CHAPITRE II
ARCHITECTURE
Des origines au onzième siècle. — Jusqu'à la deuxième guerre punique, il n'v a. pas d'architecture proprement dite à Bologne. En dehors des bornes milliaircs, des mosaïques, des planchers, des restes d'ornements plastiques dont on peut voir les spécimens subsistants au Musée civique, les monuments de l'antiquité romaine ont complètement disparu. Cependant Bologne eut ses arènes, son cirque, ses thermes.
Au commencement du IV° siècle, l'évèque Faustinien construisit lc7 basilique des Saiiits-Picrrc-ct-Paiil. Cette église, modifiée à plusieurs reprises, se compensait, à l'origine, de trois nefs, et fait maintenant partie des sept bâtiments religieux réunis sous le nom de Saiitl-lîticime. Démolie et reconstruite ])]usicurs fois, au tenijiN des xVriens. de Julien l'Apostat,
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des Hongrois (902^, elle fut finalement rebâtie en 1019. La façade extérieure subit, de 1880 à 1888, une restauration complète pour laquelle on s'aida des restes et des principes de l'architecture de l'époque.
La domination b\-zantine est rappelée à Bologne par les croix qu'on peut voir au Musée civique et, à l'église Saint-Etienne, par les sarcophages des saints Vitale et Agricola étudiés au chapitre suivant). Elle apparaît aussi dans le plein cintre du grand portail de l'église .Saints-Pierre et Paul (groupe de Saint-Etienne) et dans l'arc d'un monument disparu dont on s'est servi pour le tombeau Foscherari, place Galilée.
Au groupe de Saint-Klienne se rattache une cour intérieure. Viitriiim
Plein cintre byzantin. Place Galilée 'tombeau Fosclierari'
(/(• Piliite, ainsi nommé à cause du bénitier qui, il'ajjrès la légende, serait le bassin dans lequel Pilate se lava les mains après avoir livré le Christ. Cette cour, construite à l'époque lombarde, vers la moitié du VIIT siècle, fut transformée complètement trois cents ans plus lard.
Le centre du groupement de Saint-Etienne est en quelque sorte formé par le Bap/tslèrc, dont l'érection remonterait à saint Ambroise, suivant les uns, au vi' ou vii' siècle, suivant les autres. Cet édifice fut détruit en 903, par les hordes hongroises. Sa reconstruction eut lieu au xi'' siècle. Il prit le nom de Saini-Sépnlcre, lorsqu'au siècle suivant on eut placé, à l'intérieur, le tombeau à bn-^-rolir-fs qui rappelle le Saint-Sépulcre de Jérusalem.
Le milieu de la coupole esi occupé par ce mausolée du patron de la ville. C'est à côté de l'édifice circulaire du Saint-Sépulcre qu'est érigée la basilique de Faustinien. maintenant Saint Pierre et Saint-Paul
ARCHITECTURE
Un chemin de croix, derrière le Saint-Sépulcre, remonte au xi" siècle. Le cloître est une des œuvres les plus gracieuses de lart roman dans
l'Kmilie, bien que le préau inférieur soit un peu lourd.
DoH^iè}ne siècle. — Bologne, au xil° siècle, offre peu d'agréments encore avec ses rues sans pavés, ses places encombrées de gravats de toutes sortes.
Cour de Pilate.
Les façades sur rues des bourgs de familles nobles, n'ont aucun faste architectural. Les cours intérieures de ces habitations sont fort spacieuses. En dehors de ces bourgs, dont il ne reste plus de spécimen actuellement, la Bologne du Xll" siècle vit s'élever, de distance en distance, les hautes tours de guet c[ui, dans les cas de guerre ou d'émeutes, si fréc[uents, étaient utilisées comme refuges ou comme lieux de défense.
L'origine de prescjue toutes les tours aristocratiques remonte à la période comprise entre les Xir et Xllf siècles l^ologne fut une des \ines les plus hérissées de tours d'Italie : car si Florence en posséda plus de cent cinquante, Bologne jiourrail, à elle seule, en énumérer, à coup sûr. deux cents, encloses dans une enceinte moins grande.
