‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 207 sur 622 · Récit du com"' Martinel (Arch. G · texte numérisé non relu

Récit du com"' Martinel (Arch. G

Tavornin ', tandis que les Hongrois du corps d'Argenteau, mollement conduits, se laissent arrêter par une longue fusillade devant le bric Castlas ou Castellazzo -. Enfin les deux généraux se jettent en avant ; ils emportent les premières pentes du Monte-Pra, refoulant devant eux les tirailleurs français qui bientôt se renferment dans la principale redoute '. Si, à ce moment, la colonne de Lézeny était intervenue sur la rive droite de l'Erro, comme y comptait Argenteau, la redoute eût été cernée de tous côtés; mais Lézeny s'attarda sur les crêtes délie Cliiappe qu'il avait à franchir, au col de la Galera et à Stella occupés par les Français * de la H" demi-brigade ; il ne parut point de la journée et revint à son gîte du malin, à Sassello, sans avoir participé au combat \

C'en est fini dès lors des succès des colonnes autrichiennes. Derrière les épaulements en terre de la redoute, les soldats de Fornésy, « Vengeurs » de Paris, montagnards de l'Hérault et du Dauphiné, volontaires du Nord, de la Haute-Garonne et de la Gironde ", ardents, enflammés, ripostent avec vivacité par un feu plongeant des plus nourris. C'est alors, entre deux salves, que Rampon, noir de poudre, les vêtements en désordre, fait jurer à ses hommes de mourir là plutôt que de permettre à l'ennemi d'aborder la forteresse. « Le chef de brigade Rampon nous fit jurer de vaincre ou de mourir ; nous le jurâmes tous ! », dit un témoin oculaire digne de foi ".

La troupe entière, résolue, enfiévrée, prête ce noble serment, sans interrompre le combat qui continue avec fureur ^ Deux assauts sont déjà repoussés.

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