‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 196 sur 622 · C nostow, p · texte numérisé non relu

C nostow, p

2. Wii'.d du corn"' Martinnl (Arch. G.);ci Krebs, t. Il, p. 391 ; d'après une conférence du sous-lieut' Costa de Beauro^ard et les Archives de Breil.

résista toute la journée du 9', non sans avoir, dans la soirée du 8, tenté avec succès un retour ofTensif. La brigade Pijon, on s'en souvient, passée sous le commandement de Cervoni, comprenait la 75« demi-brigade et 2 des bataillons de la 51% accompagnés des 3 compagnies de grenadiers. C'étaient 6,000 combattants environ qu'allaient assaillir 7,590 à 8,000 Autricbiens *.

Le matin du 10 avril' , le général-major Pittony, descendit de La Bocchelta par Campo-Marone, Pontedecimo et la vallée de la Polcevera sur Pegli, avec 5 bataillons et 4 escadrons, pendant qu'une deuxième colonne de 5 bataillons, avec le général-major Sebottendorff, celle dont Beaulieu s'était réservé la direction supérieure, s'avançait d'Ovada par Campo-Freddo et Masone*, en suivant une des vallées transversales de TOrba.

L'aiïaire s'engagea avec vivacité, vers 3 heures de l'après-midi''.

1. rié'Citducom»' Marti nel ; et Ilisforique de la 75» (ulors 70»). L'Historique indique à tort les 7, 8 et 9 avril, 18,19 et 20 fçenninal {Arcli. G.). D'après Litta-Biumi (p. 43;, Ci'ivoiii aurait été attaqué dés le 6 avril.

•>. Voir p. 201, note 4; p. 202, note 3 et p 225, note 1.

3. C'est le 10 avril la date exacte du combat de Voltri. Cela ressort de l'historique détaillé de la To' demi-brigade (pii cnnstate, en dépit d'un faux calcul, qu'elle coinl)attit le 10 jus()u'ii dix heures du soir et n'arriva à Savoiie(iue vers cinq heures du soir le lendemain, c'est à dire le 11. Elli' en partit dans la nuit pour voler au secours des défenseurs de la redoute de Monte-Legirio attaquée le .jour môme et concourut ainsi a la bataille de Montenotte qui eut lieu le 12 avril (23 germinal). C'est également la date donnée par le g"' Jomini. Le c' lîiistow, le g"' Pinelli, tous les écrivains autorisés placent au 10 avril l'atfaire de Voltri, sauf Litta-Biumi qui la place au 9 avril ; seul Tliiers la place au 11 : peut-être est-ce par suite d'une erreur de calcul entre les dates des calendriers républicain et grégorien ; cependant le com"' Martinel et l'Historique de la 70», la placent bien au 10 avril.

4. Le bataillon autrichien étant de 700 h. et l'escadron de 200 h. (c' Biistow, p. 32), c'était par conséquent une force de 7,000 fantassins et 700 cavaliers environ qui allait assaillir la brigade Pi,jon, passée sous le commandement de Cervoni. Le g"' Pinelli (p. 616), évalue la colonne Pittou.y à 3,400 h. d'infanterie et 600 de cavalerie ; Sebotten- (lortf ayant aussi 5 bataillons, soit 3,500 h. environ, son évaluation se rapproche du rhiIVre de 7,000 li. qui nous paraît le plus proche de la vérité ; c'est-à-dire double de l'elfectif des Français, ou tout au moins plus élevé de 2,000 h., sans compter la cavalerie. On est loin du chilfre de 11 à 12,000 h. avancé par le g»' Cervoni dans sa réi)onse au questionnaire qui lui fut adressé en 1805, par le Dépôt de la Guerre. Il est vrai <iu'il n'évalue ses propres forces qu'à 4,30,0 h. L'adj' g«' Valeri (Alberto Lumbroso : l'iu'/ite lellere di un ufficiale deU'esercilo f'rancese, p. 16), indii|ue 8,000 Autrichiens et 4 canons, contre 2,000 Fiançais sans artillerie. Jomini paile de 11 bataillons sans citer de cliiffre, contre 3,000 Français ; l'ouvrage : Victoires et conquêtes qui copie cependant Jomini, estime les forces autrichieunes à 9 ou 10,000 h. contre 3,000 Français; le com"' Martinel ado])te le chilfre de Cervoni et parle de 10 à 12,000 h. Cervoni a diminué à dessein le chiffre de ses forces et exagéré celles de l'ennemi ; il y a>ait en réalité 7,500 ou 8,000 contre 5,500 ou 6,000.

