‹ BonaldChapitre 23 sur 108 · INTRODUCTION XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXI

disait : « C'est Terreur la plus généralement répandue, et dans des intentions qui ne sont pas tout à fait innocentes, que ces maximes : le siècle a changé et tout doit changer avec lui . . . Qu'estce que cela veut dire ? Et qu'y a-t-il de changé dans le monde ? Sont-ce les lois générales du monde physique, qui y maintiennent l'ordre et en assurent la durée ? Elles sont immuables comme leur auteur. Est-ce l'homme ? Il naît partout et toujours avec la même intelligence, les mêmes passions, les mêmes besoins, comme avec la même figure et les mêmes organes. Y a-t-il changement dans la société, faite pour durer autant que l'univers et pour développer l'intelligence de l'homme, contenir ses passions, régler ses penchants, satisfaire ses besoins ?... Si les conséquences d'observations mieux faites ajoutent quelque chose auxconnaissanceshumaines, les vérités morales ne font que les développer : non nova y sed novè. »

Cette assimilation des lois immuables du monde physique aux lois immuables du monde social mesurerait seule toute la portée de l'es-

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