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Un sentiment d"orgueil bu Un dangereux esprit d'indépendance : telle fut la cause de la construction des tours, apanage des seules grandes familles. Elles étaient placées auprès des maisons pour que les habitants (le ces dernières eussent le temps de résister à un premier assaut et pussent, au moment voulu, se barricader dans cette espèce de citadelle où se gardaient les armes et les munitions et à l'épreuve dun assaut.
Une fresque du peintre Françia, conservée à l'Hôtel de \'ille, représente la Madone bénissant IJologné. Dans cette composition, qui date du
SailU-Séjuilcrc
xvr siècle, on remarquera combien les tours, dont une grande quantité avaient dû être déjà détruites en raison des travaux municipaux et des constructions nouvelles, sont encore nombreuses à ce moment. Deux d'entre elles subsistent, les tours penchées, l'une des curiosités de la ville.
T,a plus haute, la tour Asinelli (via Mazzini 2), fut construite, entre iioç) et 1119, par la famille de ce nom. Sa hauteur atteint presque 98 mètres.
La tour Gariscnda (Piazza di Porta Ravegnana), plus basse, fut érigée à la même époque, par Philippe et Oddo Garisendi. L'affaissement du terrain lui fit quitter, comme sa voisine, la position perpendiculaire, dès le début du XIV' siècle.
ARCHITECTURE iq
Le peuple la dénomme communément tronquée (mozza), parce quelle
fut décapitée par le féroce tyran Giovanni da Oleggio, fils d'un Visconti, qui fit sentir durement à Bologne le jjoids de son autorité.
Remarquons que la première construction de l'église Saint-Doniiiiiqiic. qui s appelait à 1 origine Saint-Xicolas-des-\'ignes, remonte au Xir' siècle, ainsi qu'en témoigne la maigre et terne façade.
S.unî Scpuicrc
Trci:;ièiuc siècle. — C'est l'ordre des Franciscains qui. à Bologne, inaugure, comme à Florence, l'architecture gothique. Le style ogival triomphe ici avec le sanctuaire voué à saint François. Sjiint-François est la première église construite en Italie dans le pur style gothique : c'est-à-dire à trois nets avec nervures à arcs rampants 1236-1263 . Car, à cette époque, à Bologne, le style roman est encore dan.s toute sa fleur. C'est à peine si le cintre aigu commence à faire une timich.^ a]ii)ariti()n dans un an- de porte, comme celui du palais /'(■poli.
L'architecte de l'église Saint-l'Vançois sérail un Lonihard, Marco da Brescia. Son (j-uvre est une iniilalion parfaite des église.^ giiihi([ues fran-
(.-aises : plan et exécution. La voûte d'arête triple, les arcatures portant des contreforts et s'élcvant au dessus des chapiteaux et des piliers octo-
Vue de la ville avec la Madone. Fresque de Francesco Francia.
gones, le chœur à neuf chapelles rayonnantes, son promenoir, montrent une c<im]iréhension complète du style o;,^ival du Xord.
Le chœur, extérieurement, est construit dans toutes les règles du
ARCHITECTURE
gothique. Ses arches massives, la forme de ses contreforts Tattestent. I.a façade, avec ses fenêtres ogivales et rondes, analogues à celles de toutes les basiliques italiennes sans tours, n'est pas en rapport avec l'en semble
Les tours GarisenJa et Asiiielli.
(le 1 édifice. .Sa pauvreté décorative n'est nullement adéquate aux campaniles. Le plus élevé des deux est l'œuvre (1397} de maître Antonio di Vincenzo, architecte de Saint-Pétrone.
],cs Italiens n'étaient guère préparés aux lois fondamentales de l'art g()thi(iue. Ils en prirent vite à leur aise avec lui. Ils transformèrent les
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murs en piliers de voùle et combinèrent, dans le sens de la hauteur, la tour et léglise. Ils employèrent aussi, mais en les dénaturant selon leur bon plaisir, les éléments décoratifs. Le style roman persiste encore ici. Il s'accuse dans la corniche discontinue qui court le long des murs et dans les piliers de la voûte. De plus, le pilier octogone reste toujours juirfaitement indépendant de la voûte, à
Saint-Doniiniq'.ie.
rencontre de la colonne gothique ([ui fait corps avec cette même voûte.
