Martin V qui voulait faire rentrer Bologne sous la domination de l'Église, était contraint de fuir, avec sa femme, son fils Annibal et de se réfugier dans sa forteresse de Castel Bolognese. Dix ans jjIus tard, il obtenait d'Eugène IV la permission de revenir à Bologne. Le 4 décembre 1435, il réintégrait le palais familial et il recevait un accueil triomphal de ses nombreux partisans. Mais le podestat pontifical, Baldassare da Offida, dans la crainte de voir le peuple élire Bentivoglio Sigiiorc, le fit traîtreusement assassiner. En 1438, Annibal I, fils d'Anton Galeazzo, arrivait à Bologne, à la demande de nombreux amis, lassés des discordes civiles. La puissance du jeune homme s'affirmant de jour en jour, il demandait et obtenait, en 1442, la main de Dorina Visconti, parente du duc de .Milan. .^lais l'année suivante, Xiccolo Piccinino, généralissime des Visconti, s emparait de sa personne, l'emmenait en captivité dans la forteresse de Varano, jniis dans celle de Parme, d'où il s'évadait, grâce au noble (Taleazzo Marescotti dont le portrait nous a été transmis par une médaille de Spèrandio de Mantoue.
Proclamé Seigneur de Bologne, en 1443. .Vnnibal tombait, au bout de deux années, sous le poignard des Canetoli et des Ghisilieri, jaloux de sa puissance. A ce vaillant citoyen. c[ui n'avait cpic trente-cinti ans, considéré comme un martyr de la patrie, son fils Giovanni II éleva, plus tard, dans l'église Saint- Jacques-le-Majeur, un sup(>r1)e bas-relief équestre de marbre, œuvre de Nicolo dell'Arca (chapelle Bentivoglio).
Pendant la minorité de Giovanni II, la régence fut occupée jjar Santc. fils naturel d'Ercole, frère d" Annibal 1. (|u'on découvrit à Florence, où il avait été placé en apprentissage chez un drapier. Le gouvernement de Santé fut prudent et doux. Il épousa, l'an 1454, Ginevra Sforza, fille du seigneur de Pesaro. Vainqueur de conjurations ourdies contre lui. Saute n'eut plus qu'à jouir sans réserve de la fortune c[ui l'avait conduit de la plus basse condition aux plus grands honneurs. 11 venait de commencer
HISTOIRE DE BOLOGNE ii
l'édification (run palais magnifique, sur le dessin de Pagno di Lapo Portio'iani, assisté du florentin 3lichelozzo. lorsque la mort le jfrappa. le i"' octobre 1463. Son neveu, Giovanni II, lui succéda au pouvoir, sans
Saint-Jacques-le-Majeur. — Relief d'Annibal I Bentivoglio, de N. deU'Arca.
nulle opjiosiiion. lùi 1464. il éjjousait la veuve de Santé, la belle Ciinevra et, deux ans ])lus lard, il était proclamé Seigneur de Bologne. Avec Giovanni 11 commence la période de la Renaissance Bolonaise. Secondé par sa femme, \irile et altière dans les engagements politicjues, toute dévouée à ses amis, féroce à l'endroit de ses ennemis, infatigable dans l'art d'ins-
pirer de l'énergie aux siens et d'entretenir le peuple dans le culte des Bentivogli, (iiovanni II, sut, comme la plupart des Podestats de l'époque, attirer à sa cour des représentants des Sciences et des Lettres, ainsi que des artistes, comme Francesco Cossa, et ce Lorenzo Costa auquel il fit exécuter un tableau votif, placé dans la chapelle Bentivoglio 'église Saint- Jacques), au lendemain d'un complot tramé contre lui (1488^ '.
Cet habile politique fut. en quelque sorte, le rénovateur de Bologne. Grâce à lui. la \ille perdit son caractère médiéval. Il la fit participer au grand mouvement de la Renaissance par les constructions de stj^le nouveau qu'il y commanda, donnant ainsi aux familles Bolonaises un excellent exemple à suivre. Les rues actuelles de la ville, la majeure partie des places, la physionomie artistique de Bologne proviennent des sages réformes de celui qu'on surnommait à bon droit « le Magnifique ». Et c'est avec raison qu'on a dit que la chute du pouvoir de ce grand seigneur fut la catastrophe de la Beauté. Giovanni II consolida son pouvoir par d'heureuses alliances avec Florence et 31ilan et par les mariages de ses enfants. Pendant les campagnes de César Borgia en Romagne. il se déclara contre le Saint-Siège. A la mort d'Alexandre VI. Jules II. sur la demande des nobles Bolonais Marescotti et 31alvezzi en butte aux exactions des fils de Giovanni II. marcha contre Bologne qu'il incorporait aux Htats de l'Kglise. au mois de novembre 1506. Montée par les ennemis des Bentivogli. la populace furieuse mit à sac et détruisit le palais superbe commencé par Santé et achevé par Giovanni II. Des œuvres d'art admirables, des meubles somptueux réunis par Bentivoglio. rien ne subsista. Giovanni mourut peu après à Brescello (1507). Ses traits, perpétués en bas-reliefs par un artiste inconnu, se voient dans l'église de Saint- Jacques Majeur (chapelle Bentivoglio^ .
