‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 137 sur 622 · Carlo Tivaioni, t. I-^', p.iw 38S · texte numérisé non relu

Carlo Tivaioni, t. I-^', p.iw 38S

2. Léonce Piiigaud : Un uj/ent secret sous, la Révolulion et l'Empire'. Le comte d'Antraif/nes.

3. Etat du corps de Condi;, lors de l.i revue du Roi à Vérone (pièce classée à la date du S mai 17'J6 : Arch. G.) : Avant-irarde, avec le duc d'Enqliien et le baron de Vioménil, CUO h. d'iiiliintcrie et 400 liiissards (e\-légion Miral)eau). Régiment de Holienlolie : c'-l' Durant (ex-cap"» aide de camp de Pichegiu), 1.000 li. Hussards de Rasclii (Alsaciens en graude majorité), 400 li. Hussards de Carneville, 200 h. Hussards de Damas, 300 h. Chasseurs noliles, l,u00 h. Infanterie de Saignes, 1,300 h. Artillerie, oOO h. Cavalerie nol)le, 1,280 h. Cavalerie 1,400 h. Le maréchal de camp Dubois (ex-com' du guet à Paris', commandait la police du quartier général dont Maillard était le grand prévôt, avec 420 b. Ce miime état contient une description détaillée de l'uniforme de ces divers corps.

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triche assurément, puisque les arrivages de troupes et les convois n'en circulaient que de plus belle sur le sol vénitien. Ce ne i)OUvait donc ôtre que contre la France qu'on se précautionnait et c'était un commencement de satisfaction qu'on seml)lait vouloir accorder aux puissances. Les Anglais pourtant ne se tenaient pas encore pour satisfaits et leur ministre, Worsley, ne cessait do réclamer l'expulsion de Jacob.

On s'y refusait, mais on armait cependant. Au 29 avril 1794, 40,000 h. étaient convoqués ; il en vint 7 à 11,000 ; enfin on réussit à réunir 20,01)0 h. environ qu'on joignit aux Autrichiens. Cette lois, la neutralité était fort compromise et il semble que toutes représailles fussent dès lors autorisées et légitimes.

Il ne faudrait pas croire, au reste, que cette maladroite et peu loyale tactique reçût l'approbation de tous les citoyens de la Sérénissime République. Dans les États de la Terre Ferme surtout, où la jalousie contre la métropole était un sentiment inné, de sérieux ferments d'opposition se manifestaient. La propagande française par les livres, les brochures, les journaux ne ralentissait pas et ne pouvait qu'entreteniret développer cet état d'esprit. On vit môme, à Concgliano, des prêtres s'avouer partisans de la Révolution. A Brescia, les frères Lechi, plus tard généraux dans les armées italo-françaises, perpétnaient l'agitation et se faisaient condamner à la prison. A Padoue, les étudiants érigeaient un arbre de la Liberté. A Venise même, la loge maçonnique se remuait de son côté et l'on a pu attribuer à son intervention l'arrêt soudain que sul)irent les tentatives d'armement. Mais peut-être rccula-t-on seulement devant la dépense, ce qui était à considérer chez un État où la dette atteignait 44 millions de ducats (soit 17G millions de francs),, alors que les recettes annuelles ne s'élevaient qu'à 9 millions de ducats *.

Ces diverses manifestations devaient être pour le Saprômo Conseil un avertissement salutaire. La victoire de Fleurus en fut un autre, elles gouvernants vénitiijns réfléchirent qu'ils s'étaient fort aventurés contre la France, et qu'ils auraient déjà porté la peine de leur conduite, si la République n'avait pas eu alors toute l'Europe sur les bras. Ils finirent par se convaincre que ce serait jouer gros jeu que de persister davantage dans cette attitude, à l'heure où la fortune paraissait décidément pencher en faveur de la Révolution.

"Venise n'ignorait pas, du reste, qu'en raison de ces manquements réitérés au principe de celte neutralité tant promise et tant de

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