5. L'adj' g»' Valeri (ut supra) dit que le combat commença le 12 (?) à 22 heures environ, ce qui correspondrait à dix heures du soir. L'Historique de la 7.5", dit que le combat dura de 3 à 7 heures. I-itta-Biumi pense (p. 23 , que Beaulieu ne se pressa jKiint d'attacpicr afin de donner à Argenteau le temps d'arriver à Savone couper lu retraite aux Français.

VOLTRI ET MONTE-LEGINO 22b

C'était trop tard pour obtenir un résultat décisif. Le général Cervoni n'était pas homme en effet à se laisserforcer sans faire bonne contenance, malgré l'infériorité numérique de ses troupes '.

Les avant-postes allaient jusqu'à Pegli, s'appuyant à droite à Castellucio, à gauche à Germasso ou Gliigermazzo, leur centre à Pian del Mêle, lançant jusqu'aux cabanes de l'Inferno, audessus de Campo-Freddo, quelques tirailleurs, tandis qu'une faible réserve se tenait sur les bords de la mer à Arenzano *.

Pittony refoula sans peine de Cornegliano les sentinelles avancées, grenadiers de la 75« et de la ol", qui s'y trouvaient, et 230 voltigeurs, qu'il dépêcha dans les défilés de la montagne, repoussèrent les postes français de San-Carlo délie Cese et de San-Alberlo. Sebottendorff, débouchant vers deux heures de Masone, débusqua également les avant-posles de Gervoni placés à l'Acqua-Santa et à Monte del Dente, en les rejetant au bas des pentes de l'Apennin -^

Le chef de brigade Lannes*, avec l'avant-garde (trois compagnies de grenadiers de la 51"), avait vaillamment soutenu le choc, ne perdant que peu de monde ^. Tous les postes s'étaient ensuiie repliés vers Mêle. Voyant sa gauche menacée, Gervoni s'y porta, sur la cime du Germasso. A ce moment, — il était près de o heures, — l'artillerie autrichienne se mil à canonner la droite française*^. La fusillade continuait intense et redoublait sur la gauche. Un signal qui brûlait à Nerval prévint Gervoni que ce point était occupé de façon à protéger sa retraite'. Dès lors, Gervoni descendit du Germasso, fit évacuer Pegli, la petite redoute du Pian del Mêle *, et sachant la faiblesse relative de sa troupe, se voyant près d'être débordé, il prescrivit la retraite. Si Beaulieu avait été plus entreprenant ouplus habile, ilfùt descendu

1. Nous avons infli(|ui'; comme cflcctif (voir clinj). IV, p. 201, note 4), 3,181 h. jiniir la Vi' ; Ii; c' Krcbs, p. 363, note 3, ne compte jiour l,i 7.')", ou ])lutôt la 70°. que 2,703, 2,6'Jl ou 2,711 li., aux 4, ti et 9 avril ; elle aurait laissé luie compagnie auxiliaire de 230 h. à Vado : 300 li. en outre étaient répartis entre Alliissola et Varazze pour le transport des farines. N'ous avons vu cpie 700 h. étaient déjà àVoltri pour la garde des moulins. D'après le c' Costa, il y avait 2,600 h., 400 étant restés malades.

2. Récit du coni"' Martinel (Arcli. G.]. D'après l'adj' g"i Landrieux (l. l«", p. 40), Gervoni aurait été surpris « daus le dernier désordre»; mais c'est un témoignage suspect.

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