Comme travail de celte époque, nous devons signaler maintenant trois monuments d'un intérêt puissant et dans lesquels la sculpture s'associe étroitement à l'architecture. Xous voulons parler des sépulcres des Glossatcitrs : Accurse (1230). Odofredus ,1265';. et Rolandino de'Ro manzi (1284), qu'on admire ])lacc -Malpighi. en face de l'église Saint- François.
Ces sépulcres présentent cette jjarlicularité d'être élevés sur des colonnes, et ceci nous amène à en recherclier la raison
ARCHITECTURE
La date de la fondation de l'église Saint-François remonte à 1236. A ce moment, tout l'espace compris autour de l'église était désert. La ville était encore hérissée de ses 200 tours et gardait, çà et là, les restes des murs d'enceinte, construits au XI" siècle, après l'agrandissement de Bologne au commencement du mo\'en âge. L'église des Frères ."Mineurs s'élevait dans sa simple et neuve majesté contre le couvent c[ui devint raiiidement prospère. Aux côtés de l'église, à droite, fut placé le cimetière, où les tombes à tabernacles et à arches s'érigèrent, année par année: à gauche se trouvait l'espace occupé par les cloîtres ; et, ici et là, aux alentours, s'étendait le bourg di Porta Xuova, comme on l'appelait à l'époque, parsemé de verdures et qu'animaient de rares maisons. Le cimetière des Frères ^Lineurs occultait l'emplacement actuel de la place de" 3larchi et du 3larché couvert. Et c'était en ce lieu, qu'k la file, se dressaient les trois tabernacles en forme de p3'ramides abritant les tombes des trois grands Glossatetirs dont la réputation était uni\'ersclle. entre tous les professeurs de droit de l'Université de Bologne.
.M Rubbiani a remarquablement restauré les sépulcres des trois Glossateurs. Cette belle œuvre fut achevée l'année 1892. Le mausolée de Kolandino Romanzidù, en 1285, aux maîtres sculpteurs Alberto di ( iuidohono et Albertino di Fnrico, fut rai^porté du cimetière de la ( liartreust; où on l'avait malencontreusement relégué, l'an 1804. ]iar les soins du gouvernement français, scjus jjrétexte c[u'il servait d'abri ni)iUirni' aux n")d('urs cl aux assassins.
Portiqui; du Palais Pepoli.
Il est i)eut-ètre permis de voir dans les monuments des Glossiiteurs une réminiscence des Lettres antiques et surtout une impression des
Saint-François. — Abside.
voyages en Orient. Chacun sait, en effet, à quel mouvement artistique donnèrent lieu les expéditions en Terre-Sainte et combien l'art occidental trouva, en Orient, de précieuses fantaisies poétiques j^ropres à revêtir
ARCHITECTURE 25
les pauvretés du style roman naissant. Au Xil' siècle, le merveilleux sépulcre du roi 31ausole, si admiré de Pline, était encore en bon état à Halicarnasse, dans l'Asie 31ineure. Ses éléments architectoniques si particuliers ne purent échapper aux regards des artistes romans d'Occident c^ui passaient en Asie, à la suite des croisés, et qui revenaient dans leur patrie, le goût enrichi et inspiré par des visions de beauté nouvelles.
Et c'est pourquoi le tombeau d'Accurse pouvait fort bien offrir, dans sa gaucherie même, une réminiscence de l'arx, du périst}'le et de la ]j\ ramide du mausolée d'Halicarnasse.
Les mêmes observations s'appliquent au tonibcûii érigi'.
surlaijlace Galilée. eu face de l'église Saint- Dominique, au célèbre i)roconsul liolo-
nais Rolandino Pas- Saim-François. - Les clochers.
sageriij. mort en 1300.
