PROTESTATION DES MINISTRES DES GOUVERNEMENTS ALLIÉS
Santiago, le 27 mars 1866.
Monsieur,
Lès soussignés, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire du Pérou et envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Bolivie au Chili, viennent de prendre connaissance avec une profonde surprise de la dépêche que M. le commandant général militaire de "Valparaiso a adressée, en date de ce jour, à M. le ministre de la guerre, en lui transmettant copie de celle qu'il venait de recevoir du chef de l'escadre espagnole, annonçant que, le 31 du présent, il ouvrirait le feu sur le port de Valparaiso, et ajoutant qu'il croyait remplir un devoir d'huinanité de lui en faire part dans les termes y exprimés.
La confirmation scandaleuse et inconcevable d'une menace que, pour plus qu'elle fût certaine parmi le public, les soussignés ne pouvaient pas admettre qu'elle eût lieu, leur impose le devoir de s'adresser à Votre Seigneurie pour lui faire savoir que, d'accord avec les obligations qu'impose à la Bolivie et au Pérou le pacte d'alliance qui les lie au Chili, et encore " plus les sentiments qui animent les gouvernements qu'ils ont l'honneur de représenter et qui sont les mêmes que ceux de leurs nationaux, ils ont décidé de le consigner dans la déclaration qu'ils ont l'honneur de reinettre ci-incluse à Votre Seigneurie, afin que le gouvernement de Votre
Spipiiuurie, après en avoir j
âoit donné la plus gnuidt; publicîlû possible.
Les soussignés saisissant cette nouvelle ucuasiun pour renouveler â Voire 8eig;nGurie l'expression de la haute estime et de la distinguée considération avec laquelle ils ont l'honneur d'êlre de Yotre Seii^neurie ]es I ri 'S -humbles yt très -obéissants s^rvileura.
Signé : J. Pardo. — JljA^ U. MuNoi Cabjikh*.
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Les Mouasijjnés, ministre plenipotaiitiairti et envoyé extraordiuaiie du oyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la Bolivie au Chili, au nom de leurs pay» respoctire , en présence de l'attitude -[nso par le chef de l'escadre espagnole, ainsi que de «on intention barbare de bombarder une ville ouverte, sans défense et exclusivement i;ommerciale, ont cru de leur devoir de protester, comme ils protestent, en ell'et, au nom lie leurs gouvernement:^, contre un tel acte de vanJaUsme (s'il venait à avoir lieu;, ..'n déclarant que le premier coup de canon qui sera tiré par ri'nncini rummun, suit sur ladite ville ou sur toute autre ville du Chili qui si.'L-ait dans des conditions analogues, sera considéré par les jjouvemeinellts de lu Bolivie et du Pérou Comme s*il eût été tiré sur un povt ou sur une population du Pérou ou de la Bolivie ; et que. considérant le bombardement qu'on annonce comme un véritable attentat contre le droit des scws et comme une provocation sauvi^^e qui n'a pas de précédent dans b's fastes de la guerre entre des peuples civilisés, ils déclinent toute resi|iansubilité des représailles auxquelles il peut donner Ucu, dans le tcrriloire des États alliés, sur le ijouvomement espagnol et sur les exécuteurs de si-s onires.
Lebomburdeuieiit de Valparaisu serait un acte terrible de vengeance qui l'urait ti'essaillir les nations cirilisées et attirerait la réprobation du munde entier sur la puissance qui l'am'ait commis. L*incendie et la destruction de Valpuroiso ruineraient certainement cette ville florissante. mais sojez persuadé. Monsieur, qu'ils seraient on mOnie temps pour I Espagne une iterMlle honte, ¥al[iaraiso se l'clùvorait de sus cendres,
vous persistez dai . t^ouillrra le tiuble dn\
e résolution, jamais n i-rE^t,!ii;ne,
'efliicera la tache
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