Les malversations de F. Alidosi. légat de Jules II, excitèrent le mécontentement des Bolonais. iVnnibal II Bentivoglio, fils de Giovanni II. aidé des Milanais et des Français, en profita pour réintégrer Bologne et se faire proclamer .Seigneur (151 1). Mais l'année suivante, il était contraint
' Giovanni II figure dans cette œuvre avec toute sa famille. Il a prés de lui ses quatre fils : Annibal, qui épousa Lucrèce d'Esté, princesse de Fcrrare (1487) : Antoine-Galéas; Alexandre, mari d'Ippolita Simonetti. parente du duc de Milan (1492) ; et Ermete. De l'autre côté de la Madone à l'Enfant occupant le milieu du tableau, sont représentées : sa femme. Genièvre Sforza, et leurs filles : l'abbesse Camille, l'ainée; puis Françoise, épouse de Galeotto Manfredi. seigneur de Faenza; Blanche, mariée à RicoUo Rangoni de Modéne ; Violante à Pandolfo Malatesta, seigneur de Rimini; Laure à Jean de Gonzague, frère du duc de Mantoue ; Isotta qui porta le nom d'Octave Riario : et Éléonore, celui de Gilbert Pie, seigneur de Carpi.
de quitter la ville assiégée par les troupes de Jules II, que commandait François-Marie de la Rovère, neveu du pape.
Depuis lors, Bologne perdit sa propre indépendance et passa sous la domination des légats pontificaux. Elle fut le théâtre de l'entrevue de l.éon X et de François I''', lors de la signature du fameux concordat de 1515. L"an 1530. Charlesy uint y était couronné empereur par Clément VII.
Elle jouit dorénavant d'une paix durable et d'une large prospérité. Rattachée par Bonaparte à la République cisalpine, en 1796. elle rentra, en 1815. sous le protectorat de l'Eglise. Ses velléités d'indépendance à l'endroit du Saint-Siège ramenèrent dans ses murales Autrichiens qui soutenaient les forces papales (1831). Les Bolonais participèrent au mouvement d'indépendance qui arma, l'année 1848. le roi de Piémont. Charles-Albert, contre l'Autriche. La concentration des troupes sous les ordres du général Pepe eut lieu à Bologne. La défaite de Novare (10 juin) fut
suivie de l'occupation de la Lombardie par les Autrichiens. Le 7 août, les vainqueurs pénétraient à Bologne sous les ordres du maréchal de Welden. .Mais la superbe des soldats et de leur chef provoquait bientôt un soulèvement du peuple qui aboutit à l'expulsion des Autrichiens, après une lutte sanglante, événement commémoré par une place de la ville.
Pendant ia guerre th- l'Indépendance, Bologne, qui avait accueilli avec transport Garibaldi. commandant l'armée des Romagnes, fut une des premières cités de la l'éninsuh^ à se donner au rox'aume unifié (1860).
l'ille est restée, coninic ;iulrcfois. l'une des cités les plus imijortantes
Saint-Jacques-le-M.ijeur. — Giovanni II Bentivoglio.
du pays: centre commercial et place forte de premier ordre. Si la musique n"v eut pas autant d'importance qu"à Ferrare. Rossini et Donizctti vinrent pourtant apprendre à Bologne les premiers éléments du contrepoint. Sa célèbre Université, des ])lus antiques de lltalie. où brillèrent jadis les Passagerio, les Foscarari, où étudia Pierre des Vignes, est toujours extrêmement suivie. Le Droit, la Médecine, les Sciences, les Lettres y sont en honneur ainsi qu'autrefois. Et, comme me le disait, un jour, le grand Giosue Carducci, d'immortelle mémoire, qui professa, lui aussi, de nombreuses années, dans l'illustre Studio : «Bologne, protectrice fidèle du savoir, peut répéter avec orgueil les mots de la devise ornant une médaille en or. frappée l'année 1380 : Boiionia docrt »
Cileazzo Marescotti. — Médaillon de Sperandio.
Saint-Pierre et Saint-Paul. Saint-Sépulcre.