‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 202 sur 622 · Récit du corn»' Martinel (Arch. G.) ; c' Rùstow, p · texte numérisé non relu

Récit du corn»' Martinel (Arch. G.) ; c' Rùstow, p

cation que présentaient les montagnes interposées aussi bien entre Argenteau et Beaulieu, qu'entre les Autrichiens et les Sardes du général Colli.

Il fallait tout le dédain qu'affectait Beaulieu pour son jeune adversaire, ce «giovinaslro» sans expérience; toute son ignorance du coup d'oeil hardi de Masséna et de l'élan des soldats républicains pour commettre, de gaîtéde cœur, une aussi lourde faute. Mais, on le sait, il croyait uniquement à une marche des Français dans la direction de Gônes, alors que Colli, plus clairvoyant, les attendait entre les Bormida et le Tanaro. Beaulieu s'imaginait, du reste, les avoir devancés par sa propre offensive devant Voltri. Enlln séduit comme ses prédécesseurs, par l'appui qu'il supposait rencontrer dans la flotte anglaise, il voulait ne pas s'éloigner du littoral et comptait y attirer sous les boulets de Nelson l'armée du jeune Bonaparte.

Toutefois, avant d'entreprendre la brusque attaque sur Voltri qu'il méditait, il avait, on s'en souvient, invité d' Argenteau à le seconder en prononçant lui aussi l'offensive sur la haute Bormida di Spigno et les sources de l'Erro '.

En exécution de cet ordre qu'il reçut le 9, Argenteau. avait concentré onze bataillons et deux escadrons - vers la vallée de l'Erro et à son quartier général de Pareto. Le 10 avril, ignorant l'engagement de Voltri ce même jour, il se dirigeait vers Montenotte-Inférieur. A sa gauche, le colonel Lézeny et son régiment à Sassello servait de liaison avec Beaulieu, tandis que Rukavina, venu de Cortemiglia, restait provisoirement en réserve à Dego, avec 2,500 h. Rukavina devait, dés l'aube du lendemain, venir par Cairo et Ponte-Invrea, à la tôte de l,oOO de ses soldats, rejoindre Argenteau devant les lignes françaises^. Une fois rassemblées ces différentes troupes, Argenteau se proposait de donner l'assaut aux redoutes et positions occupées par les Français.

Dès la journée du 10 avril, le jour où Beaulieu faisait aborder les positions de Voltri, les colonnes de d'Argenteau avaient donc talé la position de Monte-Legino et il y avait eu échange de coups de feu entre les avant-postes. Du côté des Français, le 3« bataillon

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