‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 208 sur 622 · Récit du coni"' Martinel (Arch. G · texte numérisé non relu

Récit du coni"' Martinel (Arch. G

6. Les demi-brigades de premier amalgame qui entrèrent ensuite dans la composition des 17' légère et 32», avaient été constituées avec les volontaires départementaux sus-désignés.

7. G»i Uoguet, t. I", p. 220 et 221. Roguot était alors ad'-ma.jor à la 32°.

8. Le sei-ment solennel des défenseurs de la redoute de Monte-Legino n'est nullement, quoi qu'on ait pu dire, uu détail imaginé après coup pour dramatiser l'allaire. Ce. n'est point l'invention de quelque poète français barbouilleur (scarabocchiante), comme l'insinue le g»i Pinelli (p. Gl'J), historien généralement exact et impartial. Son authenticité nesauiait faire doute. S'il n'a pas revêtu le caractère théâtral (pie lui ontdonné les rapports otiiciels (et l'on sait ce qu'il faut penser de leur sincérité), ainsi que les innombrables estampes, dessins et tableaux qui en ont représenté la scène, l'acte

Bien postés derrière de petites ouvertures où ils épaulent à coup sûr, « ce qui fait sortir la mort de tous les points de cette butte fulminante * », les tireurs français exercent impunément leurs ravages dans les rangs ennemis. « Il y eut, ce jour-là, chez les Français, une valeur qui devint plus encore que le mépris de la mort * .»

Après l'accalmie, à 5 h. 1/2, Rampon écrit à Masséna un billet de vingt lignes sur un chiffon de papier. Il le prévient de l'état des affaires et réclame du canon pour le soir même; « deux pièces de 3 ou même une pièce de 4, pour agir vigoureusement » »; il lui faut aussi « 6 barils de cartouches, du paui et de Teau-de-vie ».

« Si nous avions eu des pièces, ajoute Rampon, je crois que nous les aurions débusqués » ; et il termine, non sans une pointe

même du serment n'en est pas moins entièrement vrai. Ce n'est pas seulement le rapport de Bouapurle au Directoire, daté de Carcare, 14 avril, cjui célèbre dans l'acte de Kampon « un de ces élans qui caractérisent une àme forte et formée pour les grandes actions » ; ce n'est pas seulement le récit de JominI, reproduit ])ar tous les historiens, qui en alfirme l'exactitude. Elle est attestée par le témoignage précis, que nous avons cité plus liaut, du g»' Roguct, qui était dans la redoute comme ollicier de la 32'; par le g"' TliiébauU, ancien oflicier d'Italie, qui s'élève bien contre les exagérations et usurpations de Rampon, mais sans vouloir le frustrer injustement de cet élan patriotique (pii assure malgré tout sa gloire ; par le capit"» Rattier, alors servent à la 51», qui dut entendre, dés le lendemain, la nairation de cet exploit p^r ceux qui y prirent part, et aussi par l'historien italien Carlo Botta, (t. X", p. 3G6), qui était à cette époque, chirurgien dans l'armée sarde. Inutile de dire que Rampon, dans sa lettre déjà citée du 10 août 1805. au com"' Parigot, relate le fait du serment, en l'accompagnant de digressions quelque peu exagérées et que le com"' Martinèl le répète L'Historique delà 32» (Arch. G.), se borne à dire que Rampon « encourageait par ses discours » les soldats ; l'Historique de la 17» légère est muet sur ce point. Seul. Masséna, témoin presque oculaire, se montre étrangement seeptuiue, et après avoir dit [p. 433), que o rien ne prouve que Uampon ait ici fait plus que les autres », il ajoute avec assez de fondement, que les olliciers et les soldats avaient autre chose i faire en un pareil moment qu'à prêter le serment qu'on leur attribue, ■• tableau fort dramatique, mais qui ne peut être vrai », et il rappelle avec juste raison, qu'il n'y avait pas, à cette époque, de drapeaux dans les demi-brigades légères, et que celui de la 3i« (21»), devait être à Cadibona avec l'état major du corps et n'aurait pas été confié au détachement envoyé en reconnaissance. Il ne voit donc pas sur quel étendaid Rampon aurait fait jurer ses soldats, et estime qu'il résulte avec évidenceque c'est à tort()u'on a attribué à Rampon seul la belle défense de Monte-Legino. « Il y a concouru, cela est incontestable, mais accidentellement »; s'il fut mieux inspiré que Fornésy et adressa à Bonaparte un rapport destiné à un «retentissement capable de doubler l'enthousiasme de l'armée ", il n'en est pas moins vrai que le but qu'il attei^^nit fut démesuré, la récompense hors de toute pioportion avec l'importance de 'son action.

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