‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 211 sur 622 · Historique de la 51» (Arch. G.J · texte numérisé non relu

Historique de la 51» (Arch. G.J

l'infernale redoute dont la mitraille les contraint enfin à reculer '. Il est 4 heures du soir.

Lézeny qui devait surprendre le flanc droit des défenseurs de Monte-Legino * ne paraît toujours pas. Rukavina a dû quitter, sanglant, le champ de bataille. Les soldats, aussi bien Hongrois qu'Allemands ou Croates, sont épuisés. Argenteau, malgré le conseil de Rukavina' qui l'incite à en finir de suite, môme de nuit, inquiet de n'avoir point de nouvelles de Beaulieu, remet au lendemain la prise de ce « morceau de fortification passagère * », comme m'appelle dédaigneusement. Il espère en la nuit pour reposer ses troupes, pour permettre aux renforts d'arriver, et pour lui permettre à lui même de combiner ses mouvements avec ceux du généralissime.

Argenteau laisse six bataillons et le corps franc de Gyulaisurle Monte-Pra en face de la redoute pour parer à une sortie ; il assure ses derrières par deux bataillons au bric Castlas et renforce encore Lézeny à Sassello, afin de mieux resserrer son lien avec Beaulieu, tandis que le régiment de Terzy, placé en arrière, à Ferrcira, le défend contre une attaque partant de Serrania *. En môme temps, Argenteau appelle à lui la dernière réserve laissée à Dego et la poste près de Serrania. Ses avant-postes reculent jusqu'aux broussailles de hêtres éparses au bas de la redoute et y bivouaquent sur un mamelon, à portée de pistolet «. « L'ennemi reste co/lé au. pied de la redoute ' . »

Outre l'intrépide Rukavina *> et le colonel Habbein, le feu avait touché dans les rangs autrichiens plusieurs officiers et de nombreux soldats ; les Croates surtout avaient souffert ; on évalue à 100 b. environ le nombre des morts ».

Du côté des Français, le chillre des pertes, assez peu élevé,

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