CI Krebs, t. Il, p
11. Capit"» J.-C. : Journal des Sciences Militaires, avril 1897, p. 90.
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enveloppé et contraint de mettre bas les armes'. Le grenadier Antoine Boiron, de la 7o°, s'empare du drapeau-; le capitaine ^Lejeune, de la 75", disperse un corps de Croates embusqué sur son cliemin, harcèle sans trêve l'ennemi, lui faisant une centaine de prisonniers^. Le sergent Huot, de la 7o* également, se bat au sabre contre six ennemis ; il en prend quatre, quoique frappé de trois graves blessures *, Le colonel Nesslinger, qui commande le régiment, ne parvient qu'à grand peine à s'échapper avec quelques hommes, mais il esquive l'embuscade qui lui était tendue àMenao, les troupes de Masséna trop ardentes ayant déjà dépassé ce point =.
C'est en vain qu'Argenteau veut tenir dans Montenotte-Inférieur ; le village est cerné et pris au moment même où les Autrichiens en débouchent pour accourir à Montenoltc-Supérieur menacé" ; où les fuyards tentent de s'y replier. L'attaque de Masséna est si rapide qu'il disperse l'ennemi avant que la brigade Ménard, retardée par le circuit qui a allongé sa route, ait achevé sa marche enveloppante, et soit en mesure d'en recueillir les fruits. Il s'en faut d'un quart d'heure qu'elle puisse apparaître et couper la retraite à l'ennemi. La confusion ne tarde pas d'ailleurs à naître sur ce champ de bataille si entrecoupé de vallons et de collines. C'est ainsi, et grâce à la trop grande impétuosité des troupes de Masséna, que le colonel Nesslinger, pliant sous l'effort de La Harpe au lieu d'aller tomber, comme on l'avait concerté, sur les baïonnettes de Ménard et de Masséna, près de la maison Menao, est entraîné dans sa fuite sur les derrières mômes de Masséna qui a déjà dépassé la ligne de Menao pour se porter sur le torrent de Giusvaletta, et qu'il peut dès lors, sans grands obstacles, regagner Dego en se couvrant de la Sansobbia '. Du côté français, le désordre n'est pas moins grand puisque deux pièces de montagne et les mulets qui les traînent sont enlevés le soir, sans doute à la faveur de l'obscurité, par une patrouille sarde de 15 h., venue de Dego *.
\. C Krcl)s, t. II, p. 387; rccit du com"^ Martincl (Arch. G.).