Saint-François devient la basilique-type et sert de modèle pour plusieurs églises : entre autres celle des V.rcm\ii\xi\ , Saint- 'acqiies-
Ic-Majciir. avec son pourtour de chœur en forme de promenoir, seul reste actuel de Tédifice primitif. La construction fut commencée en 1267. Elle se continua en 1281. 1285. 1493 et 1509. date où Pietro da Brensa
Sau)i-t-"rançois
construisit les voûtes actuelles dans la forme de la première Renaissance et le chœur dont il sauvegarda la forme primitive. La coupole, détruite, en 1562. par un tremblement de terre, fut reconstruite'par Antonio Terribilia. L'achèvement gothique de l'église Saint-Doininique. vouée au fondateur de l'ordre des Frères-Prècheurs et dont l'origine, nous lavons
ARCHITECTURE
vu, remonte au xii" siècle, date de l'époque de l'érection de Saint- François. L'intérieur subit, au xviir siècle, une transformation complète. Mais le chœur et son extension en chapelles ne furent jamais exécutés d'après le plan primitif.
Pendant la période du style roman et jusqu'au milieu du XIII' siècle, on chercherait vainement à T'oloo-ne ciuehjues monuments marquants.
Palais Ju Podestat et tour de V.-lniin^o.
Mais il est possiljle. d'ailleurs, que s'il y eut des édifices romans, ceux-ci aient été détruits f)u transformés ultérieurement. Tel fut le Palais du Podestat pour la constructiim duquel (1247) o" détruisit un o-rand nombre d'habitations. La tour, dénommée deW Arringo, o-arde sa forme primitive. La façade actuelle fut exécutée, auXV" siècle, par Pietro da P>rensa et F. di DOzza. Le préau fut reconstruit au XVI" siècle. Quant aux constructions civiles, le ])lus exact modèle de l'époque est la Casa Isolaiii. La partie la ]j1us ancienne, remonte à 1250.
Qiialor;icinc siècle. - - J,e XIV sièch' devait inauourer, à Piolo^ne,
lîOI.OGXE
la construction d'une des plus intéressantes basiliques de la cité : Il s'agit de Sciint-Pctronc. A'oyons. en quelques mots, l'historique de sa fondation.
Casa Isolani.
].es Bolonais, à l'imitation des autres grandes Républiques dont les cathédrales disaient la puissance, formèrent le projet d'élever au patron de leur ville une église. La façade devait donner sur la /'/a^^f? grandi- . le forum communal. Cette place se trouvait déjà encadrée, à
ARCHITECTURE
cette époque, d'édifices publics qui furent, en partie, transformés pendant la Renaissance : c"est la place Victor-Emmanuel, actuellement ainsi dénommée d'après la statue équestre du roi.
Vers la partie occidentale s'étendait l'aile sud de l'Hôtel de ville ou Palais comiiinnal. s'appuyant sur un solide soubassement en forme de talus. Vis-à-vis se place la longue halle de l'ancien Portique de Baiiehi lequel n'existait pas alors ^sa fondation remonte à 1400 et qui reçut
Palais Communal.
de Vignola sa forme actuelle. l,a partie nord-est était fermée par le Palais du Podestat, construit en pierres de taille, ouvert sur neuf arcades, à étage supérieur en brii[ue. et ne gardant de sa construction primitive que la tour carrée s'élevant au-dessus dune halle au.s; grains et dont nous a\ons fait mention en parlant des édifices du siècle précédent
C'est en face de ce palais qu'on mit à bas loul un carré de maisons pour l'emplacement de l'église ijrojetée de Saint-PiHronc. dont le mur dénudé s'élève à côté ilu Palais des A'otaires. commencé, en ijf>i. sous la direction de Ijerto Cavaletto et Lorenzo da l'agnanuirino. .Vntonio di
Vincenzo et Giovanni Dionigi ; agrandi, de 1440 a 1442, par Bartolomeo Fioravanti; et ramené récemment à sa forme primitive.
En 1388. le Conseil des Six-Cents approuva le décret des An;iain pour la construction de la basilique.
