‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 201 sur 622 · G'i Pinelli, p · texte numérisé non relu

G'i Pinelli, p

2. llampoii était encore à 10 lieures du matin, à l'auberge du pont de la Madonna de Savoiie, lorsqu'il apprit que l'ennemi marchait sur la redoute; il y monta précipitaminr-iu (Récit du coin"' Martincl, Arcli. G.).

3. Historique de la 32» (Arcli. G.), le l*' et le 3» bataillons de la 32° étaient restés i Cadiboua. Récit du com»' Martinel ; g»' Pinelli, p. 619.

4. Il est possible, ainsi que nous l'avons déjà dit, qu'il n'y eiît là que deux sur trois des bataillons de la 17» légère, le troisième n'ayant pas encore rejoint ou se trouvant, comme l'aflirme Masséna (t. II, p. 22), en réserve, à mi-côte vers la Madonna ou à Lavagnola. .Mais ce qui est incontestable, c'est la présence de la plus grande partie de cette demi-brigade dans les redoutes de Monle-Legino, renforcée par un très faihle contingent de la 32 . Il n'y a pour s'en convaincre qu'à lire les iiistoriques de ces deux demi-brigades, et à consulter le cliilt're de leurs jiertes respectives. L'Historique de la 32= (Arch. G.), dit nettement qu'un bataillon de la 32* et une demi-brigade légère (on ne désigne pas le numéro), arrêtèrent tout un jour l'ennemi. L'Historique de la 17» légère, plus généreux, tout en vantant le rôle de Fornésy, et en établissant que c'est à la 17* que fut conliée la garde de la redoute, reconnaît avec bonne foi, que Rampon était commandant supérieur des troupes. Nous voilà loin de l'étrange déni de justice contenu dans un soi-disant historique de la 17» légère, publié sous le titre d'Histoire régimentaire et divisionnaire de l'armée d'Italie, par A.-B. (initiales sous lesquelles se cacha, paraît-il, le c' d'étatmajor Braliaut). et qui ne craint pas de dire (p. 122), que c'était Rampon le chef de la 17', afin d'expliquer son intervention à Monle-Legiuo. Il est difficile de travestir plus cyniquement la vérité, liampon lui-même n'allait pas si loin, quand en réponse au (|uestionnaire du com"' du génie Parigot, attaché au dépôt de la guerre, il écrivait, 1b 10 août 1803, qu'il avait avec lui le 2« bataillon de la 32', et les trois compagnies de carabiniers de la 17* légère, et qu' >< aucune autre troupe ne prit part àl'alfaire ■•. Du moins ne revendique-t-il pas effrontément le titre de chef de la 17» légère qu'il n'eut jamais (Arch. G., dossier H7-1-A).

Sa version fut adoptée, par le com°' Martinel, dans son récit quasi-officiel qui ne parle que du 2» bataillon de la 32", et des trois compagnies de carabiniers de la 17° légère (alors i"). On voit qu'il n'avait pas consulté Masséna.

Il nous semble irréfutablement établi par tous les témoignages contemporains désintéressés que deux, sinon trois, des bataillons de la 17» légère furent les véritables défenseurs de Monle-Legino. Le seul fait que Fornésy y était démontre surabondamment que son corps devait s'y trouver, sinon en entier, du moins en majeure partie. II est assez peu vraisemblable d'admettre en effet que Fornésy soit venu uniquement pour commander ses trois compagnies de carabiniers. D'autre part, comme on le verra plus loin, l'importance des pertes ilc la 17* légère, comparées à celles de la 32°, tend aussi à prouver d'une façon indéniable la présence d'une plus notable fraction de la 17» légère ou tout au moins quelle fut plus vivement exposée au leu ennemi. Tout concourt donc à restreindre le rôle usurpé par la 32* et à réparer l'oubli commis au détriment de la 17» légère et de son chef.

Dans l'Historique de la 17» légère, il est d'ailleurs question des exploits d'un sergent du 3» bataillon et d'un autre du 21=, ce qui implique la présence de deux au moins des bataillons de ce corps à Monte-Legino. Il nous semble probable toutefois que cette demi-brigade y combattit en totalité. Si l'on accepte en effet le chiffre de 1,200 combattants, généralement admis par les historiens ^le g*' Pinelli, p. 619, dit

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Ces fortifications étaient en assez mauvais état et dépourvues d'artillerie'. Les Français les réparèrent de leur mieux et y attendirent l'attaque de l'ennemi ou l'ordre de marcher en avant. En fait, le sort de l'armée reposait sur cette faible troupe. Si elle cédait, c'en était fait du plan oflensif de Bonaparte; lecorpsde d'Argenteau pénétrait entre ses divisions disséminées et coupait l'armée française en deux tronçons.

En face, et pour ainsi dire au pied des positions françaises, dArgçiilcau, venu d'Acqui, se tenait à Pareto, puis à Dego, avec ses troupes à Sassello, à Spigno, à Mioglio et à Carcare. Il communiquait par sa droite avec Colli, posté à Ceva et à Montezemolo, à l'aide du corps allemand du général Provera, placé dans les gorges de Millesimo et au château de Cosseria. Il se reliait par sa gauche, à l'aide du détachement du colonel Wukassovich, avec le centre et l'aile gauche de l'armée autrichienne, sous le commandement de Beaulieu-.

Si la ligne de l'armée française était défectueuse, facilement vulnérable sur plusieurs points, par suile de la dispersion des forces, ainsi qu'on l'a reproché à Bonaparte, celle des Autrichiens était doublement vicieuse, d'abord parce qu'elle n'offrait nulle part une masse suffisante à opposer à un effort vigoureux de l'adversaire; en outre, parce qu'une concentration rapide pour remédier, à l'heure dite, à cet éparpillement ne pouvait s'accomplir en temps opportun, en raison des difficultés insurmontables de communi-

mème l.riOÛ), la 17' légère comptant à sa formation 1,136 h. (Étal de situation du 4 avril ITJC, Arch. G.), il faut croire qu'elle fii.'ura toute entière dans la redoute, à moins qu'on n'ajoute à son contingent celui du ■2« liataillou de la 32», qui (d'après le même état de situation) s'élevait à lui seul à 1,192 li., ce qui porterait à plus de 2,000 11. le nombre des défenseurs de la redoute, cliilfrc en coutradictiou avec toutes les données.

Ajoutons, pour être complet, que Jomini (t. VIII, p. 69), désigne comme défenseurs de la redoute, un bataillon de la21«(.'J2«) et, on ne sait pourquoi, un demi-bataillon de la in». C'est le seul auteur qui parle de cette demi-brigade, laquelle venait d'être amalgamée, avec les ~iO' et io2', pour former la nouvelle "îo», et devait en conséquence être ce jour-là à Voltri, et non pas à la redoute de HIonte-Legino. EnOn. un mémoire bistorique de Tranchant de Laverne et Vallongue. aux Arcli. de la G. (n°105), confond la 75» avec la 14% conteste l'existence de la 17» légère, etc.

On voit par ce qui précède combien il est facile de s'égarer dans les détails de celle affaire où il semble qu'on ait voulu oljscurcir la vérité conmie à plaisir. L'erreur s'est glissée partout, sur la date du fait d'ainics, sur la composition et le nombre des troupes, sui' le nom du chef, sur l'e.vistence des pièces d'artillerie, sui' la durée et les péripéties du combat.

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