Récit du com"' Martinel (Arch. G
5. G-i Pinelli p. 621 ; c' Riistow, p. C,J. 0. Récit du coin"' Martinel (Arch. G.).
7. Expression de l'Historique de la 4« légère (alors 8»), qui assista au combat à courte distance, sans toutefois y prendre part (Arcli. G., rciristre S, n" 53).
8. Quelques auteurs assurent que Ruliavina ne fut blessé que le lendoniain.
9. C'est le cliinVe donné par Pinelli et Riistow ; Rampon prétend qu'il y en eut fie 2 à ;iOO ; il est vrai qu'il assure avoir eu affaire à 15,000 ennemis conduits par Beaulieu eu personne !
élait instructif. La 17" légère comptait 1 officier tué', et 4 officiers blessés * ; ainsi que 3 hommes tués, 25 blessés et 12 prisonniers. Quant à l'unique bataillon de la 32% il neut que 2 hommes tués et 10 blessés; ce qui révèle, mieux que toute réflexion, l'imporlance relative des elTeclifs engagés et du rôle respectif qu'ils eurent à jouer *.
Bonaparte qui, dans cette journée, a partagé son temps entre La Madonna où il conféi-a dans la matinée avec La Harpe* et Savone où il a convoqué Masséna et où il passe en revue la brigade Ccrvoni, retour de Voltri, accueillit avec expansion la nouvelle de ce combat qui sauvait son armée d'un désastre et préparait les voies à son ollensive du lendemain. Il célébra pompeusement la gloire des soldats de la 32" et de Rampon, qu'au premier moment, il crut, de bonne foi sans doute, le véritable et seul héros de ce brillant fait d'armes.
Il est certain que la vigueur des défenseurs de Monte-Legino avait préservé l'armée d'une catastrophe et cela seul suffn-ait pour immortaliser leur exploita Ils avaient en outre fait preuve des plus solides et des plus rares qualités militaires. Bonaparte saisit évidemment l'occasion d'exalter le moral de ses troupes et ne fut pas fâché non plus d'avoir à notifier au Directoire, au lendemain même de sa prise de possession du commandement, la nouvelle dun premier et retentissant succès.
1. Le sous-lieut' Cillant (Henry), né à Coulommiers en 1768, qui mourut à Savone (le ses Ijlessuies.
2. I^c capit"' Sallandi-e, l'adj. -major Bcrgamine, le lient' Minhel, le sous licut' Tal. On conipiend i)eu eomnient, dans la Gazzelta del Popoloàn 19 avril 1896, M. Montaiio ait |)U atlimcr rnu' lîanipDii était parmi les morts; il donne même à ce sujet des détails fournis par un vieux [laysan qui lui dit que Uampon était tombé, non sur les l'uines de la redoute, mais sur des cailloux qu'on aurait rassembles dans un angle du terrain.
3. Historiques des 17« légère et 32» demi-brigade (Arcli. G.). Le g»' Piuelli (p. 620) et le c' Riistow, p. 62), ne donnent que le cliitlre des pertes de la 32», sans indiquer celles de la \1' légère dont ils ont pourtant, ajuste titre, constaté la présence et le rôle prépondérant. Ils concluent de ce faible cliillre, que le combat ne fut pas aussi meurtrier (micidiale), qu'on a bien voulu le dire, ipie les assauts d'Argenteau n'exigèrent pas une trop grande force, et que.i)ar charlatanisme (ciarlatauismo), on a beaucoup exagéré l'imi)ortauce de l'atl'aire pour relever le moral de l'armée abattu par les privations et la misère. Si le combat n'a pas été plus meurtrier, même eu tenant compte des pertes de la 17» légère, cela tient surtout à ce (|ue les Français combattirent à couvert. Quant aux pertes autrichiennes, il est difficile d'en contrôler l'exactitude et malgié l'autorité de Pinelli, il est permis de croire qu'elles ont dû s'élever à ]>lus de 100 h., en raison des ti'ois assauts successifs opérés sur un terrain en pente découver ■■ où le feu des redoutes plongeait sans que rien le génàt. La vérité doit être entre les deux cliitlres, celui de Itampon et celui de Pinelli.