Le plan fui conçu ]Jar .Vntonio di \'incenzo, assisté de Fra Andréa Manfredi. général de l'ordre des Servites..
Ce plan, en forme de croix latine, donnait 216 mètres environ de
Saint-Petroiie
longueur sur 140 mètres de largeur. La coujiole. dont le diamètre atteindrait 50 mètres, tlevait s"élancer à 152 mètres du sol. La nef principale et le transept devaient se construire sur le modèle de la cathédrale de Florence. Aux arches voûtées de la nef centrale corresiiondent, en nombre égal, les arches de demi-largeur et de forme oblongue des nefs latérales. Mais tandis que .Sainte-.Marie-des-Fleurs ne comprenait c^ue quatre arches jusqu'à la nef, Saint-Petrone en présente six, et quatre pour chaque aile du transept, fermé en ligne droite. La disposition des piliers, formée de quatre pilastres croisés avec les demicolonnes d'angles, était empruntée à la cathédrale florentine, tout
ARCHITECTURE
comme les chapiteaux. (Jr. à Saint-Petrone, ces derniers sont placés à une plus grande hauteur et plus près de leur point de jonction avec les
Saint-Petronc. — \'iil* intériciiri-'.
arches, disposition cjui donne une grande nol)lcssc à relancement des piliers de la voûte, I, 'emplacement des cliapelle> latérales diffère complètement des chapelles de .Sainte-Marie-desd^'leurs. ("ha(|ue arche abrite toujours deux chapelles, Kt comme la jirnl'inKhHir de leur disjiosition est
égale à la largeur de la nef latérale, elles donnent à l'ensemble, avec leurs voûtes en croix, bien que d'un tiers plus basses, et avec leur double fenêtre ogivale dominée par la rosace éclairante, l'impression d'une construction à cinq nefs. La lumière tombe des fenêtres rondes surmontant les arches de séparation de la nef centrale et des nefs latérales. De cette disposition naît un ('S]Kice dont les dimensions, les jours et les
MoJcle de Saint-Petrone d'Aritruzzi.
jeux multiples des perspectives, prêtent à l'édifice un aspect jjIus riant que celui de la basilique florentine.
Le 7 juin 1390, eut lieu la pose solennelle» de la ].remière pierre. Les travaux s'inaugurèrent ])ar les nefs latérales et les rangées des chapelles. En 1401. quatr(> de celles-ci étaient édifiées en partie et l'on put célébrer, dans l'une d'elles (la chajjelle Rolognini. la (|uatrième à gauche), la première messe. Mais les difficultés pécuniaires commencèrent alors et entravèrent la construction. Néanmoins, vers 1409, la partie inférieure de la façade .s'achevait d'après le dessin de maître Antonio di Vincenzo. Depuis cette époque, les travaux, sans être jamais
interrompus, se poursuivirent avec une excessive lenteur. En 141 8, on démolissait de nouvelles maisons pour creuser à leur place la suite des fondations. En même temps on érigeait d'autres piliers destinés à supporter les nefs nouvelles. Puis ce fut, l'année 1423, l'arrivée de Jacopo délia Ouercia pour décorer la grande porte de l'église. Nous verrons, au chapitre de la sculpture, comment l'artiste comprit ce travail nu'il laissa inachevé, en 1437. quand il regagna Sienne. Vers 1440, la nef centrale était terminée. Une toiture en bois remplaçait la voûte. JNlais, à ce moment, des diffît-ultés sans nombre vont s'élever au sujet de la disposition à donner à la voûte centrale et à pri 1pos de la décoration ilila façade.
Tout d'abord il semblequ'ily eut unanimité au sujet d'un revêtement de marbre, richement décoré et fouillé, destiné à recouvrir le triste mur en briques de cette façade, et 1 membres du comité à cet égard.
En 1420, les jKirnis de la façade disjjaraiNsaicnt sous les ])laques de marbre juscpi'à luiuli-iir des trois portails dont (Jucrcia dessinait alors le plan et sculjilail l'iMicailrçment.
S.iiiit-Petrone. — Verricie.
it le légitime désir des